Mois : avril 2019

La liberté contre la radicalisation

La fusillade dans une synagogue de San Diego, hier, aux États-Unis, a encore une fois provoqué une levée de boucliers contre différents sites Internet qui seraient des lieux de haine et qui inciteraient, selon certains, à commettre de tels actes. Cette fois, c’est le 8chan qui est visé ; déjà on peut lire des gens se mettre au « doxxing » et chercher à cibler la compagnie où est hébergé le site web. Il y a quelques mois, lors des attentats de Pittsburgh, c’était le réseau social Gab qui a dû se trouver un nouveau serveur, ayant perdu le sien. Et suite aux attentats de Christchurch, Facebook a promis des « restrictions » à sa plateforme en direct. Tous ces gens font fausse route et contribuent, au contraire, à renforcer le radicalisme.

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Je ne veux pas porter de jugement sur les idées véhiculées sur ces sites ni sur quelque idée que ce soit, mais si des gens considèrent que le racialisme ou le suprémacisme blanc constituent un problème, croient-ils qu’il suffit de le pousser dans des recoins toujours plus sombres pour régler le dit-problème ? S’il y a de la moisissure dans votre maison, allez-vous mettre une bâche bien hermétique par-dessus celle-ci en espérant qu’elle disparaisse ? Bien sûr que non ; vous allez au contraire tout aérer, tout exposer à la lumière. C’est la solution avec le radicalisme.

les censeurs sont coupables

Les vrais coupables de ces tueries, outre, évidemment, ceux qui les commettent eux-mêmes, sont les censeurs qui, par leur zèle, repoussent les idées minoritaires de plus en plus loin, les forçant à vivre aux marges de la société. J’avais déjà abordé ce sujet dans un article précédent ; Facebook, en censurant la droite conservatrice, contribue à sa radicalisation.

Prenons un exemple, pour illustrer mon idée. Imaginons un jeune homme au début de la vingtaine et qui a quelques sympathies nazies, sans que celles-ci soient nécessairement bien développées. Dans le scénario A, il s’exprime sur Facebook et est banni par le réseau à cause de ses propos « haineux ». Dans le scénario B, il s’exprime sur le même réseau et n’est pas banni.

Scénario A. Notre ami, appelons-le Adolphe, s’exprime sur Facebook au quotidien, y fait part de son vécu, publie des photos de paysages, et occasionnellement partage des articles en y faisant des commentaires vantant les nazis. La plupart du temps, quelques personnes l’approuvent mais la plupart, même ses amis ou sa famille, trouvent des contre-arguments ou dénoncent ses idées. Une fois, il va « trop loin » et publie un commentaire franchement raciste. Le réseau le bannit. Ayant perdu son moyen d’expression, il se met à la recherche d’autres plateformes lui permettant de s’exprimer. Il tombe sur des sites de plus en plus sombres où des gens parlent de nazisme sans honte et où il peut écrire ce qu’il veut sans censure. Il développe de nouvelles amitiés virtuelles au sein d’une communauté blanche se posant comme dernier rempart de la race blanche contre le génocide blanc et il s’éduque sur les thèmes les plus prisés de cette communauté. Il se radicalise de plus en plus jusqu’à ce que…

Scénario B. Notre ami Adolphe s’exprime sur Facebook au quotidien. Une fois, il va « trop loin » et publie un commentaire franchement raciste. Sa mère, qui ne sait pas trop bien utiliser le réseau, lui répond dans les commentaires qu’il est invité à l’anniversaire de sa grand-tante. Son cousin, ferré en politique, lui explique de quelle manière son raisonnement est faux, que la race n’existerait pas, qu’il n’y aurait que des pigments, etc. S’ensuit une longue discussion entre son cousin, lui-même, et des amis aux tendances nazies. La semaine d’après, il republie un autre commentaire où il précise sa pensée, et une autre longue discussion s’ensuit. Ainsi de suite ; à chaque commentaire plus radical, il fait face au caractère marginal de ses idées et est confronté au fait que non seulement il n’est pas le représentant de la race blanche contre le génocide blanc (des idées qu’il n’a pas encore pu exprimer de cette manière car ne s’étant pas encore radicalisé sur d’autres sites plus obscurs), mais qu’il est plutôt marginal et met dans l’embarras sa famille.

Notez, encore une fois, que je ne porte aucun jugement sur les idées prônées ici — le génocide blanc peut ou ne peut pas exister, cela n’est pas mon propos ; il s’agit d’un simple exemple de ce qui se produit face à la censure.

Dans le scénario A, Adolphe répond à la censure en se radicalisant. Il cherche et trouve des gens partageant ses idées et, privée de contre-arguments ou d’opposition, cette communauté virtuelle grandit et se radicalise jusqu’à se croire investie d’une mission de guerre sainte contre tel ou tel groupe.

Dans le scénario B, Adolphe n’a pas le choix de développer ses arguments et de faire face à la réalité de son propre statut marginal. Il doit s’afficher face à ses amis, sa famille, etc. Il avance à visage découvert et doit faire face à un barrage de critiques à chaque fois qu’il publie une idée trop controversée.

oser la liberté

Il ne s’agit pas de faiblesse ou de mollesse que de tolérer les idées haineuses. Il s’agit, au contraire, du propre d’une société démocratique et évoluée. Il s’agit de reconnaître qu’on peut s’opposer aux idées de quelqu’un de tout son être, de toutes les fibres de son corps, sans pour autant lui enlever le droit qu’il a d’exprimer ces idées.

Le monde des censeurs est trop simple pour fonctionner. Ces gens pensent qu’il suffit d’enlever une plateforme à quelqu’un pour le faire taire. Qu’il suffit de dénoncer quelqu’un pour qu’il se cache et ne revoie plus jamais la lumière du jour. Les gens et les idées ne disparaissent pas. La seule manière de faire disparaître une idée est de la remplacer par une idée plus forte.

En discréditant et en censurant systématiquement les gens ayant des idées minoritaires ou soi-disant haineuses, on ne leur permet pas de développer leur pensée en la confrontant à la communauté des pensées dans le monde, mais on favorise leur repli sur eux-mêmes et leur radicalisation au sein de communautés hermétiques ayant une vision réduite et fragmentaire des choses. Pour le moment, n’importe qui ayant le cœur assez solide peut aller commenter sur 8chan, mais si on devait bannir jusqu’à cet plateforme, n’encourageait-on pas simplement l’hermétisme de ces gens et le libre développement de leurs idées radicales en vase clos ?

La seule manière de lutter contre cette radicalisation consiste à laisser les gens libres de leurs paroles et de les garder au sein de nos communautés plutôt que de les exclure et de les pousser à l’infamie.

Et qui sait, peut-être qu’ils changeront… Ou nous changerons ?

Avons-nous peur de changer ?

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Saint-Jérôme

Il est souvent difficile, lorsqu’on fait le choix de s’installer dans une ville, de savoir quels sont les meilleurs et les pires quartiers pour s’implanter et élever une famille. La maison ou le logement sont beaux, l’agent immobilier est souriant, la rue a l’air tranquille, mais qu’en est-il des voisins et du quartier lui-même ? S’agit-il d’un simple dortoir ? La population est-elle active ou sur le chômage ? Y a-t-il beaucoup d’immigrants et de minorités visibles ? Est-ce que les voisins parlent français ? Peut-on se déplacer facilement à pied ou à vélo ?

J’ai compilé des données sur ma ville, Saint-Jérôme, afin d’établir les meilleurs et les pires endroits où y élever une famille. Voici le résultat, sur la carte ci-bas, qu’il est possible de cliquer pour agrandir. Les secteurs en vert constituent les meilleurs endroits tandis que ceux en rouge sont les pires. Les données sont purement comparatives, c’est-à-dire qu’un secteur vert ne signifie pas qu’il s’agit d’un endroit nécessairement supérieur (ou rouge inférieur), mais simplement qu’il s’agit d’un endroit supérieur (ou inférieur) par rapport aux autres secteurs de la ville.

Pour compiler ces données, j’ai utilisé cinq thèmes et douze critères.

1. structure familiale

A. La proportion de la population âgée de 0 à 14 ans. Un des critères importants lorsqu’on décide d’un endroit où élever une famille est la possibilité pour les enfants de se faire des amis. Une plus haute concentration de jeunes enfants augmente également généralement les chances d’avoir une école pas trop loin et des infrastructures pour les enfants.

B. La proportion de couples mariés ou en union libre. Cet indicateur permet également de déterminer s’il s’agit d’un quartier familial. Une forte proportion de couples mariés ou en union libre indique, sinon des enfants, la possibilité d’avoir des enfants. Il s’agit également d’un gage de stabilité et de sécurité dans le quartier.

2. langue

A. La proportion de la population ayant le français comme langue maternelle. Un critère primordial lorsqu’on veut élever des enfants ; se feront-ils des amis qui les comprendront ? Y aura-t-il une vie de quartier où les gens peuvent se parler et se comprendre ? Arrivera-t-on à poser une question à son voisin en se faisant comprendre ou faudra-t-il trouver un interprète ?

B. La proportion de la population ayant le français comme langue d’usage. Un indicateur semblable au premier, mais déterminant la langue utilisée à la maison par les répondants. On peut imaginer un individu d’une langue maternelle autre que le français mais étant parfaitement en mesure de parler notre langue ; cela constitue un facteur positif.

3. Situation financière

A. La proportion de la population dont le revenu ne fait pas partie du décile inférieur. Cet indicateur permet de déterminer la situation d’extrême-pauvreté au sein d’un quartier.

B. La proportion de logements nécessitant des réparations majeur par rapport à la population totale. On préfère généralement élever des enfants dans un milieu de vie propre où les maisons ou logements ne tombent pas en ruine.

C. La proportion de la population n’étant pas en situation de chômage. Cet indicateur permet de déterminer la détresse financière et les opportunités d’un quartier. Un enfant dont les camarades de classe ont systématiquement des parents qui ne travaillent pas risque d’être moins motivé à faire les bons choix pour son avenir.

4. homogénéité sociale

A. La proportion de la population qui n’est pas immigrante. Une immigration trop nombreuse réduit l’homogénéité sociale et, outre les conséquences négatives déjà documentées à cet effet (plus de crime, par exemple), cela signifie des enfants ayant potentiellement des problématiques d’intégration. Qui a envie d’élever des enfants devant se sentir mal de fêter Pâques ou Noël pour ne pas faire de la peine à ses camarades de classe ? Ou des enfants dont les camarades de classe ont une mère voilée complètement soumise à un mari au discours islamisant ?

B. La proportion de la population constituant une minorité ethnique. Cet indicateur, bien que controversé, permet de mieux définir le statut des générations d’immigrants. En effet, Statistique Canada ne va pas au-delà de la deuxième génération lorsqu’elle considère l’immigration ; cet outil donne une idée de la « couleur » du quartier, de ses traditions, de ses origines, même après quelques générations. Un quartier plus homogène, où la population a relativement la même culture et les mêmes référents culturels, permet de développer un sens de communauté et de sécurité pour les enfants.

5. Enracinement local

A. Proportion des travailleurs faisant le trajet domicile-travail en moins de quinze minutes. Cet indicateur permet de déterminer si le quartier constitue un simple dortoir, ou si les gens qui y habitent y travaillent relativement près. Cela permet également de donner un aperçu de la proximité des services pour les enfants. Il s’agit également d’un facteur de qualité de vie, car des parents passant moins de temps dans leur trajet domicile-travail ont davantage de temps à consacrer à leurs enfants.

B. Proportion des travailleurs faisant le trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette. Cet indicateur permet de déterminer le niveau de proximité et de sécurité d’un quartier, c’est-à-dire la possibilité pour les enfants de marcher pour aller chez leurs amis, de pouvoir se déplacer facilement dans les commerces quand ils deviennent adolescents, etc.

C. Proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans. Cet indicateur constitue un facteur de stabilité et de sécurité. Des gens qui habitent un quartier depuis longtemps s’y attachent, le respectent, connaissent davantage leurs voisins, le polluent probablement moins et observent ce qui s’y passe.

Toutes les données proviennent du recensement de Statistique Canada (2016) et utilisent la plus petite unité géographique, soit l’aire de diffusion. La ville de Saint-Jérôme y est ainsi divisée en cent secteurs différents. Le détail des résultats, par secteur, est indiqué dans le tableau ci-bas. La colonne « classement » est basée sur la déviation, pour chacun des cinq principaux facteurs, par rapport à la moyenne du groupe.

les meilleurs quartiers

Les cinq meilleurs quartiers où élever une famille sont situés dans l’ancienne municipalité de Bellefeuille, qui a été fusionnée avec Saint-Jérôme en 2002. Malgré un éloignement du centre de Saint-Jérôme, la plupart des facteurs y sont très positifs. Même les endroits où il est peu possible de se déplacer facilement en transport en commun, à pied ou à vélo, les autres facteurs sont tellement forts qu’il s’agit d’un endroit de choix pour élever une famille.

… et les pires

À l’inverse, les cinq pires quartiers où élever une famille sont tous situés vers le centre-ville de Saint-Jérôme. Pour ceux qui connaissent bien la ville, cela ne devrait pas être une surprise, car le centre de la ville est très pauvre.

mentions spéciales

Plusieurs quartiers de la ville de St-Jérôme offrent un beau compromis entre la qualité de vie offerte à Bellefeuille, par exemple, et la proximité des commerces du centre de St-Jérôme. Je pense notamment aux secteurs 48, 91 et 93. Ces endroits offrent à la fois un milieu de vie familial, francophone, de classe moyenne, homogène et local.

Saint-Jérôme constitue une ville assez pauvre, et il est crucial, pour une famille désirant s’y implanter, de bien choisir son quartier. J’espère que ces statistiques pourront aider les familles (ou familles éventuelles) à faire le bon choix. Si on s’installe aux bons endroits et avec de bons voisins, Saint-Jérôme peut être une ville où il est très agréable de vivre et d’élever ses enfants.

L’invasion immigrante (même à Québec)

Dans le premier article de cette courte série, je faisais état de la spectaculaire augmentation de l’immigration dans la région de Montréal. La région de Québec n’est pourtant pas en reste, si on se fit aux mêmes données de Statistique Canada. Bien que le nombre total d’immigrants y est encore beaucoup plus bas — et donc plus gérable, si la volonté politique existait — la rapidité avec laquelle les immigrants s’installent dans notre capitale a de quoi inquiéter.

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En effet, la proportion d’immigrants par rapport à la population totale de la région a presque doublé, en à peine quinze ans, passant de près de 3% de la population totale à près de 6 % (voir le tableau ci-bas). Dans une ville comme Lévis, où il y a à peine quinze ans on ne rencontrait qu’un immigrant en moyenne à toutes les cent personnes croisées dans la rue, on approche de la marque du un immigrant à toutes les trente personnes. Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous ? Pas si sûr.

En effet, la situation ressemble de plus en plus à celle d’autres villes semblables de la région de Montréal, avec un simple décalage d’une demi-génération. Si la ville de Québec elle-même est passée de 4% à 7% de sa population qui est immigrante (un nombre qui ne tient pas compte des résidents non-permanents), qu’est-ce qui l’empêcherait de passer à 14% dans quinze ans ou davantage encore ? La progression n’est pas linéaire, mais exponentielle ; plus il y a d’immigrants qui s’installent, plus il devient intéressant pour d’autres immigrants d’y emménager, augmentant encore leur poids démographique. Pour le moment, ce n’est « que » 7%, mais en 2001, la ville de Longueuil n’en avait « que » 9% (18% maintenant), Vaudreuil-Dorion n’en avait « que » 5% (18% également maintenant). Quand la balance démographique se dérègle, la situation peut dégénérer rapidement.

La situation est encore plus inquiétante quand on parle des minorités visibles. Encore une fois, comme je l’avais précisé dans mon dernier article, j’utilise cette donnée sensible à défaut d’en avoir une meilleure, car Statistique Canada ne permet pas de différencier les citoyens de souche des immigrants de troisième génération. Le statut de minorité visible me semble imparfait, mais tout de même utile lorsque utilisé avec les données sur l’immigration, afin d’obtenir un portrait plus réaliste.

Dans tous les cas, la population s’identifiant comme étant une minorité visible a littéralement explosé dans la région, passant de moins de 2% à près de 5% de la population totale (voir ci-bas). Tout cela, rappelons-le, en à peine quinze ans !

RIEN N’EST JOUÉ À QUÉBEC

Rien n’est encore joué dans la région de Québec. La proportion d’immigrants et de minorités visibles se gère encore, mais qu’est-ce qui empêcherait la région de ressembler à Montréal si rien n’est fait ? Au rythme où vont les choses, il est plus que probable que dans quinze ans on obtienne des données à deux chiffres dans la ville de Québec. Et après, où se trouve la limite ? Quand les immigrants représenteront 10%, ou 20%, ou 40% de la population, croyez-vous qu’ils vont rester les bras croisés et accepter que notre culture majoritaire continue d’avoir la main haute ? Ne soyons pas naïfs…

Dans la région de Montréal, la ville de Laval a déjà constitué une ville typiquement québécoise (et donc francophone), alors qu’elle s’anglicise maintenant à vue d’œil et que les immigrants représentent désormais 28% de la population ! Qu’est-ce qui empêcherait Québec de vivre la même situation ? Le pourcentage de la population qui constitue une minorité visible a augmenté respectivement de 228% et 210% à Lévis et Québec. Trouvez-vous qu’il s’agit d’une tendance gérable ?

La solution, au final, demeure politique. Tant que nos politiciens se serreront les mains et se flatteront la bedaine parce qu’ils ont réduit l’immigration de 53 000 à 40 000 par année, la situation continuera d’empirer. Quand on est en bateau et qu’on voit la chute à l’avant, il ne suffit pas de ramer moins vite vers la catastrophe ; il faut changer de direction et vite !

L’invasion immigrante

Vous sentez-vous envahis ? Avez-vous l’impression que ce pays vous ressemble de moins en moins, que votre culture s’étiole, que vos valeurs deviennent marginales, que vos traditions sont ridiculisées, voire folklorisées ? Vous ouvrez votre téléviseur ou visionnez les médias sur Internet, et on vous dit que tout va bien, que tout est normal, mais vous doutez… Peut-être avez-vous raison. L’invasion immigrante qui déferle sur la région de Montréal est, depuis une quinzaine d’années, tout à fait spectaculaire.

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J’ai compilé des données, basées sur les recensements de Statistique Canada de 2001 et 2016, quant à la croissance de l’immigration dans la RMR de Montréal, un peu comme je l’avais déjà fait pour l’anglais à Laval et pour d’autres banlieues. Les résultats, en à peine une demi-génération, sont quasi-incroyables. L’afflux constant d’immigrants que nous imposent nos élus se répand dans la région comme une véritable maladie, partant du centre pour s’étendre progressivement vers les extrémités. À part quelques rares exceptions, le nombre d’immigrants est en croissance partout, et le poids relatif des immigrants au sein de nos villes et villages augmente très rapidement (voir ci-bas).

Prenons le cas d’une ville de comme Vaudreuil-Dorion, par exemple. En 2001, il n’y avait que 5% d’immigrants, soit moins d’une personne sur vingt. Quinze ans plus tard, soit à peine le temps pour un enfant de passer de la maternelle au cégep, les immigrants représentent maintenant plus de 18% de la population, soit près d’une personne sur cinq ! Proportionnellement à la population totale, la croissance des immigrants a été de 274% en quinze ans. Combien de temps, à ce rythme, avant que les Québécois de souche ne deviennent minoritaires, selon vous ?

La situation est à peu près semblable partout dans la région de Montréal. Alors que les immigrants ne formaient que 2% de la population à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, ils forment maintenant 7% de la population. Le pourcentage d’immigrants a également presque triplé à Repentigny, passant de 3% à 9% de la population. Même une ville traditionnellement québécoise comme Longueuil a vu le pourcentage d’immigrants y doubler, passant de 9% à 18%. Laval, quant à elle, a ajouté plus de 64 000 nouveaux immigrants, faisant passer leur pourcentage de 15% à un incroyable 28%.

Comment espérer intégrer un tel afflux d’immigrants ? Beaucoup de gens ne le réalisent pas, mais le portrait de la région est en train de changer drastiquement. Et la situation est encore pire que ne le démontre le tableau ci-haut.

En effet, les chiffres sur le nombre d’immigrants ne tiennent pas compte des naissances au sein de familles d’immigrants, souvent ghettoïsées et peu intégrées à la culture québécoise (ou occidentale). Je n’ai pas trouvé de manière aussi élégante que respectueuse de la rectitude politique de faire état de ce phénomène autrement qu’en faisant état de la croissance de la population constituant une minorité visible. Encore une fois, les chiffres sont hallucinants (voir ci-bas).

À Terrebonne, par exemple, il n’y avait en 2001 que 1% de la population issue des minorités visibles. Aujourd’hui, c’est 12%, soit une augmentation de 740%. Presque le même scénario à Repentigny, qui passe de 2% à 12%. Un citoyen marchant dans les rues n’y rencontrait, en 2001, en moyenne, qu’une minorité à toutes les cinquante personnes, alors qu’aujourd’hui c’est une à toutes les neuf personnes. C’est spectaculaire comme hausse.

Un cas particulièrement troublant, parce qu’important d’un point de vue numérique, est celui de Laval. Alors qu’il n’y avait que 9% de minorités visibles en 2001, il y en aujourd’hui près de 26%, soit une augmentation de plus de 77 000 personnes ! En seulement quinze ans, c’est l’équivalent de la ville de St-Jérôme au complet, mais remplie de minorités visibles, qui s’est installée à Laval. Et pour la RMR de Montréal au complet, on parle de plus de 444 000 minorités visibles supplémentaires (70% d’augmentation !) en quinze ans, soit presque l’équivalent… de la ville de Laval !

brampton, notre futur ?

À ce rythme, combien de temps avant que qu’une ville comme Laval (ou une autre, comme Brossard) ne ressemble à Brampton (Ontario) ? Cette municipalité, en banlieue de Toronto, n’est plus habitée que par 27% de citoyens de descendance européenne. Les représentants politiques, au fédéral et au provincial, s’y nomment : Raj Grewal, Kamal Khera, Ruby Sahota, Ramesh Sangha, Sonia Sidhu, Amarjot Sandhu, Prabmeet Sarkaria, Gurratan Singh, Sara Singh et Kevin Yarde. Y décelez-vous une tendance ? Ces gens sont peut-être d’excellents députés, mais quand viendra le moment de choisir entre leur appartenance ethnique et celle de la société qui les accueille, le choix ne sera pas peut-être pas si simple. Croyez-vous jamais qu’ils voteraient contre l’immigration de masse ou s’opposeraient au dogme du multiculturalisme ?

Le problème avec la démographie, c’est qu’elle renverse tout. On ne peut pas l’arrêter. Tout comme l’afflux important de francophones des régions rurales a transformé le Montréal de la seconde moitié du siècle dernier d’une métropole principalement anglophone à la principale ville d’un Québec français, l’immigration massive qui nous est imposée aura des conséquences majeures. Si les francophones ont commencé par simplement habiter Montréal, ils ont ensuite réclamé des droits et une représentation. C’est ce qui se produit à Brampton, en Ontario, avec les immigrants, et qui se produira de plus en plus au Québec si on n’arrive pas à endiguer ce flux ininterrompu.

Progressivement, la société occidentale, homogène, celle où on peut faire confiance à son voisin car il partage la même langue et les mêmes référents culturels, est remplacée par un melting-pot sans queue ni tête, sans direction, d’où peuvent naître le repli sur soi des immigrants et le fanatisme. L’islamisme, par exemple, ne progresse-t-il pas davantage dans un milieu dit multiculturel, où les immigrants sont légions, que dans une ville blanche, comme, disons, Saint-Georges-de-Beauce ou Saguenay ?

En ce sens, la réduction des seuils d’immigration à 40 000 immigrants par année constitue une excellente nouvelle, mais c’est encore insuffisant. Il faudrait probablement les réduire encore bien davantage pour espérer avoir un impact démographique suffisant pour renverser la tendance. Il y aurait aussi peut-être lieu de repenser une politique nataliste plus agressive et favorisant de plus grandes familles au Québec.

Il y a ici une civilisation et un peuple qui veulent exister, qui ont le droit d’exister et d’apporter leurs bienfaits à l’humanité. Cette diversité qu’on nous enfonce de force dans la bouche, pourquoi ne l’impose-t-on qu’à l’Occident ? Et si nous disparaissons, n’aura-t-on pas réduit la diversité humaine ? Nous sommes accueillants et nous continuerons de l’être. Mais peut-être serait-il temps de considérer sérieusement notre capacité d’accueil et reconnaître que nous avons atteint une limite nous imposant une pause.

Tous les gauchistes multiculturalistes sont les premiers à barrer la porte de leur logement le soir venu ; il serait peut-être temps pour le Québec de faire la même chose.

Internet, téléphone et cellulaire : comment économiser ?

En jasant avec des collègues ou des connaissances, je me suis rendu compte que plusieurs personnes paient jusqu’à 150$ par mois, voire davantage, pour leurs outils de télécommunications. Bien que les besoins de chacun diffèrent, je ne vois pas pourquoi il serait nécessaire de payer un tel montant. Pour ma part, j’ai Internet haute-vitesse, le téléphone avec beaucoup d’options et un cellulaire avec 2 Go de données pour un total mensuel d’environ 58$, taxes incluses. Voici comment je fais.

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internet

Pourquoi payer pour le plaisir de payer ? Je suis avec EBOX, une compagnie de Longueuil qui utilise le réseau Vidéotron. Même réseau, même stabilité, même vitesse, mais pour beaucoup moins cher. J’ai leur option la moins rapide, mais qui me permet tout de même de regarder des vidéos en ligne et de faire tout ce que j’ai à faire, en plus d’avoir la téléphonie IP (voir ci-bas). C’est tout à fait suffisant, à moins d’être quelqu’un qui télécharge des films à tous les jours.

Coût mensuel total, taxes incluses : 31$.

TÉLÉPHONE

Quand j’entends des gens dire qu’ils sont encore avec Bell pour leur téléphone à la maison, je deviens fou. J’ai l’image de quelqu’un qui ouvre son poêle à bois et y jette son argent pour le brûler. Je suis avec VOIP.MS. Qu’on se le dise, la téléphonie IP, c’est le futur. Pourquoi avoir un réseau parallèle pour la voix quand tout peut être numérisé et passer par la connexion Internet ? Non seulement le coût est ridiculement bas, mais il n’y a pas d’interurbains à considérer, je peux garder le même numéro de téléphone partout où j’habite, je reçois un fichier MP3 de tous mes messages par courriel, je peux avoir un message sur le répondeur différent dépendant de la personne qui appelle, de la musique en attente si je le désire, etc. Les options sont quasi-infinies. Et tout ça pour une bouchée de pain.

Coût mensuel total, taxes incluses : environ 7$, incluant l’accès au 9-1-1.

CELLULAIRE

Une des particularités intéressantes de la téléphonie IP avec VOIP.MS (voir ci-haut) est la possibilité d’utiliser son téléphone sur n’importe quel réseau disposant d’une connexion Internet, incluant le cellulaire. Donc, pourquoi payer pour un numéro de téléphone séparé si on peut utiliser le même numéro en tout temps ? Je suis donc avec FIZZ, une nouvelle compagnie (filiale de Vidéotron, je crois) qui offre des forfaits cellulaire avec données seulement. Utilisant fréquemment mon cellulaire dans des endroits où il y a le Wi-Fi, je n’ai besoin que de 2 Go de données. En utilisant l’API de VOIP.MS, je peux non seulement téléphoner (avec une application comme Zoiper), mais également texter en tout temps avec l’application correspondante VOIP.MS. Ce qui est bien avec Fizz, c’est la possibilité de reporter les données non utilisées d’un mois à l’autre, mais également de donner ses données à un autre membre.

Si vous vous abonnez à FIZZ, il est possible d’obtenir un rabais de 25$ sur son deuxième mois en entrant le code d’un autre utilisateur. Voici le mien, mais un autre pourrait faire la même chose : SA5I8.

Coût mensuel total, taxes incluses : 20$.

Le plus merveilleux avec cette combinaison, c’est sa flexibilité. Si un mois j’ai besoin de télécharger davantage, je peux augmenter ma vitesse Internet ou ma limite. Si je planifie attendre des appels importants, je peux payer pour l’option « push » de Zoiper, qui, pour environ 2$ par mois, soulage la batterie du cellulaire. Idem pour les données sur Fizz, que je peux modifier en tout temps.

Nous sommes en 2019. Pourquoi payer plus cher quand d’autres options existent ? Il suffit de se relever un peu les manches et d’oser.