Mois : janvier 2008

La vérité choque

Ainsi, l’ambassadeur israélien au Canada se dit outré que des documents internes du gouverment du Canada fassent référence
au pays sioniste comme étant de ceux qui pratiquent la torture.

Malheureusement, c’est la vérité qui choque, car c’est bien là un fait que bien peu oseraient remettre en doute: Israël a été construite par la violence, elle viole les droits les plus fondamentaux de ses voisins depuis plus d’un demi-siècle, et elle utilise non seulement la torture sur ses prisonniers (le plus souvent des Palestiniens enlevés qui n’ont même pas droit à un procès) mais aussi sur la population palestinienne en générale, l’encerclant derrière un mur (coupant en deux les meilleures terres) et pratiquant le terrorisme sélectif pour terroriser la population.

Moi ce qui me choque, ce n’est pas cette banale vérité qu’Israël est un pays pratiquant la torture. Non, ce qui me choque c’est l’à-plat-ventrisme de nos leaders, trop peureux pour s’opposer aux puissants lobbies juifs et ressentant le besoin de se dissocier de cette réalité.

Et aujourd’hui, encore un peu plus, nos représentants ne nous représentent plus et deviennent de simples laquais du lobby sioniste, prêts à travestire la réalité pour servir ceux dont le bulletin de vote est le seul qui compte vraiment: celui qui se plie dans un portefeuille ou s’écrit sur un chèque.

Péskôôle Païkhôrde (Pascale Picard)

Ça fait longtemps qu’elle me gosse celle-là. Pas vous? On l’entend partout à la radio, on la voit à la télévision, on lit des trucs la concernant dans le journal. La nouvelle « veudette » instantanée « made in Quebec city » et qui n’a de Québécois que le nom.

Soyons sérieux: sa musique, je l’aime. Mais c’est quoi l’idée de chanter en anglais, que dis-je, de produire un album ENTIÈREMENT dans une langue étrangère quand tu viens de Québec?

C’est peut-être le syndrome Simple Plan, mais personnellement je trouve que ça ressemble davantage à celui de Peter Pan, une sorte d’immaturité culturelle profonde, de déracinement volontaire poussant quelqu’un à se renier soi-même jusqu’au plus profond de son verbe.

J’ai rien contre quelqu’un qui chante parfois un peu en anglais. J’aime bien Leloup, quand il sort quelques phrases dans la langue de Shakespeare une fois de temps en temps. Mais Leloup, c’est le Mile End, c’est la rencontre entre un Québécois fier de ses origines et une ouverture à d’autres cultures. Leloup, c’est Leloup, qui s’exprime avec ses tripes dans sa musique.

Pascale Picard, c’est quoi au fond? En quoi est-ce que la vie d’une Québécoise de souche de la ville de Québec est-elle représentée dans ses chansons entièrement anglophones? Non, Picard ne représente rien. Que du vide. Au mieux une tentative pathétique d’atteindre le « marché » de la musique anglophone pour pouvoir « percer » coast to coast, au pire une incroyable supercherie d’une triste déracinée à la dérive se cherchant un quelconque port d’attache.

Mais au fond, peut-on réellement la blâmer? Elle n’est que la représentante d’une fraction de la population qui ne se respecte pas, n’est pas fière de ses origines et crache sur sa culture pour quelques dollars.

Et tant qu’il y aura des zozos pour acheter de tels albums, il y aura des bozos pour en produire.