Étiquette : blogosphère

Renart contre Patrick Lagacé: manque de preuves!

L’histoire commence par un blogue tout à fait anodin, mais dont l’auteur aime bien provoquer: Pataklow. Le type fait un texte sur Jean-François Plante, de l’ADQ et le confond avec un autre Jean-François Plante. Patrick Lagacé remarque la bourde et pond un billet sur le sujet. Le type en question s’excuse. L’incident est clos. Vraiment?
Non, il ne l’est pas.
Arrive Pascal « Renart » Léveillé, qui, comme le démontre Martin Comeau, s’était donné pour mission de s’attaquer à Patrick Lagacé en août dernier:

J’ai Patrick Lagacé sous mon point de mire en ce moment du côté de chez Branchez-vous!

Et voilà le noeud de « l’affaire ». M. le Renart est fâché parce que son commentaire chez Patrick Lagacé n’a pas passé le filtre de la modération. Alors que de nombreuses personnes ont déjà affirmé que nombre de leurs commentaires ne sont pas passés, M. le Renart est convaincu être la cible d’une censure intentionnelle de la part de M. Lagacé. La raison? Il a accusé Pataklow et Patrick Lagacé d’être une seule et même personne!
Et quelles sont ses « preuves » pour lancer une telle accusation? Le fait que Patrick Lagacé ait ajouté rapidement Pataklow à sa blogoliste et le fait que Patrick Lagacé ait « censuré » ses commentaires. Wow, quelles preuves!
Même s’il se défend dans une mise à jour de son billet d’avoir clairement accusé Lagacé d’être derrière Pataklow, Martin Comeau a imprimé les tweets de Renart, où on peut lire: « Tu es démasqué Pascal-Pierre Bradette! Alias Patrick Lagacé » Comme le note Comeau, le point d’interrogation a disparu au fil des re-tweets.
Face à ces attaques injustifiées et à cette calomnie, Patrick Lagacé a pris le temps de répondre en personne, expliquant ce que tout le monde savait déjà: il n’a pas le temps de faire ces conneries.
En outre, Lagacé explique les origines de la guerre puérile que lui mène Pascal Renart Léveillé:

En conclusion : j’aime bien Renart, avec qui j’ai des échanges occasionnels par courriel. Mais je dois te dire, et je te le dis avec un sourire, et une bine sur l’épaule, que je suis un peu tanné de me faire dire « Je ne suis pas un journaliste ! » par des citoyens-blogueurs qui disent, sur Twitter ou sur bloye, des faussetés non-vérifiées sur mon compte. Il faudrait réfléchir à cette excuse, à ce paravent trop utile qu’est le « Je ne suis pas journaliste », à une époque où tout le monde est un « fournisseur de contenu ».

On a donc le portrait complet. En août dernier Renart annonçait qu’il allait s’attaquer à Lagacé parce qu’il ne le considèrait pas comme un journaliste. Et maintenant, il cherche à le traîner dans la boue en l’accusant d’être un imposteur. Il pousse même l’audace jusqu’à écrire:

Pointer Patrick Lagacé permet surtout d’avoir l’attention des gens. [Je souligne] Mais je n’ai pas inventé le fait que mon commentaire ne passe pas.”

Évidemment, vous le savez, je ne suis pas objectif. Je n’aime pas le Renart, qui fut mon ancien collaborateur et chez qui j’ai perçu les signes d’une enflure de l’égo m’ayant profondément écoeuré. Je n’ai aucun respect pour quelqu’un qui se permet de traîner ainsi un journaliste aussi crédible et respectable dans la boue sous prétexte d’attirer du trafic ou d’avoir un « scoop ». Les scoops, ça se mérite. Les accusations doivent être fondées, sinon on perd de la crédibilité. Et en ce qui me concerne, celle de Renart vient de tomber comme une boule de crème glacée sur l’asphalte de juillet.
Pour ma part, j’en ai sorti deux, des scoops. Le 19 septembre 2008 j’avais annonce en primeur que Pierre Morin était de retour et était l’auteur du blogue Bleu Québec. Et le 16 mars dernier, j’annonçais également en primeur (avant même les journalistes) que Louise Harel contrôlait déjà Vision Montréal et qu’elle allait en prendre la tête afin de tenter de devenir mairesse de Montréal. J’écris pas ça ici pour me vanter, juste pour démontrer qu’il est possible d’avoir des informations utiles sur le net mais que celles-ci doivent être SOLIDES, sinon on prend le risque de se discréditer et de discréditer l’ensemble des blogueurs.
Et malheureusement, c’est ce qui s’est produit avec cet événement. Renart a merdé, il a calomnié Patrick Lagacé sans raison, et les blogueurs ont encore une fois eu l’air d’idiots.
Si vous me demandez pourquoi je me tiens loin de cette petite clique auto-congratulante de la blogosphère, plus intéressée à se flatter réciproquement le dos qu’à faire du sens et trouver une réalité à ce monde, vous en avez un exemple de plus. J’en ai plus qu’assez de lire Renart contre Patrick Lagacé, Renart contre le Voyou du Bayou, Renart contre ceux qui n’ont pas d’éthique ou Renart qui veut boycotter d’autres blogueurs.
Prendre l’initiative, c’est bien. Mais utiliser ses supporteurs comme bélier pour mener de vaines petites guerres personnelles, sans se soucier de ceux qu’on salira au passage, moi j’appelle cela de l’égoïsme, et je décroche. On peut avoir des opinions sur quelqu’un et même être dur à son endroit (je l’ai été), mais ça prend des preuves quand on l’accuse. Et Renart n’en a pas.
Voilà pourquoi je continuerai sur ce blogue à parler principalement de politique, de réflexions personnelles et d’autres choses du genre. Tout, mais en me tenant loin de cette consanguinité blogosphérique.


Mise à jour: C’est vrai que je ne donne pas l’impression d’un gars qui veut se détacher de tout cela avec cette nouvelle couche de peinture dans son coin. J’ai peut-être eu tort de poster ce texte. Disons simplement que j’espère que ce sera un point d’orgue et que je n’aurai plus à parler de lui dans aucun billet. Je n’avais pas réagi lorsqu’il voulait organiser un boycott contre d’autres blogueurs (comme moi), mais je tenais seulement à faire ma part pour dénoncer son attaque injustifiée contre Patrick Lagacé, un journaliste-blogueur pour qui j’ai énormément de respect.
MÀJ2: Patrick Lagacé répond aux attaques gratuites de Pascal Léveillé dans ce billet.

La dictature des réseaux et le blogueur-parasite

C’est quelque chose qui me tape royalement sur les nerfs.  Écrire quand on a rien à dire.  Autant aller aux toilettes sans envie, manger sans faim ou dormir sans sommeil.  À quoi ça sert, dites-moi?
Je survolais le carnet d’un blogueur que je ne nommerai pas pour ne pas le stigmatiser. Ça fait déjà plusieurs fois que je parle de lui à certains amis. J’ai l’impression que la recette pour être populaire sur la blogosphère consiste à écrire le plus souvent possible pour ne rien dire du tout.   Bref, c’est l’oeuvre d’un parasite qui fédère le contenu créatif créé par d’autres sans jamais oser se mouiller et assumer ses opinions.
dictature-reseaux-blogueur-parasite
Source de l’image
Voici la recette pour avoir beaucoup de commentaires sur son blogue sans jamais écrire quoi que ce soit de particulièrement intelligent.
Le blogueur-parasite:

  • Donne rarement son opinion. Il se contente de parler de l’opinion des autres.  Il parlera de ce qu’un tel pense ou un tel autre affirme.  Il n’a pas d’opinions sur les sujets en question et se contente généralement de conclure par des généralités un peu usées à la limite du pathos;
  • Fait un maximum de liens. Pour compenser le fait qu’il n’a rien à dire, il fait un tas de liens dans chacun de ses textes.  Il incite ainsi chaque personne liée à venir commenter son texte même si celui-ci n’apporte pas le moindre contenu constructif.  Il suffit d’écrire qu’un tel a dit ceci, un tel a dit cela et une telle pense ceci pour que les personnes commentées viennent le remercier du lien et contribuent à lancer la discussion.  Il s’agit donc d’une forme de parasitage consistant à se nourrir de l’énergie créatrice des autres;
  • Écrit des textes très courts: Idéal pour Twitter, où il a un compte très actif.  L’idée consiste à avoir toujours quelque chose de neuf sur le site.  Puisqu’il est impossible d’écrire un texte de 2000 mots par jour, il faut faire le plus court possible, mais également le faire le plus souvent possible.  Bref, le blogueur écrit 3 ou 4 paragraphes, rarement plus (sauf s’il a beaucoup de personnes à citer, c’est-à-dire si le parasite a trouvé une source créatrice particulièrement riche);
  • Écrit souvent: La suite logique du point précédent: puisque le blogueur écrit des textes courts, il a le temps d’en écrire souvent.  Une fois par jour est un minimum, et s’il doit s’absenter pour quelques jours il est impératif de le signifier à ses lecteurs;
  • Est collé sur l’actualité. Il doit être rapide comme l’éclair.  Il surveille les blogues de ceux qui créent du contenu plusieurs heures par jour, et dès qu’il se passe quelque chose il se dépêche de faire un lien vers ceux qui ont la capacité d’en faire une analyse réfléchie;
  • Pose beaucoup de questions mais possède rarement même l’ébauche d’une réponse. Il pose beaucoup de question, mais il ne cherche pas à y répondre.  Poser une question, ça permet de laisser les autres tenter d’y répondre.  Bref, encore une fois, on prospère sur l’énergie créatrice d’autrui.  Poser une question et émettre ensuite une hypothèse sérieuse basée sur un discours articulé, voilà qui est hors de question pour le blogueur-parasite.

Appliquez les six points précédents et vous aurez un blogue qui a du succès.
La vraie question, pourtant, demeure intacte:qu’est-ce qu’un tel blogueur apporte comme contenu aux autres?  À part faire des zillions de liens vers tous ses amis, on ne le lit que rarement réfléchir, se questionner, prendre position, bref apporter du nouveau au débat.  Il est toujours le premier pour parler de la réflexion d’autrui, mais lui, qu’a-t-il donc à apporter?  À part constituer un aperçu de ce que pensent ceux qui pensent à quoi sert-il et qu’est-ce que cela implique pour le futur de la blogosphère?

Quel futur pour les blogues?

Avec la montée en puissance de Twitter, je crois que le futur des blogues sera moins dans le contenu que dans la potentiel de réseautage qu’ils apportent. Réfléchir, se questionner, philosopher, faire des enquêtes, tout ça aura de moins en moins d’importance dans la mesure où la personne qui produit ce contenu fera ou non partie de notre réseau social. D’une certaine manière, le blogueur-parasite sera l’ami qu’on a et qui nous tient au courant de tout ce qui se passe chez ceux qui ont quelque chose à écrire. D’un côté, il parasite, mais de l’autre il redonne à son réseau social. Qui a dit que tout en lui est noir?
Et pour les créateurs de contenu, que restera-t-il? Pas grand chose. Si votre force n’est pas la capacité à créer et entretenir un réseau social, il vous restera seulement à espérer qu’un blogueur-parasite soit en panne d’inspiration et fasse un lien vers votre site, amenant des gens vous lirent. Mais n’espérez pas qu’ils reviennent: dans le vortex de l’internet 2.0, on ne surfe plus le web à la va-comme-je-te-pousse, mais on écoute ses amis du réseau et on suit leurs liens. Bref, ou vous créez un réseau, ou vous vous condamnez à écrire dans le vide, dépendant des blogueurs-parasites pour votre succès.
Ce sont peut-être mes bleus qui se poursuivent, mais je suis de moins en moins enthousiaste vis-à-vis du potentiel démocratique et libérateur des blogues.  D’une démocratie des blogues nous sommes peut-être en train de dévier vers une dictature du réseau où la qualité de la relation avec autrui prend le pas sur la rigueur et l’éthique.  L’important n’est plus ce qui est dit, mais qui le dit.  Gratte mon dos et je gratterai le tien.
N’est-ce pas là une réplique exacte d’un système politique souvent corrompu qu’on est en train de mettre en place?
Pour ma part, je respecte les créateurs et j’abbhore les parasites qui se croient en mesure de juger de tout et de rien sans jamais avoir le courage de prendre position et d’articuler un discours réfléchi sur un sujet donné. À mes yeux, c’est purement et simplement une forme de prostitution littéraire.

Pourquoi Renart a quitté UHEC… et la prostitution littéraire…

Bon, je ne voulais pas y revenir, mais je crois qu’il le faut. Je vais expliquer pourquoi Renart a quitté UHEC et je vais répondre par la même occasion à son dernier torchon.

Bon, commençons par le début. Renart est devenu collaborateur à UHEC parce que je lui ai dit que j’aimais son style et qu’il avait la possibilité de devenir un très grand blogueur s’il y mettait les efforts. C’était au printemps 2007 je crois. Il m’a donc soumis quelques textes, dont certains ont été refusés parce qu’ils étaient confus ou trop longs. Mais je lui ai donné quelques conseils et au bout d’un très court laps de temps il est devenu collaborateur du blogue. Même si son apport n’était pas apprécié de tous au début (plusieurs se demandaient ce qu’il faisait ici, avec sa vision apolitique, voire naïve des choses… lire à ce sujet ce commentaire, qui n’est pas exactement d’un de mes fans) je savais qu’il deviendrait un grand blogueur car sa vision naïve des choses amenait beaucoup de lecteurs. Peut-être pas des lecteurs qui avaient des opinions fortes et qui aimaient discuter, mais des lecteurs tout de même.

Ma vision de Renart a commencé a changé à partir de son texte Pourquoi je ne suis pas libertarien (mais que je suis quand même quelque peu sous le charme). Je trouvais sa position confuse, politiquement intenable, et je n’étais pas vraiment à l’aise qu’un blogueur affilié tienne des propos de droite sur le blogue. Et puis, à ce même moment, j’ai vécu une rupture et je n’avais pas trop le temps et le goût de bloguer. Alors j’ai laissé courir. Mais je commençais à me questionner sur notre collaboration, car il était clair que UHEC devait rester un blogue de gauche et un blogue politique.

Renart posait des questions, et il en pose d’ailleurs toujours. Il est bon pour ça, poser des questions. Mais il l’est moins pour trouver des réponses. Il écrivait le 20 octobre 2007:

Au-delà de la politicaillerie et des grands discours, il va bien falloir un jour trancher dans le compromis canadien, le multiculturalisme, le bilinguisme officiel insidieux, asymétrique, parasite maladroit du bilinguisme volontaire, utilitaire, qui lui s’appuie avec raison sur le statut mondialisant de la langue anglaise. Il faudra faire le tri. […] Sinon, aussi bien passer à un autre niveau et accélérer l’assimilation en intégrant la totalité des nouveaux immigrants par l’anglais et en offrant des cours d’anglais gratuits pour la population francophone.

Ce sont de bonnes questions, mais le tri, il aurait pu le faire en lui aussi, car c’est lui qui se trouvait constamment entre deux chaises, incapable de se décider sur la position à choisir. Incapable de prendre position sur le multiculturalisme, sur le bilinguisme, sur l’anglicisation rampante à Montréal. Puisque UHEC a toujours été un site « coup de gueule », disons que je commençais à trouver que ses positions étaient plus que floues et moins pertinentes. Le tri, il aurait fallu qu’il le fasse d’abord dans ses idées.

Par la suite, ce qui s’est passé est la chose suivante: j’ai compris. Oui, oui, j’ai compris. Compris qu’un blogue c’est juste des bits sur un écran. Je me suis fait une nouvelle copine (déjà cinq mois, ouhla! 🙂 ), et j’ai commencé un projet de programmation de système automatisé de transactions boursières. En quelques mois j’ai appris à programmer alors que je ne savais rien faire et que j’ignorais tout de la programmation. Depuis environ quatre mois, je passe en moyenne quarante à cinquante heures par semaine à programmer (ou en attente de résultats d’optimisations), trente heures à travailler, et je vois ma copine la balance du temps. Alors le blogue… Disons que j’ai commencé à m’en foutre. Et sérieusement.

Parallèlement, j’ai commencé à chérir l’idée de pouvoir écrire moins souvent sur le blogue, seulement de temps en temps quand je le pourrais. J’ai même pensé le fermer, et c’est venu très près que je le fasse. Mais j’ai décidé de continuer, de n’écrire que quand j’en avais vraiment envie. Renart m’a alors écrit, s’inquiétant de la baisse du lectorat et du ranking: « […] La différence entre ta présence forte sur ton blogue avant et ton silence de maintenant semble se faire ressentir au niveau des commentaires, du trafic, et surtout, de notre détermination à y participer. »

Bon, concernant l’épisode de AFG, Renart affirme que c’était de l’égocentrisme de ma part justifiée par le fait que AFG avait dépassé UHEC dans le classement de Toutlemondeenblogue. Rien n’est plus éloigné de la réalité. La vérité, c’est que UHEC était déjà quasi à l’abandon (mon texte précédent datait de presque une semaine!) et que je n’en avais rien à cirer du classement de blogue de machin-truc. Je m’en foutais éperdument. Comment je suis tombé sur le site d’AFG? Je ne m’en souviens plus. Je crois que cette semaine-là tout le monde en parlait, peut-être même Lagacé. Je ne savais même pas que AFG était plus visité que UHEC, et je m’en foutais honnêtement.

Alors, quand j’ai écrit ce que j’ai écrit à propos de AFG, je l’ai fait parce que je voulais bien le faire. Parce que j’ai fait le tri dans mes idées (contrairement à Renart) et que j’ai choisi: le bilinguisme est un ennemi car le bilinguisme dans une société minoritaire conduit à l’assimilation. J’ai choisi mes idées. J’ai pris possession de mes points, de vue, au risque de déplaire. J’ai préféré être cohérent et m’aliéner des lecteurs plutôt que d’être naïf et ignorant et de poser des questions sans jamais trouver de réponses. J’ai choisi de dénoncer le fait que d’écrire en anglais sur la vie québécoise n’incitait pas les immigrants à se franciser. Je l’ai fait, et je le referai encore. Parce que ce sont là mes valeurs. Je crois en la langue française et en l’intégration des immigrants. J’ai pris position, ce que Renart n’est pas capable de faire. (En passant, notez que Renart est son nom « d’artiste ». Personnellement si j’avais déjà été refusé de publication à 4-5 reprises je réfléchirais avant de me prendre un nom « d’artiste » et de traiter les autres d’égocentriques…)

Suite à ce texte, Renart a écrit quelque chose que je n’ai pas aimé et j’ai compris que lui et moi on ne pensait vraiment plus pareil et qu’il valait mieux terminer notre collaboration. Je n’étais plus à l’aise d’écrire à côté de ses textes naïfs et insipides et lui n’était plus à l’aise non plus avec quelqu’un qui assume ses positions. Alors nous avons décidé d’en rester là, et c’est tout.

* * *

Quand Renart m’accuse d’être égocentrique, il fait de la projection. En fait, depuis son départ, tout tourne autour de son égo. De ce qu’il a vu, à qui il a parlé, des textes qu’il a écrit sur Centpapiers ou ailleurs, de son rang dans les blogues (non mais quelle importance le « ranking », franchement!), etc. Il a écrit plusieurs textes pour me dénoncer, et il a continué ses petits textes insipides où il pose beaucoup de questions sans jamais trouver de réponses. Mais pour Renart, ce qui compte c’est d’être lu. Le ranking! Il m’avait d’ailleurs écrit cet hiver pour me signifier que UHEC baissait dans les rankings, c’est pour vous dire l’importance que ça avait pour lui. Être connu, connaître la gloire… Il semble bien parti pour réaliser son rêve, lui qui blogue à temps plein désormais.

Par ailleurs, il affirme qu’il avait changé de catégorie pour le ranking ou je-sais-pas-quoi. Il dit qu’il avait fait ça pour me faire descendre dans le ranking et que je lui avais écrit par la suite. Et bien je n’ai même pas été visité ce ranking et jusqu’à preuve du contraire il n’est pas possible de changer de catégorie, alors vraiment il est rendu bas ce Renart pour mentir comme ça!

* * *

Aujourd’hui, c’est la fête des Patriotes.

Les Patriotes, s’ils vivaient aujourd’hui, ils se révolteraient. Ils n’accepteraient pas de plier sur leur langue, sur leur culture, de devoir plier l’échine et s’angliciser inexorablement. Mais si des mous comme Renart étaient catapultés en 1837, ils seraient les premiers en avant de la ligne à dire: « mes amis, ça ne vaut pas la peine cette violence! Ce n’est pas grave si nous disparaissons, ou si nous nous faisons écraser! » Mous. Très mous. Et ils accepteraient un job de journaliste pour le compte de Sa Majesté et renieraient ensuite leur peuple pour quelques dollars.

Car c’est comme ça qu’ils sont les gens assoiffés par le prestige, le pouvoir… ou le ranking. Ils se disent indépendantistes, mais ils sont une honte, le genre de soi-disant indépendantistes qui sont en fait les pires collabos et dont les actions sont plus dommageables que plusieurs fédéralistes (qui eux au moins avance à visage découvert).

Ils posent des questions de la même manière que d’autres offrent une voiture à vendre; quand l’acheteur offre le bon prix, les réponses se trouvent immédiatement. Bref, c’est une forme de prostitution littéraire où l’auteur s’offre à celui qui lui offre le plus.

La seule chose que je regrette avec Renart, c’est de ne pas avoir suivi mes intuitions dès le début, et de l’avoir viré dès l’automne dernier, quand j’ai commencé à être mal à l’aise avec ses positions.

Ceci dit, je lui souhaite la meilleure des chances dans sa carrière de blogueur-naïf professionnel. Qui sait, il se retrouvera peut-être un jour sur Cyberpresse, à poser des questions et à ne jamais donner de réponses, sauf quand ça va dans la « bonne direction »…

La prostitution littéraire, c’est déjà mieux que de faire la rue, non?