Étiquette : Alcool

6 raisons pour arrêter de boire de l’alcool

Un matin, il n’y a pas si longtemps, je me suis levé et j’ai jeté tout l’alcool qui était dans mon appartement. J’ai décidé que c’était assez. Terminé. Vu de l’extérieur, ça semblait assez radical et soudain, et on aurait pu douter de ma capacité à respecter cet engagement. Mais c’est un engagement qui a été respecté et qui le sera encore dans le futur. Pourquoi en suis-je si certain ? Parce que j’ai décidé de vivre de manière plus rationnelle et que c’est la seule manière cohérente de vivre.

Pensons-y un instant. On s’attache en auto pour éviter les accidents, on ne fume pas pour éviter le cancer des poumons, on fait de l’exercice pour son cœur, on mange santé, on consulte un planificateur financier pour sa retraite, on se plaint de la pollution, on parle de santé mentale, on prend du soleil mais pas trop, on… Puis on ingère un produit cancérigène, toxique, et qui coûte très cher. Logique, SVP ?

Voici les principales raisons qui m’ont convaincu d’arrêter de boire de l’alcool :

1. LA SANTÉ

L’alcool est un cancérigène avéré du groupe 1, selon le CIRC. Le groupe 1, ce n’est pas la catégorie du « peut-être » ou du « possiblement ». Il s’agit du groupe où se situent des agents cancérigènes aussi sympathiques que l’amiante, l’arsenic ou le gaz moutarde. Boire de l’alcool augmente significativement le risque de contracter un cancer de la bouche, du larynx, du pharynx, du foie, du sein ou colorectal. Une étude a également démontré que la consommation régulière de bière accentue les risques d’avoir un cancer de la prostate. Il est possible, si on a l’estomac assez solide, de trouver des images de ces cancers pour se convaincre qu’il ne s’agit ni d’une partie de plaisir ni d’une simple statistique.

Source de l’image

Même si la possibilité d’attraper un cancer augmente en fonction du nombre de consommations d’alcool et de la régularité de l’ingestion, une seule consommation est suffisante pour augmenter les risques. L’alcool serait responsable de près de 11% des cancers chez les hommes (4,5% chez les femmes) et une consommation régulière, même modérée, réduit l’espérance de vie.

Outre le cancer, l’alcool augmente le risque d’hypertension, d’arythmie cardiaque, de cirrhose du foie, d’hémorragie cérébrale et de troubles cognitifs. L’alcool constitue également un facteur de corrélation avec de nombreuses maladies mentales.

2. Le sommeil

Putain de sommeil. Oui, ce sont les mots que j’employais vers la fin. M’endormir, aucun problème, mais peu importe ce que je faisais, ou presque, je me réveillais six heures après ma dernière gorgée, vers 3h00 du matin, bien alerte, le cœur battant la chamade, et incapable de me rendormir. Suivaient une douche, puis quelques heures de lecture, et avec un peu de chance j’arrivais à m’assoupir avant que n’arrive le matin. Pas besoin de dire que ma journée du lendemain était très ordinaire…

Pourtant, l’alcool endort. Le problème, c’est qu’il réveille plus tard dans la nuit et compromet le sommeil paradoxal, qui constitue la phase du sommeil la plus réparatrice. Le sommeil paradoxal augmente normalement en durée tout au long de la nuit ; la première phase peut durer dix minutes tandis que la dernière peut durer une heure. Une nuit normale de huit à neuf heures peut comporter quatre ou cinq phases de sommeil paradoxal. Le sommeil paradoxal est très important notamment pour consolider les apprentissages et pour la maturation du système nerveux. Un manque de ce type de sommeil peut nuire à la concentration.

En outre, l’alcool interfère avec le rythme circadien et il affecterait certaines hormones permettant le sommeil. C’est pourquoi non seulement il y a manque de sommeil paradoxal dans la seconde partie de la nuit, mais également on se réveille plus souvent. Le lendemain (et les jours suivants, quand on commence à vieillir et à récupérer plus lentement), on est fatigué et on a de la difficulté à se concentrer. La productivité au travail chute, la patience est moindre, les risques d’accidents automobiles augmentent et l’humeur est moins bonne.

La consommation d’alcool peut également mener à de l’insomnie chronique et exacerber des problèmes de ronflement ou d’apnée du sommeil.

3. L’argent

On a tendance à sous-estimer l’impact que peuvent avoir de petites décisions sur nos finances. Par exemple, imaginons le cas d’une personne dépensant environ 35$ par semaine en alcool. Ce n’est pas beaucoup ; on parle ici de l’équivalent de deux ou trois bouteilles de vin par semaine. Hé bien, si ce 35$ par semaine était mis de côté, il monterait à 1820$ au bout d’un an. Or, tant qu’à le mettre de côté, pourquoi ne pas l’investir ? Le marché, dans son ensemble, a donné un rendement approximatif de 7% par année depuis plusieurs décennies. Combien font 35$ par semaine à 7% de croissance pendant dix ans ? 26 000$. Et pendant vingt ans ? 79 000$. Et trente ans ? 186 000$ ! Si deux jeunes personnes faisaient le choix pour le reste de leur vie l’une de ne pas boire d’alcool et l’autre de dépenser 35$ par semaine, la différence, au bout, de cinquante ans, se chiffrerait à 834 000$ !!

Pour une personne qui dépense davantage, les économies seraient encore plus intéressantes. Prenons le cas d’un buveur qui dépense 70$ d’alcool par semaine, soit environ trois bières par jour et deux bouteilles de vin la fin de semaine, avec une sortie occasionnelle dans les bars. Un scénario plausible. Cette personne économiserait 52 000$ après une décennie, 159 000$ après vingt ans et 372 000$ après trente ans !

On appelle cela : la magie des intérêts composés. L’argent qui crée l’argent. De petits changements d’habitudes qui ont de grandes conséquences.

Arrêter de boire peut ainsi permettre de se payer un rêve dans quelques années, ou bien d’améliorer dès maintenant sa qualité de vie. Un buveur léger pourrait ainsi se payer de très belles vacances annuelles tandis qu’un autre pourrait carrément mettre une mise de côté pour l’achat d’une maison.

4. La perte de poids

Il est difficile de perdre du poids quand on boit de l’alcool. Par exemple, une seule bouteille d’un vin rouge sec contient autant de calories que trois beignes ! De plus, l’alcool donne faim : il active dans le cerveau des zones qui favorisent la prise alimentaire. Une personne prenant dans sa soirée une bouteille de vin aura donc ingéré l’équivalent de trois beignes additionnés possiblement d’un repas supplémentaire. Comment espérer perdre du poids de cette façon ? Sans parler que l’alcool donne rarement envie de manger de la salade…

5. sautes d’humeur

L’alcool cause des sautes d’humeur, principalement, dans mon cas, dans les jours suivants l’ingestion d’alcool, cet interstice entre deux beuveries. Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres aux dérèglements de la sérotonine, et ces sautes d’humeur peuvent causer beaucoup de dommages aux proches qui les subissent. Elles peuvent mettre en danger des relations, un emploi, ou bien davantage. Je ne saurais juger moi-même de tout ce qui a été détruit par mon humeur changeante, mais j’ai choisi d’agir de manière à réduire les risques.

6. Temps libre

On ne pense pas à l’ampleur du temps que fait perdre l’alcool. Il ne s’agit pas seulement de l’acte de boire lui-même, qui pouvait, pour moi, aller de 16h00 à 21h00 environ quelques jours par semaine. Il faut aussi considérer le temps perdu pour penser à l’alcool, pour aller acheter l’alcool, le sommeil perdu (voir le point 2), la perte de productivité les jours suivants, etc.

Quand on arrête de boire, on se retrouve soudainement avec beaucoup de temps libre. Il s’agit du moment idéal pour se (re)découvrir une passion, pour se développer, pour faire du sport, pour écrire, pour s’activer autrement, pour éviter la passivité.


Il y a probablement autant de raisons d’arrêter de boire qu’il y a de personnes qui boivent. Ces six raisons sont les miennes, mais d’autres personnes pourraient en ajouter d’autres :

  • Meilleure vie sexuelle;
  • Plus belle peau et apparence plus jeune ;
  • Plus grande confiance en soi ;
  • Moins d’impulsivité;
  • Sentiment d’abandonner une béquille.

Vivre rationnellement

Au final, le choix se résume entre deux options : veut-on vivre de manière rationnelle ou non. Veut-on agir comme un être humain doté d’un cerveau et capable de faire des choix selon les conséquences de ces choix, ou désire-t-on agir comme un animal suivant ses pulsions et ses désirs immédiats ?

La Prière de la Sérénité, lue chez les Alcooliques Anonymes, dérive du stoïcisme. Plusieurs l’ont attribué (possiblement faussement) à l’empereur Marc-Aurèle, un des Stoïciens les plus connus, mais peu importe ce qui est vrai ou non dans cette paternité, l’idée de base des Stoïciens y est : on ne contrôle pas la partie animale qui est en nous, mais seulement la partie rationnelle, et il faut se donner le défi, en tant qu’humain, de contrôler ce qui peut être contrôlé et d’accepter ce qui ne le peut pas.

Or, quand on se soumet volontairement à l’alcool, quand on décide de s’imposer une telle béquille, vit-on à la hauteur de ce que doit être un être humain ? Un autre Stoïcien, Épictète, écrivait :

« Ce n’est pas par la satisfaction du désir que s’obtient la liberté, mais par la destruction du désir. »

Ce désir de boire de l’alcool, il peut être détruit.

Au-delà des effets positifs sur la santé, le sommeil, l’argent, la perte de poids, l’humeur et les temps libres, il y a la satisfaction de devenir véritablement libre, de placer son bonheur non pas dans une substance toxique et nuisible, mais dans soi, c’est-à-dire la seule chose sur cette Terre sur laquelle on a un véritable contrôle.

Quand les Ontariens ne tolèrent pas l'alcool

On en avait peu parlé, mais l’agression sauvage dont a été victime Kevin Parent a été l’oeuvre d’une dizaine d’Ontariens en visite dans notre paisible capitale. Une attaque gratuite, ou presque. Mauvais endroit, mauvais moment. Mauvais endroit: notre capitale; mauvais moment: tomber face à face avec une bande d’attardés ontariens qui ne tolèrent pas l’alcool. Fait divers?

Source de l’image
Certains sont prompts à affirmer que le fait que les agresseurs soient Ontariens ne change rien à la donne, que ça n’a pas plus d’importance qu’autre chose. Un de mes contacts Facebook a même comparé la relation entre Ontariens et Québécois à celle entre les gens de Calgary et d’Edmonton! Exit les différences culturelles! Exit les différences linguistiques! Nous ne serions qu’un magma difforme d’identités mélangées soumis aux aléas du hasard. La victime était québécoise, connue, et les agresseurs étaient tous ontariens, tous en visite. Pure coïncidence, disent les apôtres de ce multiculturalisme relativiste.
Pourtant, j’aurais envie de le dire bêtement, platement, comme ça: les différences existent. Des peuples ont certaines qualités que d’autres n’ont pas. Et certaines cultures ont des comportements qui sont étrangers à d’autres. J’aurais envie de le dire: les anglophones ne tolèrent pas aussi bien l’alcool que nous. Est-ce mal? J’en ai connu combien des anecdotes d’anglophones qui, avec un verre dans le nez, devenaient violents et écervelés? Oui, de tels Québécois existent également, mais globalement, j’ai l’impression, voire la certitude, que nous sommes beaucoup plus civilisés lorsque nous buvons.
Tenez, prenez un Québécois qui visite un pays ou une province étrangère. Il prend son trou, il parle la langue de l’endroit où il se trouve, il essaie de s’adapter à sa société d’accueil et la dernière chose qu’il souhaite, c’est de terminer sa soirée au poste de police. L’Ontarien, lui, arrive avec ses gros sabots, impose son anglais, parle fort, cherche la bataille. Ce n’est pas systématique, mais j’en ai connu tellement comme cela que je ne peux pas ne pas dire que c’est faux. À Ville Saint-Laurent, l’alcool rendait agressif; à Hochelaga, elle rend sympathique. C’est culturel ou génétique, mais ça existe; je l’ai vu de mes propres yeux.
Il y a une dizaine d’années, alors que j’étais sur la route de Détroit avec mon sac à dos, j’ai croisé un Québécois en camping prolongé à Windsor, en banlieue de Détroit. Il me contait de quelle façon il évitait systématiquement les bars en Ontario après 23h00. « Trop violent; les Ontariens ne savent pas boire. Tu reçois un coup derrière la tête parce que t’as fixé le vide un peu trop longtemps » me disait-il. Même constatation chez de nombreuses personnes d’Outaouais, qui subissent les allées-venues d’anglophones venus faire la fête au Québec après une heure du matin (heure de la fermeture de leurs bars).
La vérité, il ne faut pas avoir peur de la dire franchement: certains peuples tolèrent l’alcool, d’autres non. Nous avons des origines latines, de bon vivants, de rigolards, de fêtards, mais d’autres ont des origines saxonnes et sont plus belliqueux et arrogants. Simplement. Cela ne signifie pas qu’il faille généraliser à l’extrême (ce qui reviendrait au même que de nier ces différences, mais à l’opposé), mais simplement reconnaître qu’il y a deux peuples différents au Canada, tant par leur langue, leur culture, que leur façon d’anticiper une soirée arrosée entre amis.
Or, quand on accepte ces différences, quand on reconnaît ces spécificités, on ne peut pas ne pas considérer la nécessité pour le peuple du Québec d’avoir les moyens de mieux contrôler ce genre d’éléments nuisibles qui viennent faire la fête pendant la relâche scolaire et brutalisent un de nos meilleurs chanteurs. Il ne faut pas, comme certains excités l’affirment, utiliser les mêmes moyens et aller « taper de l’anglais ». Ce serait une erreur fondamentale. Il faut être plus intelligent et seulement démontrer que le racisme dont on affuble parfois les Québécois qui tentent de défendre leur identité, est en fait celui d’Ontariens qui, non contents de venir nous mépriser en refusant notre langue, s’en prennent ensuite à nos icônes.
L’indépendance ne réglerait peut-être pas tout, mais qui ne rêverait pas d’une frontière, avec inscription au dossier de tous les visiteurs, et capacité de suivi pour ceux qui commettent de tels actes? Qui ne rêverait pas d’un vol nolisé suivi d’une expulsion définitive du Québec pour les jeunes voyous qui n’auraient pas appris ni à nous respecter, ni à boire comme des adultes?
Souvent, l’instauration d’une barrière ne constitue pas un isolement ou un repli, mais une simple délimitation définitive de l’endroit où s’appliquent nos lois et un rappel à ceux qui la traversent de leur devoir absolu de respecter ce que nous sommes, c’est-à-dire un peuple différent, unique, qui ne tolère pas ces comportements.
À trop laisser la porte grande ouverte, à trop se considérer comme une province comme une autre, à trop vouloir s’adapter aux autres plutôt que de les forcer à s’adapter à nous, nous sommes en train de devenir une carpette de choix où de fanatiques Ontariens viennent s’essuyer leurs bottes fangeuses.
AJOUT: Kevin Parent confirme qu’il a été agressé parce qu’il est francophone.

Higgins, Kostitsyn, Price: les mercenaires et leurs excès

Saoul, par terre, fini. C’est dans ces mots que mon collègue de travail m’a décrit une soirée passée dans un bar avec Chris Higgins, un joueur du club de hockey les Canadiens de Montréal. Et ce n’était pas la seule histoire. La belle-soeur d’un autre collègue s’est fait larguée au métro avec vulgarité par le même fêtard après une nuit de débauche. Selon Jean Perron, l’ancien entraîneur, il n’est pas le seul à commettre des excès: Carey Price et Sergei Kostitsyn font également partie de la fête. Pire: selon une nouvelle que devrait sortir La Presse dans quelques heures, les excès pourraient impliquer des agressions sexuelles ou de la drogue.   Une histoire de mercenaires.
Au fond, ça vous surprend? Allez, sérieusement: de jeunes millionnaires au début de la vingtaine qui se saoulent dans les bars et se tapent des filles en série, ça vous étonne? Pas moi. Ce qui me surprend, par compte, c’est que ce sont des joueurs adulés par la population, des idoles qui ont la ville à leurs pieds et qui crachent sur elle et se moquent de la population en commettant des gestes tout à fait déplacés. Ça, c’est étonnant. Du moins si on croit que ceux-ci ont quelque attachement que ce soit envers Montréal.
higging-price-kostitsyn-mercenaires
Lire la suite de cet article ->

Babich rosé

Le nouveau Babich rosé, directement de Nouvelle-Zélande, est tout à fait délicieux à 14,75$, avec de généreux arômes de framboises et une présence sucrée extrêmement subtile et délicate.  Un vin qui ne va pas tout casser, mais qui est un excellent choix pour la fin d’après-midi sur une terrasse, ou sur le bord de la piscine, quand on a envie de quelque chose de nouveau.

3,9/5,0

 

 

Alcool: quand le privé est bouchonné

J’ai une amie qui étudie aux HEC et qui a écrit un portrait d’entreprise de la Société des alcools du Québec (SAQ). En voici un extrait, qui compare la situation au Québec à celle de l’Alberta.

« Le 2 septembre 1993, le ministre responsable de L’Alberta liquor control board (ALCB) annonçait la privatisation de la vente au détail des produits d’alcool, le gouvernement a confié la gestion de son entrepôt à une firme privée.

Les magasins ont été vendus à un prix largement inférieur à leur coût d’acquisition. Les propriétés de l’ALCB ont été évalués et vendues à un prix qui s’approche davantage de leur valeur comptable que de leur juste valeur marchande c.a.d. de leur valeur économique réelle. La perte pour le gouvernement albertain serait d’au moins 26.2 millions de dollars.

Selon le gouvernement albertain la privatisation ne devait avoir aucun impact sur leurs revenues. Mais le gouvernement a perdu environ 968.5 millions de dollars en marge bénéficiaire brute de 1998 à 2002 en raison de la privatisation et des baisses successives des taux de majoration. Il n’a économisé en revanche qu’une somme de 519.0 millions de dollars en salaires et autres dépenses d’exploitation pour les mêmes années. Il y a donc un manque à gagner de 449.5million de dollars soit 90 millions de dollars par année depuis les 5 dernières années.

Pendant le processus de privatisation les prix on fortement augmenté en Alberta. Les prix des vins ont augmenté de 13.3% en un mois seulement, les spiritueux de 10.4% et les bière de 8.7% pour une moyenne de 10.3% d’augmentation. Comparons une bouteille de champagne de Dom Pérignon au Québec nous la vendons 191$ en Ontario 192.15$ et en Alberta 221.48$.

Les hausses de prix sur le marché albertain ont été observées malgré les baisses de taxes successives et les baisses marquée des salaires des employés (baisse de 36% du taux horaire passant de 11.85$ de l’heure à 7.55$) et les baisses des conditions de travail.

La fragmentation du marché en raison du nombre croissant de magasins, l’augmentation des coûts d’entreposage et les frais de livraison plus élevés ont contribuer à rendre le système privé plus coûteux que l’ancien système public.

Un nombre important de produit est plus disponible aux entrepôts mais divers sondage sont venu confirmer une baisse de la sélection disponible dans la majorité des magasins privées. Les produits ne semble pas se retrouvé sur les tablettes.

Le marketing socialement responsable de l’alcool semble moins efficace avec le secteur privé, sans compter les coûts additionnels qu’entraîne la surveillance du commerce privatisé de l’alcool afin d’éviter la contrebande ou la fabrication illégale.

Les heures d’ouverture ont augmenté ils ont passé de 72 à 112 heures. Il y a également eu une augmentation de magasin de 310 à 1087, par contre chaque point de service offre moins de produits différents.

Bref, l’étude des données depuis 10 ans nous démontre l’échec presque complet des attentes qu’avait formulé le gouvernement Albertain en 1993.» (J-Ève Grenon)

La démonstration est assez éloquente: si le nombre de points de vente a augmenté, le choix a diminué, la responsabilité éthique face à l’alcool s’est évaporée, les conditions de travail des employés ont régressé, les prix ont explosé et le coût économique pour l’Alberta a été dévastateur.

Quelques faits utiles à rappeler à tous les apôtres du tout-privé, notamment chez les jeunes Libéraux. Et une autre preuve que le désir de confier au plus offrant une entreprise aussi performante et rentable pour l’État que la SAQ tient davantage de l’idéologie que d’une froide et précise analyse des faits.

La SAQ est un exemple à suivre dans son domaine; vouloir sa désintégration est non seulement illogique, mais tout simplement stupide et réduirait non seulement le service offert aux clients (surtout en-dehors des grands centres) mais également la richesse de l’État.

Je propose que ceux qui ont été assez stupides pour proposer cela soient échangés à la SAQ du coin, avec la facture, pour une cuvée libérale au goût un peu moins bouchonné.