Mois : mai 2008

Stéphane Laporte a raison!

Il faut lire le dernier texte de Stéphane Laporte. Brillant! Il explique mieux que je n’aurais pu le faire tout mon point de vue. Son texte est à lire et relire!

S’il y a une chose dont on peut être fier, c’est ben d’avoir l’esprit ouvert. C’est tout ce qu’on a, l’esprit ouvert. Si notre esprit s’ouvre encore plus, j’ai peur qu’on le perde. Qu’il casse en deux. On est tellement ouverts que les deux fois où l’on nous a offert de devenir un pays, d’avoir nos frontières, nos lois, nos pouvoirs, nos impôts, notre clé, notre serrure, on a dit NON! On veut rester ouverts. Jusqu’aux Rocheuses!

Tellement vrai! J’en parlais justement ce soir avec un ami au travail, un immigré haïtien totalement intégré et qui m’expliquait à quel point le Québec était accueillant et même trop accueillant par rapport à d’autres pays!

Bref, le jour où les Québécois vont être aussi ouverts que ce que souhaitent Bouchard-Taylor, j’ai bien peur que l’on soit open. Et que la culture française soit fermée. Ou vendue.

Tout à fait! Si nous suivons les recommandations à la lettre de Bouchard-Taylor, c’est la disparition pure et simple du peuple québécois. La consécration du vieux rêve de Lord Durham, qui avait écrit en 1840 la marche à suivre pour nous assimiler.

Je crois qu’il est temps d’arrêter de parler et de commencer à agir. Nos immigrants et nos anglophones se sont essuyés les pieds assez longtemps sur nous. Il est temps de relever la tête et de s’affirmer haut et fort, au risque de les déranger! Et s’ils ne sont pas contents, qu’ils partent! Ils en trouveront sûrement des centaines de pays où les habitants se plient à leurs exigences religieuses! Ils en trouveront sûrement des tas de pays où ils seront au-dessus des lois comme c’est le cas en ce moment!

Aujourd’hui, nous avons un choix à faire: survivre ou mourir. Si nous laissons ces deux connards de Bouchard et Taylor nous dicter la voie à suivre, les historiens pourront dans quelques siècles y voir le début de la fin du peuple québécois.

Il est temps de se réapproprier notre pays, notre ville, rue par rue, commerce par commerce, et d’éliminer de nos esprits toute référence à la langue anglaise ou toute forme d’accomodation face à ces immigrants fanatiques. Cessons de s’apitoyer sur notre sort et agissons! Montrons-leur que nous sommes les Maîtres chez nous et que ce sont des invités qui doivent se plier à nos règles ou quitter notre demeure.

Parce que quand la visite te fait chier, tu la sacres dehors. C’est peut-être là qu’il va falloir en arriver si rien ne change. Et si on ne peut pas se débarasser de ces fanatiques, on peut au moins empêcher d’en recevoir davantage, comme le suggère le Parti Indépendantiste et leur imposer un examen de français comme le suggère le PQ.

Par ailleurs, je vous invite à lire ce texte qui parle de l’utilisation intrigante du mot « Franco-Québécois ». Non, mais c’est quoi un Franco-Québécois? Est-ce la même chose qu’un Soleil de feu ou une ampoule d’électricité? Pourquoi utiliser le mot « franco » devant Québécois, tout comme on l’a déjà utilisé devant « Canadien »? Les Québécois SONT francophones, et les autres sont simplement en attente d’être intégrés. L’utilisation même de ce mot démontre une tendance à vouloir donner une place à l’anglais qu’elle ne devrait pas avoir!

C’est quoi un franco-québécois? Je ne connais pas d’Anglo-Américain. J’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il était un Italo-Italien. Et vous?

Chacun de nous peut agir. À chaque fois où nous refusons de parler en anglais sur le territoire du Québec, à qui que ce soit, nous lançons le message à l’autre qu’il est chez nous et que c’est à lui de s’adapter à nous. Et inversement, à chaque fois que nous nous dépêchons de le servir dans sa langue, de lui parler anglais, nous lui disons que nous ne nous respectons pas et nous lui enlevons jusqu’au désir d’apprendre le français.

Respectons-nous et n’utilisons que le français au Québec! Il en va de notre survie!

Pendant ce temps à Dorval…

On se moque des francophones!

Aujourd’hui, c’est en anglais que vous devez commander vos billets d’avion. Demain, vous ferez vos courses en anglais, vous irez à la banque en anglais, vous lirez The Gazette, vous parlerez à vos voisins en anglais (ben quoi, vous pouvez quand même pas leur demander d’apprendre une lange morte, bande de xénophobes!), vous irez à l’école en anglais, vous chierez en anglais et vous baiserez en anglais.

Soyez ouverts d’esprits et ouvrez-vous sur le monde! Et garochez votre culture aux poubelles, vite, avant que les vidangeurs Bouchard et Taylor passent.

En passant, j’aime bien l’opinion de ce blogueur, à propos des fuites de la commission Bouchard-Taylor:

Toute cette conclusion repose sur ce que 2 hommes pensent, même s’il ont entendu des centaines de personnes lors des audiences publiques, ça reste l’opinion de deux hommes.

Montréal s’anglicise, le Québec s’anglicise. Les Québécois ont vu la vérité et ont dit la vérité lors de la commission, mais malheureusement le rapport ne représentera pas leur point de vue, seulement celui des commissaires. Et pendant ce temps, n’oubliez pas de parler anglais si vous désirez vous procurer des billets d’avions…

p.s. Voilà qui devrait faire plaisir aux francophobes anglophiles dont le but principal est d’augmenter la présence de l’anglais à Montréal et qui placent l’anglais sur un pied d’égalité avec le français au Québec. Remercions-les, ces idiots qui contribuent à diminuer la présence francophone à Montréal en bilinguisant leurs initiatives… Désormais, non seulement vous devrez parler anglais à l’aéroport, mais également dans les rencontres de blogueurs!

Tant et aussi longtemps que les anglophones se croiront tout permis à Montréal, les immigrants refuseront d’apprendre le français. La seule façon d’augmenter la présence du français à Montréal est de boycotter toute initiative en anglais ou bilingue.

La commission Bouchard-Taylor aux Québécois: ÉCRASEZ-VOUS!

C’est avec stupéfaction et une profonde tristesse que j’ai lu ce texte qui parle des conclusions éventuelles de la commission Bouchard-Taylor sur les accomodements raisonnables. Alors que le problème est clair et reconnu de tous (c’est-à-dire que les immigrants sont incapables de s’intégrer et refusent notre culture, tout en désirant des privilèges à cause de leur religion) le commission Bouchard-Taylor, dirigée par ce qu’il convient maintenant d’appeler deux traîtres de la pire espèce, s’en prend aux Québécois! Non, excusez-moi, pas aux Québécois, un peuple qui n’existe plus, mais aux Québécois francophones, cette majorité en voie de devenir une minorité, et qui l’est déjà à Montréal, dans ce grand ghetto puant et multiculturaleux. (L’un va souvent avec l’autre, malheureusement… et c’est d’expérience que je vous l’écris).

Donc, selon la commission de nos deux losers, les Juifs, musulmans et autres n’ont rien à se reprocher. Ils peuvent passer au-dessus des lois, ne pas se faire évincer de leurs logements à cause de principes religieux, se faire givrer les vitres pour ne pas voir le corps des jeunes femmes, ou ne pas se faire donner de contraventions à cause de leurs fêtes religieuses. Non, ce n’est pas de leur faute. C’est de NOTRE faute, nous les pauvres Québécois colonisés trop stupides pour avoir compris que notre loi est inférieure à leurs pratiques religieuses. Nous serions victimes de manque d’information et de fausses perceptions.

Et au lieu de souligner le recul du français et d’expliquer que le refus de s’intégrer des immigrants en est une cause plus qu’importante, la commission espère accélérer notre assimilation en nous anglicisant davantage. Au lieu de souligner que le problème est la trop grande présence de l’anglais à Montréal, elle préfère que nous apprenions davantage l’anglais. Ensuite, ce sera quoi? On deviendra musulmans et Juifs pour avoir les mêmes privilèges que ces fanatiques religieux retardés?

On nous demande encore d’être plus ouverts sur le monde. Non, c’est de la merde ça. Nous sommes le peuple le plus ouvert sur le monde, et c’est un immigrant qui m’a dit ça. Nous parlons anglais dès que nous en croisons un. Nous essayons de parler l’espagnol aussi. Nous mettons des rastas et fumons des pétards avec les Jamaïcains. Nous essayons la nourriture créole. Nous sommes tellement ouverts sur le monde que nous n’avons plus conscience de notre culture. Nous sommes déracinés, et on nous demande de l’être encore davantage.

Cette commission est un vrai scandale, une farce, une fucking joke comme disent toutes les osties de vieilles anglaises de l’ouest de Montréal qui détestent tout ce qui est francophone.

Avec des recommandations pareilles, le résultat est facilement prévisible. Dans cinquante ans le français sera minoritaire non seulement à Montréal, mais aussi dans les banlieues. Le français sera une langue morte, au même titre que le latin, et les Québécois parleront couramment l’anglais puisqu’on aura consacré cette langue comme la seule qui soit commune à tous. Au lieu de franciser les immigrants quand c’était le temps, on leur aura laissé l’opportunité de nous angliciser, de nous assimiler, et ce qui était un jour les représentants de notre culture ne seront plus qu’un ramassis gélatineux de poutine folkorique qu’on invitera en France un peu comme on invite Zachary Richard au Québec: un ancêtre, un mort-vivant d’une culture morte et qui ne survit que sur le respirateur artificiel.

C’est ça « l’ouverture sur le monde ». C’est ça davantage d’accomodements raisonnables. Et c’est ça le bilinguisme, l’ennemi numéro un de notre culture et le principal responsable du recul du français.

Personnellement, si on me demandait ce soir si je crois que le peuple québécois mérite d’être sauvé, j’aurais peut-être envie de répondre: « crève, tu ne mérites pas de survivre, peuple de lavettes colonisées. »

David, de Quand on peut halluciner à plusieurs…, voit plutôt tout ceci comme une cour de récréation où c’est le nouveau qui applique ses règles:

[…] Messieurs Bouchard et Taylor ont été nommés surveillants de la cour de récré et vont bientôt rendre leur compte rendu de la situation. Soit plus gentil avec le nouveau dans ta classe, laisse le faire ce qu’il veut, c’est son affaire. J’ai l’impression que le spectre de la censure rôde dans les alentours. L’individualisme, c’est peut-être bon pour l’économie, mais c’est très mauvais pour une société.

Oui, nous sommes dans une grosse cours d’école, et au lieu de prendre le petit nouveau et de lui apprendre à respecter les règles, on demande à l’ensemble des autres jeunes de se plier à sa volonté.

Avec une telle mentalité de perdants, comment peut-on encore s’étonner que le Québec ait un tel taux de suicide?

Le jour où nous serons vraiment fiers de nous, de notre culture, où nous refuserons de parler en anglais ou même d’accepter que qui que ce soit nous impose sa langue ou ses valeurs sera un grand jour non seulement pour nous, parce qu’il confirmera notre droit d’exister, mais aussi pour la démocratie. La dictature d’une minorité d’anglophiles se cachant sous couvert de bilinguisme et de multiculturalisme est une honte pour tout le Québec.

Oui nous sommes tolérants, oui nous sommes ouverts. Nous aimons nos immigrants intégrés et nos anglophones francisés. Nous voulons que Montréal demeure une ville francophone et nous souhaitons que les anglophones comprennent qu’ils ne sont pas les bienvenues chez nous.

p.s. Devant une telle nouvelle, on peut déjà imaginer les gros colons de Angryfrenchguy en train de danser et de fêter notre anglicisation, prélude à notre disparition. Bravo les idiots; grâce à votre travail d’anglicisation des Québécois, vous contribuez à notre disparition et appliquez ainsi à la lettre les conclusions de la commission Bouchard-Taylor.

À tous ceux qui ont voté vert…

Avez-vous noté que le nom officiel du parti est « Parti Vert du Québec / Green Party of Quebec)? Voilà qui en dit long sur ce qui nous attendrait si jamais nous étions assez caves pour voter pour ce parti unidimensionnel et hostile à la primauté du français au Québec…

À part de ça? 2,50% pour le Parti Indépendantiste dans Bourget. Un excellent départ pour une première élection. Ça promet!

p.s. Le nom officiel de l’ADQ est « Action démocratique du Québec / Équipe Mario Dumont ». Il est le seul dans son équipe et ça paraît! ADQ quatrième dans Bourget et cinquième dans Hull! Bye bye mon Mario, meilleur chance au siècle prochain avec tes vieilles idées!

Les croque-morts

Vendredi matin, j’attendais en ligne au Jean-Coutu. Soudain, je vois passer quatre hommes en complet noir, au regard sombre et solennel: un petit blanc à l’avant, suivi d’un grand brun et de deux jeunes aux cheveux lichés ayant l’air de flotter dans leur costume. Un enterrement, voilà de quoi ça avait l’air. Mais qui enterrait-on, au fait?

« Bonjour, je suis votre candidat Denis Mondor » lance le petit aux cheveux aussi blanc que l’agent Glad. Et derrière, un Mario Dumont le dépassant de près d’une tête prend son air de chipmunk et lance un « bonjour » en serrant des mains. Des mains qui, il faut l’avouer, ont été timides à s’avancer vers la sienne. Moi, j’ai refusé. J’ai des principes.

Quand même il ne manque pas d’air ce Dumont de descendre dans un des quartiers les plus pauvres de Montréal pour défendre ses politiques néolibérales responsables depuis près de vingt-cinq ans de la stagnation de la classe moyenne et de l’écart grandissant entre une minorité de riches et une marée déferlante de nouveaux pauvres. Ça fait vingt-cinq ans qu’on nous impose des politiques de droite, et lui, le Dumont, il en veut davantage, car à son goût ça ne bouge pas assez. Davantage de ce qui nous appauvrit depuis vingt-cinq ans? Non merci!

Si les gens de Bourget se respectaient un peu plus, c’est pas des poignées de main qu’ils donneraient à Denis Mondor et à Mario Dumont, mais des claques dans le visage, au nom de tous ceux – et leur nombre augmente – qui voient leurs conditions de vie se dégrader à cause de politiques économiques irresponsables proposées par une droite vieillotte et dépassée.

Ce parti qu’on enterrera lundi le 12 mai dans Bourget, c’est l’ADQ.