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Les quartiers avec le plus d’enfants à Sainte-Thérèse

Quand on choisit de s’établir dans une ville pour fonder une famille, il y a une donnée qu’on néglige parfois : y a-t-il beaucoup ou peu d’enfants dans le quartier visé ? Même si un quartier peut sembler intéressant, s’il y a peu d’enfants, cela signifie probablement moins de services de garde, moins de camarades de jeu, moins d’amis pour ses propres enfants. Quels sont les quartiers de Sainte-Thérèse où il y a le plus d’enfants ? La réponse ici !

Il est possible de glisser le curseur de la souris sur la carte interactive ci-bas pour voir quels sont les secteurs de Sainte-Thérèse où il y a le plus d’enfants. Les numéros des secteurs sont basés sur les données déjà compilées dans un précédent article sur les meilleurs quartiers de la ville.



Si on fait exception du secteur 15, vers le sud-est de la ville, la plupart des secteurs les plus intéressants sont situés dans Sainte-Thérèse-en-Haut, avec une proportion de la population ayant moins de quinze ans atteignant entre 15 et 20% de la population totale. À l’inverse, les quartiers du centre-ville ont une population infantile beaucoup moins importante ; une seule personne sur vingt a moins de quinze ans dans le quartier 17, par exemple.

Avec une telle carte en main, on peut choisir un quartier qui correspond davantage à ses besoins… et à ceux de ses enfants !

Où vivent les immigrants à Saint-Jérôme ?

La ville de Saint-Jérôme, au nord de Montréal, ne fait pas partie des meilleures villes de la région pour fonder une famille et elle possède une criminalité assez élevée en comparaison d’autres villes. Malgré tout, elle possède d’excellents quartiers pour élever des enfants. Quand vient le temps de choisir un quartier où vivre, il peut également être intéressant d’en connaître davantage sur la composition démographique du quartier. Par exemple, y a-t-il beaucoup d’immigrants ?

Voici, ci-bas, une carte qu’il est possible de cliquer pour agrandir et qui fait état des endroits où il y a le plus d’immigrants (en rouge) et ceux où il y en a le moins (en vert). Les immigrants de première génération (les personnes nées à l’extérieur du pays) et de deuxième génération (les personnes dont au moins un des deux parents n’est pas né au pays) ont été considérés pour ce calcul.



On remarque, en observant cette carte, que les secteurs où il y a davantage d’immigrants et ceux où il y en a moins se côtoient et se chevauchent régulièrement, ce qui témoigne d’une répartition relativement équitable de l’immigration. Les secteurs où il y a le moins d’immigrants sont principalement situés dans les zones plus rurales du quartier Bellefeuille, dans Saint-Antoine, le long de la rivière dans le centre de la ville et vers Lafontaine.

Plusieurs études scientifiques font état des effets de l’immigration au sein d’un quartier :

  • Crowder, Hall et Tolnay (2011) démontrent que l’importance relative de la population immigrante dans un quartier est positivement reliée à la probabilité de déménager dans un autre quartier et, à l’inverse, qu’une large population immigrante dans les quartiers voisins réduit la probabilité de déménager.
  • Rokeach et al. (1960)1 démontrent qu’il y a une tendance naturelle des gens à s’associer, à socialiser et à être plus confortables avec d’autres personnes partageant des systèmes de croyances similaires. Plus grande et la similarité perçue des autres, le plus on leur fait confiance.
  • Saiz et Wachter (2006) expliquent que la valeur des logements dans les quartiers à forte proportion immigrante augmente comparativement moins rapidement que dans les autres quartiers. La population native est prête à payer une prime pour habiter dans un quartier où il y a moins d’immigrants.
  • Hall et Crowder (2013) arrivent à la même conclusion : une plus grande proportion immigrante dans un quartier encourage une fuite de ce quartier par la population locale. Un quartier où une personne sur cinq est immigrante augmente de plus du double la probabilité d’un exil de la part de la population native. En outre, la population native déménage systématiquement dans des quartiers où il y a moins d’immigrants que le quartier qu’elle a quitté.
  • Alesina et La Ferrara (2002) font également état du fait que la confiance entre les citoyens d’un quartier augmente également en fonction du temps passé par chaque citoyen au sein de celui-ci ; les quartiers où il y a plus de déménagements ont un taux de confiance sociale plus bas.

Concrètement, un quartier avec une plus forte immigration a une confiance plus faible entre ses citoyens, des déménagements plus fréquents et une augmentation moins rapide de la valeur des propriétés. Il s’agit là d’une information intéressante à connaître pour tout acheteur potentiel d’une propriété à Saint-Jérôme.

On peut lire d’autres données et d’autres études dans la méthodologie.

Voici les résultats, pour chaque quartier :

Les quartiers de Saint-Jérôme selon la proportion d’immigrants

Secteurs1ère génération2e générationTotal
13%3%6%
22%3%6%
34%6%10%
42%3%5%
50%2%2%
62%3%6%
73%3%6%
84%6%11%
97%4%11%
103%5%7%
114%5%9%
125%2%7%
135%2%7%
143%6%9%
151%3%4%
161%3%4%
172%2%4%
188%7%15%
194%5%9%
200%0%0%
210%4%4%
225%5%10%
234%2%6%
246%5%11%
253%3%6%
263%3%5%
275%5%10%
288%4%12%
295%3%8%
308%2%10%
3110%4%14%
325%5%10%
336%3%9%
3417%8%24%
355%8%13%
365%4%9%
370%3%3%
388%4%12%
390%2%2%
403%3%5%
414%4%8%
427%0%7%
432%2%3%
448%3%10%
4511%0%11%
462%2%5%
4716%8%23%
485%3%8%
492%2%5%
5012%2%14%
519%3%12%
5210%8%18%
536%6%12%
545%2%7%
551%2%3%
563%2%5%
572%4%7%
585%3%8%
596%3%9%
600%2%2%
613%5%7%
627%5%11%
634%2%5%
644%3%7%
6511%6%17%
666%6%12%
676%2%8%
683%3%5%
692%0%2%
700%2%2%
713%6%9%
722%3%4%
730%3%3%
744%8%11%
758%4%12%
764%4%8%
772%1%3%
787%5%12%
794%2%6%
809%6%15%
812%4%6%
824%5%9%
833%4%7%
843%4%7%
855%7%11%
864%4%9%
870%4%4%
886%6%12%
898%7%15%
907%6%14%
916%6%12%
927%2%8%
932%3%5%
942%2%4%
956%2%8%
963%3%6%
976%6%12%
986%4%11%
992%2%4%
1004%7%11%

Source : Recensement de Statistique Canada (2016) et calculs de l’auteur.



On constate que les secteurs 34 et 47, dans l’est du centre de la ville, sont les endroits où il y a le plus d’immigrants. En effet, un peu moins d’un habitant sur quatre y est d’origine immigrante, de première ou de deuxième génération. À l’inverse, il y a plusieurs secteurs plus favorisés, par exemple le 20, dans Lafontaine, mais aussi les secteurs 5, 39, 60, 69 et 70.

Saint-Jérôme constitue une ville ayant, pour le moment, une immigration encore relativement basse, en comparaison avec d’autres villes du sud du Québec. En choisissant le bon quartier où s’installer, on peut bien y vivre dans un environnement où les gens se font confiance entre eux.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Saint-Jérôme

Il est souvent difficile, lorsqu’on fait le choix de s’installer dans une ville, de savoir quels sont les meilleurs et les pires quartiers pour s’implanter et élever une famille. La maison ou le logement sont beaux, l’agent immobilier est souriant, la rue a l’air tranquille, mais qu’en est-il des voisins et du quartier lui-même ? S’agit-il d’un simple dortoir ? La population est-elle active ou sur le chômage ? Y a-t-il beaucoup d’immigrants et de minorités visibles ? Est-ce que les voisins parlent français ? Peut-on se déplacer facilement à pied ou à vélo ?

J’ai compilé des données sur la ville de Saint-Jérôme, afin d’établir les meilleurs et les pires endroits où y élever une famille. Voici le résultat, sur la carte ci-bas, qu’il est possible de cliquer pour agrandir. Les secteurs en vert constituent les meilleurs endroits tandis que ceux en rouge sont les pires. Les données sont purement comparatives, c’est-à-dire qu’un secteur vert ne signifie pas qu’il s’agit d’un endroit nécessairement supérieur (ou rouge inférieur), mais simplement qu’il s’agit d’un endroit supérieur (ou inférieur) par rapport aux autres secteurs de la ville.

Pour compiler ces données, j’ai compilé des données selon quatre thèmes généraux et quinze sous-thèmes. La méthodologie complète est expliquée ici.

On constate, en observant la carte, que les quatre villes originales, devenues des secteurs de Saint-Jérôme depuis la fusion de 2002, ont grosso modo conservé leurs caractéristiques générales.

  1. Secteur Bellefeuille. À gauche de l’autoroute 15, il s’agit d’un secteur très favorable pour élever une famille.
  2. Secteur Saint-Antoine. En bas à droite de la carte, à l’est de la 117. Il s’agit d’un secteur généralement favorable pour élever une famille.
  3. Secteur Lafontaine. En haut à droite de la carte. Il s’agit d’un secteur plutôt varié, avec des quartiers plus favorables et d’autres plus défavorables pour élever une famille.
  4. Secteur Saint-Jérôme. Au centre de la carte, le long de la rivière. Sauf exceptions, il s’agit d’un secteur très défavorable pour élever une famille.

Voici les données détaillées :

les meilleurs quartiers

Comme constaté ci-haut, les meilleurs quartiers sont tous dans le secteur de Bellefeuille. Tous ces quartiers ont en commun une excellente structure familiale, une très forte cohésion sociale, et une excellente situation financière. Bien que l’enracinement local n’y soit pas aussi fort que dans certains autres quartiers, la force des trois autres facteurs fait décrocher la palme à ce secteur.

… et les pires

À l’inverse, les cinq pires quartiers où élever une famille sont tous situés vers le centre-ville de Saint-Jérôme. Pour ceux qui connaissent bien la ville, cela ne devrait pas être une surprise, car le centre de la ville est très pauvre. Les quartiers 34 et 45 sont particulièrement désavantagés, avec un taux de chômage respectivement de 22% et 27%. La proportion de familles monoparentales y est également dangereusement élevée.

mentions spéciales

Plusieurs quartiers de la ville de St-Jérôme offrent un beau compromis entre la qualité de vie offerte à Bellefeuille, par exemple, et la proximité des commerces du centre de St-Jérôme. Je pense notamment aux secteurs 48, 91 et 93. Ces endroits offrent à la fois un milieu de vie familial, francophone, de classe moyenne, homogène et local.

Saint-Jérôme constitue une ville assez pauvre, et il est crucial, pour une famille désirant s’y implanter, de bien choisir son quartier. J’espère que ces statistiques pourront aider les familles (ou familles éventuelles) à faire le bon choix. Si on s’installe aux bons endroits et avec de bons voisins, Saint-Jérôme peut être une ville où il est très agréable de vivre et d’élever ses enfants.