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Internet, téléphone et cellulaire : comment économiser ?

En jasant avec des collègues ou des connaissances, je me suis rendu compte que plusieurs personnes paient jusqu’à 150$ par mois, voire davantage, pour leurs outils de télécommunications. Bien que les besoins de chacun diffèrent, je ne vois pas pourquoi il serait nécessaire de payer un tel montant. Pour ma part, j’ai Internet haute-vitesse, le téléphone avec beaucoup d’options et un cellulaire avec 2 Go de données pour un total mensuel d’environ 58$, taxes incluses. Voici comment je fais.

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internet

Pourquoi payer pour le plaisir de payer ? Je suis avec EBOX, une compagnie de Longueuil qui utilise le réseau Vidéotron. Même réseau, même stabilité, même vitesse, mais pour beaucoup moins cher. J’ai leur option la moins rapide, mais qui me permet tout de même de regarder des vidéos en ligne et de faire tout ce que j’ai à faire, en plus d’avoir la téléphonie IP (voir ci-bas). C’est tout à fait suffisant, à moins d’être quelqu’un qui télécharge des films à tous les jours.

Coût mensuel total, taxes incluses : 31$.

TÉLÉPHONE

Quand j’entends des gens dire qu’ils sont encore avec Bell pour leur téléphone à la maison, je deviens fou. J’ai l’image de quelqu’un qui ouvre son poêle à bois et y jette son argent pour le brûler. Je suis avec VOIP.MS. Qu’on se le dise, la téléphonie IP, c’est le futur. Pourquoi avoir un réseau parallèle pour la voix quand tout peut être numérisé et passer par la connexion Internet ? Non seulement le coût est ridiculement bas, mais il n’y a pas d’interurbains à considérer, je peux garder le même numéro de téléphone partout où j’habite, je reçois un fichier MP3 de tous mes messages par courriel, je peux avoir un message sur le répondeur différent dépendant de la personne qui appelle, de la musique en attente si je le désire, etc. Les options sont quasi-infinies. Et tout ça pour une bouchée de pain.

Coût mensuel total, taxes incluses : environ 7$, incluant l’accès au 9-1-1.

CELLULAIRE

Une des particularités intéressantes de la téléphonie IP avec VOIP.MS (voir ci-haut) est la possibilité d’utiliser son téléphone sur n’importe quel réseau disposant d’une connexion Internet, incluant le cellulaire. Donc, pourquoi payer pour un numéro de téléphone séparé si on peut utiliser le même numéro en tout temps ? Je suis donc avec FIZZ, une nouvelle compagnie (filiale de Vidéotron, je crois) qui offre des forfaits cellulaire avec données seulement. Utilisant fréquemment mon cellulaire dans des endroits où il y a le Wi-Fi, je n’ai besoin que de 2 Go de données. En utilisant l’API de VOIP.MS, je peux non seulement téléphoner (avec une application comme Zoiper), mais également texter en tout temps avec l’application correspondante VOIP.MS. Ce qui est bien avec Fizz, c’est la possibilité de reporter les données non utilisées d’un mois à l’autre, mais également de donner ses données à un autre membre.

Si vous vous abonnez à FIZZ, il est possible d’obtenir un rabais de 25$ sur son deuxième mois en entrant le code d’un autre utilisateur. Voici le mien, mais un autre pourrait faire la même chose : SA5I8.

Coût mensuel total, taxes incluses : 20$.

Le plus merveilleux avec cette combinaison, c’est sa flexibilité. Si un mois j’ai besoin de télécharger davantage, je peux augmenter ma vitesse Internet ou ma limite. Si je planifie attendre des appels importants, je peux payer pour l’option « push » de Zoiper, qui, pour environ 2$ par mois, soulage la batterie du cellulaire. Idem pour les données sur Fizz, que je peux modifier en tout temps.

Nous sommes en 2019. Pourquoi payer plus cher quand d’autres options existent ? Il suffit de se relever un peu les manches et d’oser.

St-Jérôme se fout des piétons !

Avec le printemps qui tente (péniblement) de pointer le bout de son nez, il est temps de faire le bilan d’un hiver catastrophique quant au déneigement dans la magnifique ville de St-Jérôme, où j’habite. Si vous pensez que le déneigement laisse à désirer à Montréal, Laval ou dans n’importe quelle autre ville de la rive-nord, vous n’avez rien vu tant que vous n’avez pas vu Saint-Jérôme. Il n’y a pas d’excuses : la ville a échoué à rendre des services même de base tant à ses piétons qu’à ses automobilistes.

La population est frustrée, avec raison. Malgré des articles dans les journaux, des blocages de rue en guise de protestation, malgré une polémique constante sur les réseaux sociaux et des plaintes multiples, rien n’y a fait : le déneigement à St-Jérôme a été pourri.

Voici quelques exemples (on aurait pu en ajouter des dizaines et des dizaines) de la « compétence » de la ville de St-Jérôme en matière de déneigement de ses trottoirs.

La photo ci-haut a été prise près de cinq jours après une chute de neige. Cinq jours ! Il s’agit d’un boulevard devant être déneigé selon la propre politique de déneigement de la ville. Où doivent marcher les piétons ? Dans la rue, avec les voitures, se tassant sur la glace vive et risquant de se faire éclabousser à chaque fois qu’une voiture passe.

Cette photo a encore une fois été prise plusieurs jours après une chute de neige. La chenillette passe sur le trottoir une fois, pendant la bordée de neige, et après la déneigeuse repousse la neige de la rue sur les trottoirs et la neige reste là, durcie, et le trottoir devient impraticable pour les piétons. On parle ici encore une fois d’un boulevard devant être déneigé, et en zone scolaire en plus. J’ai envoyé cette photo au maire Stéphane Maher en lui demandant s’il trouvait raisonnable que des enfants doivent se rendre à l’école dans ces conditions. Il n’a pas répondu.

Quand le trottoir était finalement « déneigé », on avait l’impression qu’il l’était par des employés sous l’influence de l’alcool ou de drogues. Remarquez sur l’image ci-haut qu’il s’agit du même endroit : le trottoir se trouve à moins d’un pied de la pancarte. Or, on a déneigé à environ quatre ou cinq pieds de celle-ci. Résultat ? On envoie les piétons vers le milieu de la rue et dès qu’une voiture veut se stationner, elle se stationne sur le trottoir et bloque le chemin. Bravo ! Notons également que l’espace « déneigé » est complètement glacé.

Même endroit, un peu plus tard. Avec la fonte des neiges, un trou d’eau d’environ six pouces de profond s’est créé. Quand un piéton passe à cet endroit, il se fait éclabousser. Et puisque le trottoir n’est pas déneigé, on envoie les piétons sur une pente en glace vive (l’eau qui éclabousse le jour y gèle la nuit) qui mène vers le trou d’eau. Moi, en tant que personne dans la force de l’âge, ai eu de la difficulté à passer ici ; imaginez-vous une personne à mobilité réduite ?

Une rue ordinaire, non déneigée, sur la glace vive, avec un trou d’eau pouvant atteindre 9 pouces de profondeur par endroit. Un petit passage dangereux de chaque côté pour les piétons. Rien à voir, circulez…

Quand le trottoir était « déneigé », sur ce boulevard, c’était pour révéler de la glace vive. Encore une fois, aucune chance pour le piéton de se rendre à destination en toute sécurité.

Sur la photo ci-haut, voyez-vous la personne par terre à côté de la porte ouverte ? C’est une dame de plus de soixante-dix ans, qui avait eu une opération à la hanche. Elle était incapable de rentrer son véhicule dans son entrée car la rue était trop glissante (de la glace vive, aucun abrasif, pas de sable, rien rien !) et elle est tombée en sortant de son auto pour demander de l’aide à une autre automobiliste. Connaissez-vous beaucoup de villes au Québec où les voitures restent prises sur la glace en pleine rue ? Pas moi.

J’aurais pu poster des dizaines d’autres photos de trottoirs sur la glace vive, de gens pris dans la neige parce que la déneigeuse n’est pas passée depuis six heures, de piétons dont on met la sécurité en danger en les forçant à marcher entre les voitures.

le mépris de la ville

J’ai fait mon devoir citoyen et je me suis plaint, comme de nombreux autres citoyens, selon ce que j’en sais. La réponse ? Rien. On se défile. On ferme le dossier, on dit que le déneigement a été fait ou qu’il le sera. On m’a même répondu, lorsque je me suis plaint qu’il était impossible de passer à l’endroit où le trottoir n’est pas déneigé et où il y a une pente en glace vive, qu’il y avait d’autres priorités. Lorsque j’ai rappelé quelques jours plus tard, on m’a dit qu’on avait rangé les équipements et qu’on n’allait pas les ressortir pour venir déneiger un trottoir.

Le message est clair : les piétons, à St-Jérôme, sont des citoyens de seconde classe. Le déneigement des rues est insuffisant, mais, clairement, c’est la priorité. Les piétons attendront. Les piétons, après tout, on peut s’en passer, non ?

un mauvais calcul

J’espère ne rien apprendre à personne en écrivant que St-Jérôme est une ville pauvre. Malgré tout, on débloque de l’argent pour des équipements coûteux au moment où les services de base ne sont même pas assurés. Cela semble découler d’une vieille mentalité où chaque citoyen devrait prendre sa voiture et se déplacer pour ensuite devenir actif.

Pourquoi ne pas plutôt intégrer la vie active au quotidien en permettant au citoyen de pouvoir se déplacer sécuritairement dans les rues pour y être actif ? Comment espère-t-on attirer de jeunes familles ou des professionnels si ces gens sont emprisonnés dans leur domicile cinq ou six mois par année ?

Les élus de St-Jérôme ont une vision à court terme de leur ville. Ils ne réalisent pas qu’une ville constitue bien davantage que des équipements ou des infrastructures. La qualité de vie constitue un facteur primordial donnant envie à des citoyens de s’y installer, d’y vivre, d’y demeurer longtemps et donc de continuer à y payer des taxes.

Ce mépris à l’égard des piétons lance un message très négatif qui ne contribuera sûrement pas à sortir la ville de son marasme. L’incapacité de la ville à respecter son propre plan de déneigement en dit aussi très long sur la compétence des responsables de cette ville.

Il serait peut-être temps d’y faire un bon ménage de printemps.

La ségrégation féministe

Comment sait-on qu’un mouvement est agonisant? Il se retire de la réalité et tente d’abolir tout point de contact, toute possibilité d’ouverture avec des idées étrangères à celles du groupe. Plutôt que de chercher à convaincre le reste de la population de la justesse de ses idées, il n’existe plus que par lui-même et pour lui-même, telle une secte s’auto-satisfaisant. Le féminisme en est peut-être rendu là aujourd’hui, alors qu’une manifestation hallucinée «transinclusive» et interdite aux hommes (incluant les journalistes mâles) se tenait dans les rues de Montréal mardi dernier.

Les organisatrices de cette activité ne se sont même pas donné la peine d’imaginer un semblant d’ouverture envers le sexe tant honni, ces méchants hommes responsables, à leurs yeux, de tous les maux de la Terre. Si tu as un pénis, désolé, tu ne passes pas. On parle de non-mixité en utilisant à peu près les mêmes termes que ceux utilisés par les Blancs sud-africains justifiant la ségrégation sous le régime de l’Apartheid. Chacun chez soi, chacun dans sa communauté, chacun avec les siens, et surtout pas de dialogue.

Ce concept de non-mixité (ou de ségrégation, qui est le mot juste) tire son origine d’une tendance de plus en plus lourde au sein notamment d’universités américaines, celle du «safe space» (espace sécurisé), qui s’appliquait à l’origine aux milieux homosexuels ou transsexuels, mais qui se répand de plus en plus. En clair, on offre à l’individu un endroit où il peut exprimer son identité ou ses idées propres sans jamais être inquiété par des gens qui pourraient avoir une conception différente de la réalité. Il s’agit d’une forme de facebookisation sociale, où il devient possible d’éliminer toute dissension et de vivre exclusivement au sein d’un cercle social partageant ses points de vue.

Par exemple, Erika Christakis, une professeure de Yale, a mis fin à sa carrière d’enseignante cette semaine, après qu’un tollé ait suivi son questionnement d’une directive demandant aux étudiants de ne pas choisir de costumes d’Halloween offensants. Des étudiants ont demandé sa démission, arguant qu’ils ne se sentaient plus «en sécurité» et qu’on ne devait pas tolérer une telle remise en question de leur «safe-space». Situation semblable à l’Université d’Ottawa, où on a annulé un cours de yoga sous prétexte qu’il s’agissait d’une «appropriation culturelle» et que des gens en avaient été offensés (et donc brimés dans leur droit au «safe-space»). Autre cas au Smith College du Massachusetts, où les manifestants ont interdit l’accès à tout journaliste ne faisant pas un serment d’allégeance à leur égard. Avouons toute de même qu’il y a toute une évolution d’une génération contestataire s’étant opposée à la guerre du Viet Nam à une génération de bébés gâtés incapables d’accepter qu’existent d’autres points de vue que les leurs…

C’est ce type de comportements qui mine actuellement la crédibilité d’une manifestation comme celle de mardi. Les organisatrices voulaient créer un «safe-space» et elles semblaient prêtes à écraser quiconque viendrait remettre en question leur conception de la réalité. Ainsi, plusieurs personnes qui ont demandé des éclaircissements quant à leur politique de ségrégation se sont fait insulter par des participantes, puis censurées par les administratrices. S’appuyant sur leurs fantasmes d’une société soi-disant dominée par les hommes où existerait une ségrégation naturelle contre les femmes, ces dernières ont considéré qu’elles étaient en droit d’opérer le même type de discrimination, mais à l’inverse. Sous prétexte d’une injustice imaginée, elles semblent en demander une autre, celle de l’exclusion de toute personne ne partageant pas leur point de vue exalté ; une expulsion basée sur le sexe pour les hommes, et sur les idées pour les femmes n’embarquant pas dans leur délire féminocentriste.

Cette fixation à propos du «safe space» remet en question l’objectif même d’une manifestation: convaincre la population. Pas se convaincre soi-même, pas parler à d’autres vulvocrates qui croient que nous vivons sous un patriarcat encourageant la culture du viol et autre sottise. Non. Parler à la population, au citoyen lambda pour qui l’égalité entre les hommes et les femmes est relativement acquise et qui ne voit pas en quoi les femmes pourraient se sentir infériorisées en 2015. Ce sont ces gens-là qu’il faut convaincre, et on ne les convaincra pas en évitant de confronter leurs idées ou en excluant la moitié de l’humanité de sa cause.

Le féminisme, risquons-nous à le dire, est agonisant précisément parce que beaucoup de celles qui le prônent ont préféré la sécurité au dialogue. Confronter ses idées, c’est difficile, ça fait mal. Ça force à se remettre en question. Ça force à se sortir de sa zone de confort. Il s’agit d’une activité intellectuelle périlleuse demandant l’effort d’une actualisation de ses idées et d’une confrontation à la réalité.

Quand on refuse cette confrontation, on se replie sur soi, on ferme la porte, ça sent le renfermé, ça sent les petits pieds, et on organise des activités ségrégationnistes comme cette manifestation et on contribue à achever de détruire ce qui pouvait rester de crédibilité à un mouvement autrefois utile, mais devenu anachronique.

En cette ère d’austérité, ne serait-il pas temps de revoir le financement accordé aux organisations et aux programmes d’études féministes, qui constituent le terreau fertile d’un tel sexisme revanchard?

Coderre le petit maire

La décision du maire de Montréal de demander une dérogation à la Loi 101 pour accueillir des réfugiés syriens dans les écoles réservées à notre minorité de langue anglaise constitue une telle aberration qu’on se demande si le maire n’a pas trop respiré d’effluves nauséabonds lors de sa visite du collecteur défectueux. On sait que le monsieur est un fédéraliste convaincu, mais il y a des limites à ne pas franchir.

La Charte de la langue française constitue la pierre angulaire du Québec moderne et le rempart contre l’assimilation des francophones en Amérique du Nord. Doit-on encore parler de son importance ? La Commission Laurendeau-Dunton a démontré, pendant les années soixante, que la population active masculine francophone arrivait au douzième rang des revenus parmi tous les autres groupes ethniques, devançant seulement les Italiens et les Amérindiens. En 1972-73, près de 90% des enfants d’immigrants fréquentaient l’école anglaise. Trente ans plus tard, ils n’étaient plus que 8%. Ce changement, c’est la Loi 101, et spécifiquement l’article obligeant les immigrants à fréquenter l’école dans la langue commune, qui l’a permis.

Donc, Coderre veut qu’on suspende la seule loi qui permet aux Québécois d’espérer protéger leur langue commune. Tout ça pour pouvoir accueillir davantage de Syriens. Notons ici l’absurdité de la logique : beaucoup de gens se questionnent déjà sur notre capacité d’intégrer un si grand nombre de réfugiés (alors que nous recevons, proportionnellement à notre population, plus d’immigrants que la plupart des pays industrialisés) et le monsieur Coderre veut nous enlever notre principal atout : l’intégration en français. Le seul résultat qui peut être espéré d’une telle absurdité consiste en une augmentation encore plus problématique des poches de non-intégration dans la région de Montréal, ces quartiers où le français a une vitalité aussi faible que le pendjabi ou l’arabe.

Coderre se justifie en expliquant que les écoles de langue anglaise ont des places disponibles. Mais à qui sont réservées ces places ? Selon la Charte de la langue française, elles sont réservées à la minorité de langue anglaise, les anglos de souche. Pas aux immigrants. En d’autres mots : si ces écoles ont un surplus de places disponibles, pourquoi ne pas simplement transférer les ressources vers le réseau dans la langue nationale ? Le problème, c’est qu’on touche ici aux privilèges de la minorité de langue anglaise, des privilèges politiques qu’ils ne voudront jamais abandonner. Et c’est donc le Québec français qui écope.

Comme je le démontrais dans mon livre Apartheid Universitaire (Éditions Louise Courteau, 2012), le réseau d’éducation de langue anglaise, au Québec, est systématiquement surfinancé par rapport au poids démographique des anglophones de souche. Le problème est beaucoup plus criant au cégep et à l’université, où le 6% d’anglophones de souche se partagent respectivement 14% et 29% du financement total, mais il s’agit là d’une conséquence de toutes les dérogations et affaiblissements qui ont été imposés au fil des ans. La Charte de la langue française est constamment dépecée et ce sont des fédéralistes comme Coderre qui y participent.

Nous faire respecter dans notre maison

Vous souvenez-vous de la chanson « Chez nous » de Daniel Boucher ? Dans celle-ci, l’artiste fait du Québec une maison. Il affirme vouloir accueillir des gens de partout, de toutes couleurs, mais qu’il ne veut pas se gêner de dire qu’il aime sa maison, et qu’il aime ses valeurs et que c’est « d’même de que ça s’passe ». N’est-ce pas représentatif de ce que nous voulons vraiment, nous, les Québécois ? Accueillir des gens d’ailleurs, d’accord, mais n’ont-ils pas ensuite le devoir de nous respecter, de s’intégrer, d’apprendre notre langue, de respecter nos valeurs ?

Nous sommes plusieurs à être opposés à la venue de ces réfugiés syriens, mais là n’est pas l’enjeu principal. La question consiste plutôt à se demander de quelle manière on peut espérer que ces gens nous respectent si nous modifions nos lois fondamentales pour les accueillir. Pour revenir à l’analogie de la maison : ouvririez-vous toutes grandes vos portes à des gens qui y marchent avec leurs bottes sales ? À des gens qui fument si vous êtes non-fumeur ? À des gens qui décident de défoncer le mur de votre salon parce qu’ils ont besoin de cet espace ?

Non, évidemment.

Le Québec est notre maison. Nous sommes ouverts, accueillants, mais il y a un nombre limite de visiteurs qui peuvent y être accueillis et ceux-ci doivent respecter des règles fondamentales. Une de ces règles, c’est que l’éducation des immigrants doit se faire en français. On ne force personne à venir ici, mais s’ils viennent, ce sont les règles. Entrez chez nous, mais enlevez vos bottes.

Coderre, en demandant qu’on déroge à notre loi fondamentale, ne fait pas preuve d’ouverture ou d’accueil à l’égard de ces Syriens. Il atteste plutôt sa fermeture et sa complète déconnexion d’avec les valeurs québécoises. Il démontre encore une fois que son attachement au Canada – un pays de langue anglaise peinturluré grossièrement d’un bilinguisme de façade – dépasse de loin celui du Québec et que s’il a à choisir entre déplaire à des anglophones en francisant certaines de leurs écoles ou aux Québécois en violant la loi, il choisira de violer la loi n’importe quand.

Le maire de Montréal a le devoir historique de protéger notre langue commune. En se mettant au service de la minorité la plus choyée au monde et en œuvrant à contourner la loi pour remplir leurs écoles, il prouve qu’il n’a pas l’étoffe d’un maire et qu’il n’est pas à sa place à ce poste. La question qui tue : les Québécois seront-ils encore suffisamment nombreux à Montréal aux prochaines élections pour avoir l’influence suffisante pour le remplacer ?

Non aux immigrés syriens !

Pourquoi ramasserions-nous les pots cassés de nos voisins du sud ? C’est la question qui me vient en tête quand je pense que le Canada veut accueillir 25 000 immigrés syriens alors que les États-Unis, un pays presque dix fois plus populeux et largement responsable de la catastrophe syrienne, n’en recevra que 10 000.

Ces immigrés, ils nous attirent spontanément la sympathie. C’est un trait de notre culture, surtout au Québec, de vouloir sauver la planète entière, d’aimer le monde au point de nous oublier nous-mêmes. Il est probable que la majorité de ces immigrés soit des gens normaux, bien intentionnés, mais s’il n’y avait que 1 sur 1000 qui soit un terroriste, un terroriste comme l’immigré syrien qui a participé aux attentats de Paris, est-ce là un risque que nous voulons prendre ? Aussi, alors que nous avons des problèmes déjà si criants au Québec, avons-nous réellement besoin de recevoir des gens qui, contrairement aux immigrés habituels, ne seront pas choisis en fonction de leurs diplômes et de leurs revenus, et qui risquent ainsi de finir sur l’aide sociale et d’imposer aux autres la charge financière de leur intégration?

Ces immigrés, au fait, pourquoi émigrent-ils ? Ils émigrent parce que leur pays est en cendres. Et pourquoi l’est-il ? Parce que les États-Unis y mènent une guerre secrète contre le gouvernement légitime de Bachard al-Assad. Le Washington post a dévoilé l’été dernier que les États-Unis dépensent près d’un MILLIARD de dollars par année depuis 2013 pour renverser le gouvernement syrien. Il s’agit d’une des plus grandes opérations clandestines de tout les temps. Et le Canada, en y participant, a fait de nous des cibles. Des cibles autrement plus faciles à frapper que nombre de terroristes peuvent se cacher parmi les immigrés qu’on désire accueillir.

Il y a un dicton très connu qui recommande de ne pas cracher en l’air. Cette guerre en Syrie, elle existe parce que nos gouvernements ont décidé de s’impliquer au Moyen-Orient. Le pétrole, évidemment, en est une des causes, mais il y a également des objectifs géostratégiques, notamment d’endiguer l’Iran, ennemi juré de l’Arabie saoudite et d’Israël. Mais au final, plus on s’implique dans cette région, plus on crée le chaos. Un pays comme l’Irak, où les femmes pouvaient se promener les cheveux au vent il y a quelques décennies à peine, est devenu un refuge de fanatiques et de décapiteurs. Idem pour la Syrie, berceau de nos plus grandes religions. Des peuples évolués, des pays autrefois stables, sont devenus d’inexplicables bordels parce que nous, Occidentaux, avons jugé que nous avions le droit d’y imposer notre vision du monde par la force.

Ces immigrés, il faut les refuser. On ne prend pas cette décision parce que nous sommes des sans-cœurs. On la prend parce qu’on comprend que d’accueillir ces gens ne réglera pas le problème, qu’il nous enlisera davantage dans une situation qui ne nous concerne pas et dans une région où nous ne devrions pas être impliqués dès le départ. Un vieux proverbe dit que la première chose à faire quand on est dans un trou, c’est de cesser de creuser. Ce trou, nous y sommes parce que nous nous croyons meilleurs que le monde entier, nous croyons que nous pouvons implanter notre vision de la démocratie à des gens qui n’en ont rien à foutre, et parce que nous croyons que nous pouvons bombarder des peuples entiers impunément pour ensuite, pauvres hypocrites que nous sommes, pleurer comme des madeleines parce que ces gens viennent se venger.

Le Québec a déjà atteint sa capacité limite d’intégration et nous avons déjà assez pesé sur nos valeurs pour faire plaisir à beaucoup d’ethnies de beaucoup de pays. Nous n’avons pas encore de Front national ici pour défendre nos valeurs, mais ceux qui veulent encore une fois nous noyer sous les flots immigrants réalisent-ils vers quoi ils nous pousseront inévitablement ?