Mois : avril 2008

Manque de volonté

Il y a quelque chose de malsain dans tout ce débat à l’Assemblée nationale entourant la décision de Remstar de fermer le service d’informations de TQS et de tout centraliser vers Montréal. On entend à peu près tous les partis en place dénoncer la situation et faire des pieds et des mains pour démontrer leur impuissance et que tout est la faute au CRTC et au fédéral. Pratique. Mais c’est une mentalité de perdants.

En effet, les Charest, Marois et Dumont ne font que montrer leur peu de vision en s’accrochant à TQS comme si soudainement le canal Loft-Story à l’information-spectacle déficiente voire malsaine était une merveille télévisuelle. Nous avons les moyens d’avoir une télévision nationale riche, diversifiée, et avec une excellente information à la mesure de ce que font la BBC en Angleterre ou Radio-Canada chez nos voisins canadiens.

Et cette télévision s’appelle Télé-Québec.

Pendant qu’on les entend s’époumoner qu’ils ne peuvent rien faire, on oublie que autant les gouvernements péquistes que libéraux ont sabré sauvagement dans les budgets de Télé-Québec depuis plus d’une décennie. D’une télévision vivant sur le respirateur artificiel notre télé nationale est devenue une télévision zombie, s’adressant à un auditoire ridicule et offrant un contenu plus que limité.

Ce n’est pas un manque de moyens qui empêchent nos politiciens de protéger la diversité de l’information et la richesse de notre culture nationale à la grandeur de nos régions. C’est un manque de volonté. L’absence de désir ou de fierté de se doter d’une véritable BBC québécoise qui serait le fleuron de notre culture dans le monde francophone et le fer de lance de notre désir de nous affirmer collectivement en tant que société distincte.

Que des partis fédéralistes comme l’ADQ ou le PLQ ne puissent concevoir pareille mesure, on se l’explique. Mais que le PQ ne songe même pas à proposer un refinancement MASSIF de Télé-Québec et l’obligation pour celle-ci d’offrir des bulletins d’information m’éloigne encore davantage de Pauline Marois et de sa bande de bouffons qui se prétendent indépendantistes.

La ville est hockey…

Le club de hockey Canadien représente très bien Montréal. De moins en moins de francophones, une direction qui se fout des partisans, et de (trop) nombreux joueurs étrangers qui ne sont ici que pour l’appât du gain et qui ne se sente aucunement liés à la ville et à ses habitants.

On a glorifié Kovalev, on a acheté son DVD (très plate, en passant, où la moitié est consacré à son auto-congratulation d’être le plus beau, le plus grand, le plus fin, le meilleur), mais on a oublié que ça faisait trois ans qu’il était un cancer qui rongeait l’équipe en refusant de jouer avec intensité. Cette année il a connu un petit sursaut en saison régulière, fâché d’avoir été écarté de l’équipe d’élite russe aux championnats mondiaux, mais sitôt les séries commencées, c’est le même Kovalev qu’avant: un branleux qui fait dans la dentelle et qui refuse de se salir dans les coins de patinoire.

Je nomme Kovalev, mais je pourrais parler de Plekanec (la fillette), qui a connu ce soir son seul bon match, après cinq parties où il a eu l’air d’une patineuse artistique ayant peur des coins de patinoire. J’aurais pu nommer Kostitsyn, les deux frères, qui sont des joueurs unidimensionnels, juste bons à couper vers le filet en vitesse et allergiques à l’intensité et aux jeux simples qui font gagner une équipe. Ou encore Markov, qui joue comme une lavette. Et de nombreux autres! Qui feront probablement gagner Boston lundi.

« Voici VOS Canadiens », annonce Michel Lacroix. Non, ce ne sont pas MES Canadiens. Oui je m’identifie à Latendresse, à Bégin, à Lapierre, à Bouillon, à Brisebois. Je peux même m’identifier à des Higgins ou des Price. Mais ne me parlez pas de ces Européens qui rêvent déjà à l’élimination de leur club pour aller retrouver les leurs dans leur pays d’origine. Des joueurs de location, qui remplissent un contrat pendant la saison régulière pour ensuite se traîner lamentablement les pieds. Ne me parlez pas de ces joueurs, qui ont fait des Sénateurs d’Ottawa une équipe DOMINANTE pendant six-sept ans en saison régulière avant de les voir s’écraser à chaque printemps.

Ne me parlez pas de ces joueurs étrangers, qui n’ont jamais connu la fierté de porter l’uniforme bleu-blanc-rouge et qui ne sont pas prêt à souffrir – à sacrifier un peu de leur égo surdimensionné – pour gagner.

Mais telle équipe, telle ville? Je les vois aussi, tous ces immigrants, ghettoisés, ici seulement pour leur petite vie à eux, fermés sur leur société d’accueil (au mieux) ou carrément haineux vis à vis de ceux qui les accepte (au pire). Tous ces nombreux immigrants incapables de dire « bonjour » en français, qui ne veulent même pas savoir qui était René Lévesque et qui ne demandent qu’à gagner un peu d’argent pour se brancher au plus vite sur les émissions câblées de leur pays d’origine, ou la dernière crap étatsunienne.

Et c’est cette équipe qu’on appelle Montréal. Et quand le Canadien se fera éliminer lundi, je me dirai que c’est un peu notre ville qui s’est fait surclasser, non pas par des gens plus talentueux, mais par des gens plus motivés, plus cohérents, et ayant envie de vivre ensemble pour atteindre un but commun. Une équipe, une ville, pas un amalgame de petits ghettos individuels.

Au fond, on a peut-être l’équipe qu’on mérite, nous qui refusons depuis tellement longtemps de nous faire respecter. Dans notre langue, et selon nos valeurs.

Un groupe artificiel pour une fête artificielle

On dit que chaque torchon trouve sa guenille. Comment appeler autrement cette réunion du groupe de losers anglophiles Simple Plan et d’une fête hyper-financée mais à peu près pas fêtée qu’est le premier juillet?

C’est quoi, Simple Plan, dans les faits? Une bande d’affairistes, de petits hommes d’affaires sans scrupules ayant décidé de conquérir le marché anglophone d’une musique préfabriquée aux rythmes conventionnels et sans imagination. Des Québécois déracinés, comme Pascale Picard, et qui font étalage de leur déracinement avec fierté en s’avilissant en chantant des mots qui ne sont pas dans leur langue sur des rythmes qui n’ont rien à voir avec leur culture. Du faux, que du faux.

Mais la fausseté, n’est-ce pas là exactement ce qu’est la fête du Canada le 1er juillet au Québec? Des spectacles avec des artistes payés chèrement à même nos impôts pour inciter nos multiculturaleux fédéralistes à brandir l’emblème de notre statut de colonisés? Alors que le 24 juin est une fête réelle, tangible, où des milliers de personne sortent dans les rues pour fêter ensemble, le 1er juillet n’est qu’un happening créé de toutes pièces pour donner l’impression que les Québécois fêtent la fête du Canada. Ce n’est pas pour rien que 75% du budget fédéral pour la fête du Canada va au Québec. Ce n’est pas une fête, c’est une opération de propagande bien ficelée.

Alors, qui seront les zoufs qui iront se faire casser les oreilles par de la muzak de boîte de conserves et s’abîmer les yeux sur des milliers d’unifoliés entrecoupés d’adolescents attardés au look stéréotypé et qui osent se qualifier d’artistes? Probablement les mêmes qui votent Conservateurs, qui se prosternent devant notre voisin du sud et qui se font une fierté de parler anglais dès qu’ils le peuvent.

À peuple colonisé, une musique de colonisés dans un événement de colonisés.

J’ai un plan simple moi aussi: boycotter la fête du Canada et tous ceux qui y participent.

Je voterais…

Le 12 mai ce sera jour d’élection dans ma circonscription. Avis aux intéressés: mon vote est toujours libre, c’est-à-dire que je suis ouvert aux commentaires (si vous payez le cognac-gnac-gnac) et que j’ignore toujours où je placerai mon « X » fatidique. Voici tout de même quelques réflexions.

Je voterais ADQ si le parti n’était pas centré autour du chef et celui-ci était prêt à n’importe quelle bassesse pour obtenir un vote de plus.
Je voterais ADQ si l’ADQ n’était pas un ramassis de préjugés de droite de régionaleux prêts à tout détruire au nom d’on-ne-sait-pas-trop-quoi-finalement.
Je voterais ADQ si le parti était en faveur de l’indépendance du Québec.
Je voterais ADQ si le candidat dans mon comté n’avait pas l’air de l’agent Glad ayant fumé deux gros bats.

Je voterais PLQ si le parti n’était pas une succursale de l’IEDM.
Je voterais PLQ s’il n’y avait pas eu le Suroît, le Mont Orford, les écoles juives et toutes ces autres démonstrations d’un parti qui se fout du monde.
Je voterais PLQ si on arrêtait de prendre le monde pour des caves avec la nouvelle campagne qui met en valeur la construction de routes; hey les caves, peu importe le parti on va toujours en avoir des routes!
Je voterais PLQ si le parti était indépendantiste.
Je voterais PLQ si le parti n’était pas dominé par une petite clique d’anglophiles outre-montais qui boivent du vin casher le samedi après-midi.

Je voterais PQ si Pauline Marois n’était pas la cheffe de ce parti.
Je voterais PQ si le PQ de Marois était un parti indépendantiste.
Je voterais PQ si le parti de Marois n’était pas en faveur du bilinguisme, c’est-à-dire à terme de l’assimilation complète des Québécois.
Je voterais PQ si le parti de Marois était fier d’être Québécois et s’engageait à véritablement protéger le français. Car le bilinguisme d’une minorité c’est l’assimilation.
Je voterais PQ si le PQ n’avait pas parachuté Maka Kotto dans mon comté au lieu de prendre quelqu’un du coin.
Je voterais PQ si le parti n’était pas devenu une réplique des deux autres partis de droite.

Je voterais Québec Solidaire si le parti s’opposait à la discrimination positive (je veux voter pour le talent des candidats, pas pour leur sexe);
Je voterais QS si QS ne s’opposait pas aux examens de francisation imposés aux immigrants.
Je voterais QS si QS était plus à l’écoute des citoyens en-dehors de l’île de Montréal;
Je voterais QS si Françoise David n’était plus cheffe de ce parti.

Je voterais Parti Vert si le parti avait quoi que ce soit d’autre à offrir que sa plate-forme environnementale.
Je voterais Parti Vert si le PV me proposait un candidat francophone.
Je voterais Parti Vert si le PV était moins confus en regard de sa position sur l’axe gauche-droite.

Ah, pis fuck, je vais sûrement voter Parti Indépendantiste. Au moins, c’est le seul parti (avec peut-être les communistes, mon choix numéro deux) à ne pas tenter de plaire à tout le monde et qui dit franchement ce qu’il entend faire et de quelle façon il le fera. Y en a marre de partis corrompus comme l’ADQ, le PQ et le PLQ qui sont tous à genoux devant une certaine forme de ligne éditoriale (souvent celle à Gesca Inc., qui applaudit aujourd’hui le changement de cap du Parti Québécois) censée représenter le « gros bon sens » mais qui dans les faits ne profite qu’aux élites en place.

Le 12 mai, ça va être mon gros coup de poing à la face de tous ces merdeux, particulièrement le Parti Québécois, maintenant aussi merdeux que les autres.

Luigi Righetti Amarone

Je me fais souvent poser la question: qu’est-ce qu’un amarone? 

Un amarone est un vin de la région du Valpolicella, en Italie, fait à partir de raisins séchés.  On place les raisins mûrs sur des treillis dans une pièce bien aérée où ils sèchent et perdent jusqu’à 40% de leur volume.  Cette perte d’eau engendre ainsi une concentration des sucres et des tannins, à la base de la richesse du goût de l’amarone.  Ensuite, on fait fermenter le vin dans de grandes barriques pendant une quarantaine de jours, puis on fait vieillir le vin dans des barriques de chêne.

L’amarone Luigi Righetti est tout à fait représentatif des amarones en général, avec un nez puissant, des tannins bien charpentés et un goût extrêmement confituré avec de légères notes épicées et florales.

Ce qui est intéressant avec le Luigi Righetti, c’est… son prix!  Pour seulement 27,95$ (les bons amarons se vendent beaucoup plus cher!) on déguste un produit de qualité aux arômes charmeurs et veloutés, digne d’amarones beaucoup plus dispendieux!

À boire avec une viande goûteuse mais bien mijotée.  Un ragoût de mouton, du chevreuil baigné dans une sauce, ou un civet de lièvre feront bien l’affaire.  À moins, évidemment, que vous ne préfériez le boire seul!

 
Prix: 27,65$
Année : 2004
Ma cote: 3,5/5