Mois : mars 2008

L’épuration ethnique israélienne en image

De Jérusalem à Naplouse, en passant par Jericho et sans oublier la bande de Gaza, le terrorisme israélien poursuite son entreprise d’épuration ethnique au vu et au su de tout le monde et sans que quiconque n’ose lever le petit doigt. J’espère que les défenseurs du Tibet n’oublieront pas les Palestiniens quand viendra le temps de se faire entendre lors du passage de la flamme olympique, surtout quand on sait que les échanges commerciaux entre la Chine et l’État sioniste atteignent plus de quatre milliards $ annuellement…

Pour ceux que ça intéresse, le dernier numéro de Manières de voir relate l’histoire moderne de l’État sioniste, expliquant notamment en quoi l’holocauste sert de déculpabilisation pour de nombreux Juifs dans leur entreprise d’épuration ethnique des Palestiniens. On y comprend aussi de quelle façon les extrémistes sionistes ont toujours lutté contre toute tentative de paix et comment la colonisation intensive et l’expropriation des Palestiniens est une politique constante depuis près de soixante ans. À faire lire à tous ceux qui s’interrogent sur le « pourquoi » qu’un peuple ayant autant souffert que le peuple juif est aujourd’hui en voie de répéter une partie des atrocités dont il a été victime.

Mes lumières sont restées allumées

Ça me fait un peu rigoler moi tous ces gens qui ont fermé leurs lumières ce soir à 20h00 pour participer à « l’événement » Une heure pour la planète, où on invitait tout le monde sur la planète à retourner à l’âge de pierre pendant une heure soi-disant pour « sensibiliser les populations aux économies d’énergie ». Sauf que mes lumières sont restées allumées. Et j’en suis fier.

Si on écoutant certains soi-disant écologistes, on retournerait presto vers nos cavernes, la chasse en moins. On se nourrirait de racines et on mourrait à vingt-cinq ans, rachitiques et faibles. Ça ne m’intéresse pas.

L’énergie, j’en veux, j’en consomme, et j’en veux toujours davantage. C’est grâce à l’énergie de la machine à vapeur qu’on a pu sortir du Moyen-Âge, où l’espérance de vie n’était que d’une quarantaine d’années. C’est aussi grâce à l’énergie que nous vivons si bien aujourd’hui. Et encore grâce à elle qu’internet existe, qu’on envoie des humains dans l’espace, qu’on voyage sur de nombreux continents, qu’on mange de la salade et des légumes frais en plein hiver, qu’on peut se divertir après le coucher du soleil, qu’on peut se réveiller à l’heure le lendemain matin. L’énergie est plus qu’utile à nos sociétés; elle est essentielle.

Au lieu de constamment penser négativement, en termes de « conservation » d’énergie, ou de « préservation », ou encore « d’économie » d’énergie, il serait peut-être temps de penser en winners.

En effet, nous avons une richesse incroyable au Québec avec une énergie propre produite par l’hydro-électricitié. Pourquoi ne pas construire davantage de barrages dans le nord du Québec? Lâchez-moi les quelques centaines d’Inuits à protéger et fournissez-moi des millions de kilowatteurs qui non seulement me chaufferont et amélioreront ma vie directement, mais en plus pourront être revendus aux États-Unis, enrichissant effectivement toute la société! Et pourquoi pas le nucléaire? C’est très propre et sécuritaire quand c’est bien fait. Et les éoliennes, et l’énergie solaire!

Ne me parlez pas de consommer moins d’énergie, mais dites-moi que je pourrai toujours en consommer davantage, car l’énergie c’est en grande partie le progrès et l’opportunité pour la majorité d’améliorer ses conditions de vie. Ne me demandez pas d’éteindre mes lumières, mais parlez-moi plutôt de meilleures façons de me fournir l’énergie dont j’ai tant besoin!

Une heure pour la Terre, c’est un bon début. Mais à quand l’heure pour ceux qui y vivent, et dont la qualité de vie est directement dépendante d’une énergie peu coûteuse et disponible?

Vive les bagarres!

Il semblerait que la ministre Courchesne annoncera l’interdiction des bagarres dans tout le hockey mineur au Québec. Cette décision est l’oeuvre d’une néophyte dans le hockey qui confond deux choses très différentes: agression et batailles.

En effet, les images de Jonathan Roy attaquant le gardien Bobby Nadeau ne sont pas des images de bagarres, mais bien celles d’une agression, car il est évident que Nadeau ne veut pas se battre. De telles agressions doivent être punies sévèrement.

Par contre, dans le cas de bagarres consentantes, c’est-à-dire quand les deux joueurs choisissent de se battre, on devrait les laisser vivre avec les conséquences de leurs actes. Car qu’on le veuille ou non, la bagarre fait partie du sport.

En anesthésiant le hockey comme la ministre Courchesne semble vouloir le faire, on le ramènera peut-être au rang de platitude de nombreux autres sports. Car ne nous le cachons pas: les bagarres sont une particularité du hockey et les gens AIMENT voir des bagarres, moi le premier.

Quand il y en a une, je crie, je hurle, je donne des coups dans le vide. Je frappe et je défonce par procuration; je vis à travers ce joueur auquel je m’identifie. Ça défoule, ça permet de faire sortir la pression d’une vie souvent un peu trop prévisible et diminuée. Ça fait couler la testostérone dans les veines de milliers d’amateurs sans faire de mal à personne.

Et on veut enlever ça?

On n’est quand même plus au temps des Romains, avec des décapitations publiques, des écartellements, des chrétiens dévorés par les lions et des gladiateurs s’enfonçant des pieux dans l’estomac. Mais on a besoin de violence. On en a besoin pour canaliser positivement le trop plein d’énergie destructrice présente en chacun.

On tape dans le vide, on se défoule dans l’imagination au lieu d’aller taper son prochain dans la vraie vie.

Enlever les bagarres au hockey serait une erreur monumentale. Non seulement ça rendrait ce sport pas mal plus plate, mais cette émasculation du hockey détournerait d’un enjeu beaucoup plus important: l’importance de la canalisation des énergies destructrices et l’apport positif de cette canalisation pour la société.

Au lieu de s’attaquer à ces saines bagarres, la ministre Courchesne ferait bien de se chercher une autre cause pour se faire du capital politique. Car en mettant sur un même pied des bagarres entre joueurs consentants et une agression violente inutile et gratuite, c’est non seulement au monde du hockey qu’elle s’attaque mais aussi à l’intelligence des amateurs … de politique!

Le blues de l’employé

La journée était longue, trop longue. Pourquoi diable permet-on aux entreprises d’ouvrir leurs portes le dimanche de Pâques jusqu’à l’heure de leur choix? A-t-on perdu une guerre? Vivons-nous au tiers-monde?

J’en étais à ces réflexions tout en accueillant des clients plutôt dérangeants, hier soir, soirée de Pâques. J’aurais voulu être avec ma famille, ou avec celle de ma copine, ou ailleurs, mais pas au travail à faire comme si c’était une journée normale, comme si tout allait bien. Non, ça n’allait pas.

À un moment donné, dans une société, il faut faire des choix. Ou bien on a des congés fériés, ou bien on n’en a pas. Les demi-mesures, ça ne donne rien. Ou bien on considère que Pâques est une fête qui n’a pas à être fêtée et on permet aux gens de vaquer à leurs occupations habituelles, ou bien on reconnaît le caractère particulier de la fête et on permet à un maximum de personnes de pouvoir en profiter.

Parce qu’en ce moment, il n’y a rien de pire que de voir tout le monde sur le party quand toi tu travailles de midi à 22h00 et que tu te fais chier pour un salaire très moyen.

Ça ne serait pas si compliqué que ça d’établir des règles permettant d’améliorer la vie des familles. On pourrait, par exemple, interdire l’ouverture de tout commerce non-essentiel, c’est-à-dire à peu près tous les commerces sauf les stations-services et les dépanneurs. Et dans les commerces ouverts, on devrait établir une durée maximum de temps pouvant être travaillé par chaque employé, par exemple cinq heures. Cela permettrait à chacun de pouvoir profiter de Pâques, que ce soit par un brunch ou un souper de famille.

Sauf que ça demande de la conviction; ça demande de la volonté politique. Ça demande de brasser la cage un peu aux mauvais employeurs qui forcent leurs employés à sacrifier leur vie de famille pour vendre un tas de cossins inutiles.

En attendant, j’ai pris une décision: je boycotte toute forme de commerce le jour de Pâques à l’avenir. Je fais mes provisions à l’avance, et je me dis que si tout le monde faisait comme moi, on pourrait peut-être offrir un semblant de vie de famille normale à des employés exploités.

Du nouveau pour UHEC!

Oyez, oyez, il n’y a pas que l’apparence du blogue qui a changé, même si c’est ce qui saute le plus aux yeux. Oui, les liens sont plus visibles, l’apparence est plus claire, limpide, légèrement minimaliste. Mais ce qui est nouveau, également, est le changement de nom du blogue, qui ne s’appelle plus Un homme en colère mais tout simplement UHEC.

Ça veut dire quoi, UHEC? Ce que tu veux. Je m’en fous. Je ne veux pas le savoir. Tout le monde appelle le blogue UHEC, alors son nom c’est maintenant UHEC. Ça peut être:

– Un historien et compagnie;
– Un homme en colère;
– Une haie en cèdre;
– Un hurluberlu en chaloupe;
– Etc.

Je-m’en-fous.

Il n’y a plus de ligne de conduite ou de ligne directrice sur UHEC. Je ne suis plus affilié aux blogues souverainistes, et même si j’ai conservé un lien vers les gauchistes (car on ne change pas ses valeurs profondes) j’écrirai maintenant en toute indépendance. De ce que je veux.

J’espère que Jimmy et lutopium sauront eux aussi y trouver un espace de liberté leur donnant le goût d’écrire. Je devais changer Un homme en colère parce que je ne m’y sentais plus à l’aise, plus chez moi, et ce depuis de nombreux mois (bien avant le départ de Renart).

Alors voilà, maintenant quand j’aurai du temps pour écrire j’aurai aussi le goût d’écrire ici. Et j’espère respecter mon engagement personnel à ne pas trop perdre de temps à m’obstiner dans la section « commentaires ». Je vais lire – et merci pour le feedback – mais j’essaierai de ne pas réagir, ou très rarement.

Alors voilà, Un homme en colère est mort, voici donc Lelectronlibre.net