Le culte de la diversité

Texte publié dans Le Harfang.

 

« Afin de détruire un peuple, il faut d’abord détruire ses racines. »

— Alexandre Soljenitsyne

Lancez dans une discussion l’idée que la diversité ne serait peut-être pas une si grande richesse que ne le laisse entendre l’intelligentsia gauchiste au pouvoir, et vous aurez droit au mieux à des regards condescendants, au pire à du mépris et des insultes. L’idée que la diversité serait quelque chose de souhaitable dans notre société est tellement établie qu’il aurait probablement été moins risqué de remettre en question l’existence de Dieu sous l’Inquisition au Moyen Âge.

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Pourtant, les faits n’appuient pas ces prétentions. De nombreuses études font état de l’infériorité de la diversité culturelle au sein d’une communauté ; l’homogénéité sociale, loin d’être un problème, apparaît plutôt comme la solution à de nombreux maux au sein de nos quartiers et de nos villes.

Robert D. Putnam, un politologue américain, a développé l’idée de capital social pour définir une richesse intangible au sein de nos communautés. Ce capital regroupe les caractéristiques de la société, les réseaux, les normes et la confiance qui permettent une meilleure coordination et coopération entre les citoyens. Ce capital social permet, par exemple, de laisser sa maison sans protection dans un quartier où les voisins se connaissent, de permettre à son enfant de marcher vers l’école sans craindre pour sa sécurité, d’organiser une vie de quartier par des barbecues et des fêtes communes, etc. Putnam note l’effritement de ce capital social aux États-Unis depuis les années 1960, notamment par une plus grande diversification des communautés ; il explique, dans un essai publié en l’an 2000, que la société multiculturelle conduit à l’isolement, voire à l’anomie sociale des habitants.[1] Dans un autre essai publié en 2007, il fait état du retrait de la vie publique des citoyens de communautés très hétérogènes, de la tendance de ses citoyens à ne pas faire confiance à leurs voisins, « à se retirer même des relations avec des amis proches, à attendre le pire de leur communauté et de leurs dirigeants, à être moins bénévoles, à moins voter, à exiger plus ardemment des réformes sociales, sans avoir espoir qu’elles aboutiront ».[2] La diversité, selon l’analyse de Putnam, réduit l’esprit de communauté et détruit le capital social.

Une autre étude, basée sur l’analyse comparative d’une soixantaine de pays, fait état d’une corrélation directe entre l’homogénéité ethnique et la confiance qu’ont les citoyens entre eux.[3] Cette confiance, définie selon la croyance que les gens ne nous feront pas mal s’ils peuvent l’éviter et qu’ils nous aideront s’ils le peuvent, est systématiquement plus basse dans les pays ayant une plus forte hétérogénéité ethnique. À l’inverse, les citoyens des nations jouissant d’une plus grande homogénéité se font plus confiance entre eux.

Ces résultats sont conformes aux données récoltées par l’auteur Jacques Houle dans son livre Disparaître[4]. Celui-ci compare la société japonaise (ethniquement homogène) et la société étatsunienne (ethniquement hétérogène). Il note, par exemple, que les taux d’homicide, d’incarcération et de consommation de drogue au Japon constituent une fraction de ceux aux États-Unis. Selon lui, la différence fondamentale entre les deux pays tient à l’attachement nippon aux « traditions ancestrales caractérisées par une éthique exemplaire, une grande courtoisie et un sens du devoir qui harmonisent les rapports entre les citoyens » et qu’il est donc normal que les Japonais s’opposent à une immigration à l’occidentale qui « pourrait miner la cohésion sociale sur laquelle repose tout l’édifice sociétal »[5].

Cette idée de cohésion sociale se trouve au cœur d’une autre recherche, qui cherche à définir les principaux facteurs de confiance au sein d’une communauté.[6] Un peu à l’image des résultats de l’étude de Putnam, les auteurs établissent que le fait de vivre au sein d’une communauté très hétérogène d’un point de vue racial contribue à réduire la confiance qu’ont les citoyens les uns à l’égard des autres. Dans de telles communautés, la participation dans des groupes nécessitant des contacts directs entre les membres est amoindrie. En outre, les politiques publiques sont moins efficaces dans de telles communautés hétérogènes, car celles-ci ont plus de difficultés à partager et à financer les biens publics.

Le problème immigrant

Il est difficile de parler d’hétérogénéité ethnique sans aborder le thème de l’immigration. Considérant que le Québec constitue un des endroits au monde recevant, proportionnellement à sa population, le plus d’immigrants, il s’agit d’un enjeu incontournable, surtout que nous ne jouissons pas d’une indépendance permettant de mieux asseoir notre identité sur des lois et une identité bien établie, contrairement aux autres pays souverains. Les conséquences négatives de l’immigration de masse sont connues, mais certains aspects plus locaux le sont moins.

Par exemple, une étude étatsunienne établit que l’importance relative de la population immigrante dans un quartier est positivement reliée à la probabilité que la population native déménage dans un autre quartier et, à l’inverse, qu’une large population immigrante dans les quartiers voisins réduit la probabilité de son déménagement.[7] Sur le même thème, une autre étude démontre qu’un quartier où 20% de la population est immigrante augmente de plus du double la probabilité de déménagement de la population native, et que ce déménagement se fait systématiquement vers des quartiers avec moins d’immigrants.[8]

Cette fuite généralisée de la population native face à l’immigration de masse a une conséquence directe sur la valeur des propriétés. Une recherche démontre que la valeur des logements dans les quartiers à forte proportion immigrante augmente comparativement moins rapidement que dans les autres quartiers.[9] En d’autres mots : la population native est prête à payer une prime pour habiter dans un quartier où il y a moins d’immigrants.

Reconquérir la réalité

Il aurait été possible de publier de nombreuses autres études faisant état des désavantages d’une trop grande diversité. Ces études existent, ont été publiées, et sont toujours lues aujourd’hui. Elles sont cependant largement ignorées par les intellectuels de gauche car ceux-ci, il semble, ne sont pas tant intéressés par la réalité que par la promotion de leur idéologie. Cette réalité qu’on nous cache et dont il est de mauvais goût de parler en public, n’est-ce pas celle d’un peuple en voie de disparition ?

Certains commentateurs de gauche font des pieds et des mains pour tenter d’expliquer la fuite des Québécois de l’île de Montréal vers les banlieues, alors que la réponse est si évidente : les Québécois ont envie, comme les populations natives étudiées dans ces études, de vivre entre eux et, peut-être, de jouir du capital social dont parle Putnam et d’une plus grande cohésion sociale.

D’autres larmoient sur une époque révolue de la vie de quartier, des enfants qui jouaient dehors au lieu de s’éterniser devant leurs jeux vidéo ; réalisent-ils qu’un quartier où les gens ne se font plus confiance, où nos voisins ne partagent ni notre langue ni nos référents culturels, ne donne pas envie ni aux enfants ni aux adultes de s’y investir ?

La réalité est là, devant nous, en pleine lumière du jour, mais c’est parce qu’on a peur de la nommer — parce qu’une élite intimide ou menace de représailles quiconque s’y risque — qu’on refuse d’y faire face. Notre mode de vie n’est pas en train de changer, de se détériorer, de s’impersonnaliser, par un hasard divin ou par la force des choses : il s’agit d’une conséquence directe de l’idéologie multiculturaliste, de l’immigration de masse et du culte de la diversité qu’on nous impose dès notre plus jeune âge.

Et si on osait laisser repousser nos racines, dans nos quartiers, dans nos villes, dans notre pays, afin qu’elles courent librement et recréent cette unité si normale dans l’histoire de l’humanité et ailleurs sur la planète mais dont on veut désormais priver l’Occident ?

La science est de notre côté. Utilisons-la à bon escient.

[1] Putnam, R. D. (2000). Bowling Alone: The Collapse and Revival of American Community. New York, États-Unis : Simon & Schuster.

[2] Putnam, R. D. (2007). E Pluribus Unum: Diversity and Community in the Twenty-first Century. Scandinavian Political Studies, 30(2), 137-174. < https://louisp.ca/etudes/putnam2007.pdf>

[3] Delhey, J. et Newton K. (2005). Predicting Cross-National Levels of Social Trust: Global Pattern or Nordic Exceptionalism? European Sociological Review, 21(4), 311-327. <https://louisp.ca/etudes/delhey2005.pdf>

[4] Houle, J.  (2019). Disparaître ? : afflux migratoires et avenir du Québec. Montréal, Québec : Liber.

[5] Ibid., p. 115.

[6] Alesina A. et La Ferrara E. (2002). Who  trusts  others? Journal  of  Public  Economics, 207-234. < https://louisp.ca/etudes/alesina2002.pdf>

[7] Crowder, K. et al. (2011). Neighborhood immigration and native out-migration. American Sociological Review 76(1), 25-47. < https://louisp.ca/etudes/crowder2011.pdf>

[8] Hall, M. et Crowder, K. (2013). Native Out-Migration and Neighborhood Immigration in New Destinations. Demography (2014) 51: 2179. < https://louisp.ca/etudes/hall2013.pdf>

[9] Saiz, A. et Wachter S. M. (2006). Immigration and the Neighborhood. American Economic Journal: Economic Policy  3(2), 169-188. <https://louisp.ca/etudes/saiz2006.pdf>

Le féminisme contre le mariage

Comment sait-on qu’une idéologie a atteint sa limite extrême ? Quand elle nuit même à la ceux (celles !) qu’elle devait porter au pouvoir. Ainsi en est-il du féminisme. Une nouvelle étude étatsunienne affirme que la baisse du taux de mariage est causée par un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant.

Contrairement à certaines croyances, le mariage est avant tout une transaction économique. Un homme, accompli, recherche une femme (souvent plus jeune et belle) pour fonder une famille et offrir le maximum de chances de survie à ses enfants ; une femme, tributaire de millions d’années d’évolution et poussée vers l’hypergamie, cherche systématiquement à se mettre en couple avec un homme d’un statut économique supérieur, afin d’assurer les meilleurs gènes possibles à son enfant.

Or, ce que cette étude démontre, c’est qu’il y a maintenant un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant. Le féminisme ayant gangrené le système d’éducation et permettant qu’aujourd’hui la très grande majorité des universitaires soient des femmes, empêche ainsi l’hypergamie inscrite dans les gènes féminins. En d’autres mots : les femmes réussissent mieux que les hommes et ne peuvent donc pas trouver d’hommes qui réussissent mieux qu’elles pour assouvir leur instinct les poussant à se servir de leur sexe pour gravir les échelons sociaux.

Le résultat ? Des femmes éduquées et malheureuses, seules, trouvant tous les hommes autour d’elles insuffisants. Et des hommes sous-éduqués, malheureux, seuls, trouvant toutes les femmes autour d’eux inaccessibles. La belle réussite féministe !

Oser la tradition

Traditionnellement, l’homme travaillait et gagnait un salaire parce qu’il était plus disposé, génétiquement, à le faire. Et sa femme restait à la maison à s’occuper des enfants pour les mêmes raisons. La folie féministe consistant à dire que les deux sexes seraient égaux (ce qui est rigoureusement et scientifiquement faux) et qu’une femme serait ainsi aussi bonne qu’un homme dans n’importe quel métier tandis qu’un homme serait aussi adroit à s’occuper des jeunes enfants, prive la société de nombreux talents.

En effet, de nombreux hommes sont prisonniers d’emplois sous-payés ou dégradants parce que d’autres emplois plus intéressants sont occupés par des femmes ; à l’inverse, de nombreuses femmes pourraient se réaliser bien davantage à la maison, avec des enfants, qu’à travailler toute la journée. Doit-on rappeler qu’il y a à peine un demi-siècle un seul salaire réussissait à faire vivre toute une famille ? À qui a profité la révolution féministe ? Certainement pas aux familles !

Si les gens ne se marient plus, s’ils n’ont plus assez confiance pour s’engager les uns envers les autres (et devant Dieu… ou devant son simulacre laïc), ce n’est pas une mince affaire.

Legault affirmait vouloir stimuler la natalité au Québec ; comment cela peut-il être possible sans s’attaquer aux dogmes féministes ? Si on veut stimuler la natalité, il faut donner de bons emplois aux hommes et permettre ainsi aux femmes de trouver satisfaction à leur hypergamie innée.

Si on veut stimuler la natalité, il faut s’attaquer au féminisme.

Mais Legault en aurait-il le courage ?

La peur de l’homme blanc

Texte publié dans Le Harfang, juin-juillet 2019.

QUI A PEUR DE L’HOMME BLANC ?

Le retrait forcé, le 11 avril dernier, du mémoire qu’avait soumis la Fédération des Québécois de souche (FQS) à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi 9 sur l’immigration a démontré, par l’absurde, l’étendue de la peur qu’inspire toute référence à l’ethnicité. Passons sur le fait que plusieurs des dénonciateurs de ce mémoire ne l’avaient pas lu ou que l’accusation d’être antiparlementaire ne tient pas la route. Le « crime » de la FQS a simplement été de suggérer que notre identité ethnique serait quelque chose méritant d’être protégé.

Le mémoire de la FQS s’est fait bannir parce qu’il considère l’identité ethnique, mais celui de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, qui traite presque les Québécois de racistes, et parle du « racisme, un fait tangible au Québec », a été retenu. En quoi serait-il antiparlementaire d’un côté de prôner l’identité ethnique de la majorité, mais tout à fait parlementaire d’insulter cette même majorité en parlant de racisme généralisé au Québec ? Comme l’aurait écrit Voltaire : « Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer. »

On nous donne encore le droit de parler d’immigration, mais cette discussion doit se faire dans le cadre de la bienséance multiculturaliste, en évitant absolument certains termes risquant de dégager une tendance de ce qui apparaît de plus en plus comme un remplacement de population à l’échelle de notre civilisation.

NOS RÉALISATIONS

La civilisation blanche occidentale, dont notre peuple fait partie, est engluée dans cette dynamique autodestructrice. À écouter les revendications d’une certaine gauche, le fait d’être blanc constituerait un « privilège », nos sociétés seraient basées sur le racisme systémique et beaucoup des symboles qui y sont associés devraient être détruits. Nos réalisations, en tant que civilisation, sont dénigrées, et nos croyances ridiculisées ; c’est une attaque frontale contre ce que nous sommes. On réécrit l’histoire pour nous éliminer, nous qui, pourtant, sommes à la base des plus grandes réalisations de l’histoire de l’humanité.

Regardons n’importe quelle carte du monde, et l’Occident se démarque par la supériorité de son mode de vie : meilleure espérance de vie, indice de développement humain, alphabétisation, PIB par habitant, etc. Nous nous démarquons également par notre technologie : regardons autour de nous et presque tout, de la réfrigération à Internet en passant par le téléphone cellulaire ou la pénicilline, a été inventé par des hommes blancs occidentaux. Partout dans le monde, c’est en Occident qu’on souhaite vivre. C’est ici qu’on veut être soigné. C’est ici qu’on cherche à s’instruire.

Cela ne veut évidemment pas dire que les personnes ne vivant pas en Occident sont inférieures ; cela signifie seulement que du point de vue de l’expérience humaine, aucune autre civilisation n’a été capable de produire de telles conditions de vie pour ses habitants. Nous sommes les meilleurs — excusez mon manque de rectitude politique — mais on nous demande de changer et on nous interdit de célébrer ou de chercher à protéger notre caractère unique. Nous avons, de par notre mode de vie, élevé l’humain à des niveaux jamais connus depuis la nuit des temps, mais il serait temps de remettre en question ce que nous sommes et de s’attaquer à ces valeurs ou ces symboles qui nous sont si chers.

NOTRE HÉRITAGE CHRÉTIEN

Disons-le tout de go, ce qui nous sépare avant tout des autres civilisations est notre héritage chrétien. Je lisais récemment, à ce sujet, un magnifique livre du philosophe Frédéric Lenoir : Le Christ philosophe. Sa thèse est la suivante : l’enseignement de Jésus, basé sur l’égale dignité de tous, la justice et le partage, la non-violence, l’émancipation de l’individu à l’égard du groupe, l’égalité homme-femme, la liberté de choix, la séparation du politique et du religieux, et la fraternité humaine, a jeté les bases de l’humanisme moderne, qui a dû se débarrasser de l’institution ecclésiastique pour réaliser, de manière laïque, les idéaux prônés par le Christ. Lenoir appelle cela le « christianisme invisible », c’est-à-dire que nous sommes encore des Chrétiens, mais seulement désillusionnés par l’institution de l’Église. Nos valeurs, elles, demeurent celles du Christ. Nous nous identifions encore à Jésus, comme lorsqu’il va parler à la Samaritaine et considère cette femme, d’une tribu rejetée par les Juifs, comme son égale.

Les valeurs fondamentales de cet héritage chrétien constituent la base de notre civilisation. Il est donc normal que lorsque tentent de s’implanter ici d’autres religions, aux valeurs différentes, se produise un choc. Cela ne serait pas un problème en soi si nous recevions une immigration normale. Cependant, l’Occident a fait le choix de remplacer sa faible natalité par une immigration de masse. À long terme, ce choix, qui n’était pas obligatoire, porte un nom : remplacement de population. Il ne fait aucun doute qu’une masse immigrante à forte natalité finira par remplacer une population de souche à faible natalité. Aucun doute. La clé : l’intégration.

Or, cette intégration ne peut être possible qu’en donnant le goût aux immigrants de s’intégrer, c’est-à-dire, pour parler franchement, de rejeter une grande partie de leur héritage pour adopter le nôtre. Et pour cela, il faut leur donner un modèle d’intégration, une société où les habitants sont fiers, une société qui s’assume, une société donnant le goût d’y participer.

LE GOÛT D’EXISTER

Quand une société a honte, quand elle se censure elle-même, quand elle détruit ses mythes fondateurs et se présente non pas comme la plus haute réalisation humaine qu’elle est, mais comme une espèce de cancer détruisant tout sur son chemin, donne-t-elle envie aux autres cultures de s’y intégrer ?

Mettons-nous un peu à la place d’un immigrant qui arrive au Québec. Que constate-t-il ? Il observe un peuple peureux, qui a peur d’affirmer sa langue, qui n’a pas eu le courage de faire sa propre indépendance, au sein d’une civilisation ayant rejeté ses héros, rejeté son architecture, rejeté sa religion, rejeté ses valeurs fondamentales, et gangrenée par des groupuscules gauchistes bien-pensants agissant comme censure collective de quiconque oserait n’exprimer qu’un début de fierté de soi. Alors, quoi, peut-on croire que cet immigrant aura envie de s’intégrer à cette société ?

Il faut le dire et le redire : nos ancêtres ne sont pas des monstres. Les hommes blancs occidentaux n’ont pas, de manière concertée et généralisée, commis de génocide contre les Amérindiens ; ce sont nos virus et nos germes, beaucoup plus virulents, qui les ont décimés. Les hommes blancs occidentaux n’ont pas non plus créé l’esclavage ; ils y ont mis fin. Les hommes blancs occidentaux ont peut-être été à la source des deux pires guerres que le monde a connu, mais nos sociétés sont infiniment moins violentes et mortelles que beaucoup d’autres — un mort sur un champ de bataille est plus spectaculaire que des millions de morts dans des bidonvilles où on crève de la malaria ou de la diphtérie.

Comme l’écrit Frédéric Lenoir :

« Le christianisme invisible de nos sociétés modernes a sans doute des défauts, il repose certes sur une forme séculière de transcendance qui fonde nos valeurs… mais on n’a pas encore trouvé mieux pour légitimer et tenter de mettre en œuvre une éthique universelle du respect de l’autre. […] À tout prendre, ne vaut-il pas mieux une éthique humaniste issue du message judéo-chrétien que la barbarie ? »

DEUX POIDS, DEUX MESURES

La sentence d’excommunication publique qui est tombée sur la FQS par rapport à son mémoire contribue à nous rappeler que nous vivons à l’ère du deux poids, deux mesures. Non seulement les réalisations occidentales et chrétiennes sont systématiquement dévalorisées et ceux qui osent en parler soumis à la vindicte médiatique, mais on donne ouvertement la parole ou on ferme les yeux quand des adeptes du marxisme, une idéologie responsable de près de cent millions de morts, prennent la parole.

RÉCLAMER LA LIBERTÉ

Le combat de la FQS n’est pas seulement celui du peuple québécois. Il ne s’agit même pas seulement du combat occidental contre l’immigration de masse. Il est question ici de l’essence même de la liberté, c’est-à-dire d’avoir le droit d’exister et d’avoir sa propre opinion sans se faire mettre à l’index, se faire diffamer ou exclure.

Quand on permet à des gens ayant une opinion différente de la nôtre de s’exprimer, on s’assure que ce droit sera le nôtre plus tard. On écoute d’abord en vue d’être écouté plus tard. On fait le choix citoyen de participer au processus démocratique, qui nécessite le combat des idées afin d’éviter le combat de la rue.

L’alternative, on la connaît. Quand les gens cessent de se parler, quand ils se félicitent de la censure et de l’exclusion des idées qui ne sont pas les siennes, quand ils se jugent dignes de décider de ce qui a le droit d’être exprimé ou non, la démocratie meurt et l’expression légitime des préoccupations censurées prend une expression autrement plus funeste.

Laval, une ville perdue pour le français ?

Il y a un peu moins d’une dizaine d’années, je compilais des statistiques sur ce que j’appelais alors une invasion anglophone à Laval. Presque une décennie plus tard, les choses ont-elles changé ? Pas vraiment.

La carte interactive ci-dessous (basée sur les aires de diffusion de Statistique Canada) fait état de l’indice de vitalité linguistique (IVL) de l’anglais et du français à Laval. Cet indice est calculé en divisant le nombre de locuteurs de langue d’usage par celui de langue maternelle ; un résultat de 1 constitue un équilibre linguistique parfait. J’ai ensuite soustrait l’IVL français à partir de l’IVL anglais pour obtenir un différentiel de vitalité. En clair, si le différentiel est positif, il y a une plus forte vitalité anglaise (rouge sur la carte) et, à l’inverse, si le résultat est négatif, c’est le français qui jouit d’une plus forte vitalité (bleu sur la carte).




Le résultat est aussi clair que déprimant : sauf quelques rares exceptions, la carte est presque entièrement rouge. Dans presque tous les quartiers de Laval, c’est l’anglais qui prime, c’est l’anglais qui gagne des points, c’est l’anglais qui transforme des locuteurs qui avaient une langue maternelle autre en langue d’usage anglaise. C’est l’anglais qui, dans une nation soi-disant de langue française, « intègre ».

Ce qui est encore plus inquiétant est la force de cet attrait de l’anglais : dans de nombreux quartiers, l’IVL anglais dépasse 2, voire 3, ce qui est énorme ! Par exemple, le secteur 185, autour du métro Cartier, a seulement 1,3% de sa population de langue maternelle anglaise, mais 5,3% qui ont l’anglais comme langue d’usage, pour un IVL de 4.11 ! Que de telles anomalies se produisent dans un deux quartiers serait surprenant mais possible, mais ce genre de données se répète un peu partout dans toute la ville de Laval.

La Loi 21 constitue peut-être un pas dans la bonne direction, considérant l’ampleur de l’immigration massive qu’on nous impose — tout ce qui peut rendre le Québec moins accueillant pour un immigrant constitue une avancée — mais il faudra des mesures beaucoup plus agressives et ciblant directement les privilèges anglais, des privilèges qu’aucune autre majorité sur cette planète n’accorde à sa minorité.

Si nous continuons d’attendre, Laval sera perdue. D’ailleurs, il est peut-être déjà trop tard…

Où est la pauvreté à Saint-Jérôme ?

Bien que Saint-Jérôme se trouve au troisième rang des villes avec le plus de criminalité dans la région de Montréal, on y trouve plusieurs quartiers très intéressants pour fonder une famille. Bien qu’il soit parfois possible de savoir si un quartier est défavorisé dès le premier coup d’œil, ce n’est pas toujours le cas. Afin de bien choisir son quartier, ne serait-il pas intéressant de mieux savoir à quel endroit se trouvent les zones les plus pauvres ? On vous donne la réponse ici !

Il est possible de consulter la carte, ci-dessous, qui classe les différents secteurs de Saint-Jérôme selon la proportion des ménages faisant partie des deux déciles inférieurs des revenus. Cette carte (optimisée pour un écran d’ordinateur) est basée sur les aires de diffusion du recensement de Statistique Canada (2016).



Ce qui frappe, sur cette carte, est l’extrême pauvreté du centre-ville de Saint-Jérôme. Les secteurs délimités par la rivière-du-Nord, le boulevard Lajeunesse, Labelle et de Martigny sont particulièrement touchés, avec une extrême pauvreté atteignant entre 66% et 75% des ménages ! Le secteur au bout de la rue Ouimet est également très pauvre, avec 67% des ménages dont le revenu se situe dans les deux déciles inférieurs. Il s’agit également d’un quartier avec une très grande population immigrante

À l’inverse, plusieurs secteurs de Bellefeuille ont des taux de grande pauvreté atteignant seulement 3% à 9% de la population. Idem, dans une moindre mesure, pour les secteurs de Saint-Antoine, dans le sud-est, avec une pauvreté affectant entre 11% et 13% des ménages.

LES CONSÉQUENCES DE LA PAUVRETÉ

Plusieurs études font la démonstration des conséquences très négatives de la pauvreté.

Par exemple, Shaw et al. (2007) font état d’un fort lien entre l’ampleur du problème de la drogue et les inégalités économiques. Chetty et al. (2016) expliquent qu’un revenu plus élevé mène à une espérance de vie plus longue. La différence d’espérance de vie entre le 1% le plus riche et le 1% le plus pauvre est de 14,6 années. Hegedus (2018) fait état d’un fort lien négatif entre le niveau de pauvreté et l’accomplissement scolaire : plus un enfant provient d’un milieu défavorisé, moins bonnes sont ses chances de réussite académique.

Bref, la pauvreté ne constitue pas une situation banale. Si, individuellement, tout citoyen est capable du meilleur ou du pire et qu’il faut éviter de généraliser, collectivement, la pauvreté a de graves conséquences sur la vie d’un quartier et peut, pour plusieurs personnes, les inciter à choisir leur quartier en conséquences.