Étiquette : blogue

Merci

Ce projet a maintenant cinq ans. C’était en décembre 2006 que j’avais commencé à préparer mon premier blogue. Le nom n’est pas important; j’ai même perdu les textes. C’est en janvier suivant que j’ai commencé le blogue « Un homme en colère », sur la plateforme blogspot. Quelques mois plus tard, je créais uhec.net (UHEC = un homme en colère), qui connut pas mal de succès à une époque où les blogues avaient la cote; j’avais plusieurs collaborateurs, et ceci rendait le blogue très vivant. Un an plus tard, au printemps 2008, je déménageais à nouveau en créant le blogue « Le dernier québécois ». À l’automne, je créais « L’électron libre ». Puis, finalement, début 2009, « ledernierquebecois.wordpress.com ».

C’est l’heure du bilan.

Voici une série de questions-réponses. C’est plus simple, ou original, qu’un long texte narratif.

Question: Quel genre d’articles as-tu été le plus fier d’écrire?

Réponse: Sans aucun doute la série sur le sur-financement des institutions de langue anglaise. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à écrire un livre sur le sujet, qui sera éventuellement publié (je l’espère). J’ai aussi des textes faisant état de l’anglicisation de Montréal, de Laval, et faisant des liens entre les résultats des élections et la langue des locuteurs. En général, tous les textes qui impliquaient de la recherche statistique m’ont rendu très fier.

Q: Quel genre d’articles as-tu été le moins fier d’écrire?

R: Les histoires de règlements de compte avec le RRQ. Ça devait être fait, mais ce n’était pas glorieux. J’aurais aimé ne jamais avoir eu à m’abaisser à un mouvement de fond de ruelle comme celui-là. Ceci dit, il faut toujours terminer ce qui a été commencé. Le Réseau de résistance du Québecois (RRQ) est une organisation profondément nuisible pour le Québec. J’aurais simplement aimé ne pas avoir à l’écrire; j’aurais aimé croire que les Québécois étaient assez intelligents pour tourner le dos à des groupuscules qui toléreraient ou prôneraient, selon certains, l’intimidation, le harcèlement et servant strictement de faire-valoir à un gourou qui, dans sa Gaspésie, vit la grosse vie avec la vente d’une foule de babioles inutiles qui font croire à certains Québécois naïfs qu’ils aident la cause quand ils gaspillent en fait leur argent dans le trou noir sans fond de l’égo d’un groupe d’apparence proto-fasciste faisant davantage partie du problème que de la solution. Mon blogue a généralement été bien au-dessus de tout ce qu’a pu faire ce groupe sectaire depuis le début de son existence, ce qui, avouons-le, n’est pas difficile à battre. Il m’a suffi d’analyser les faits, de proposer des réflexions pertinentes, d’ouvrir les esprits, là où la bande de traîtres du RRQ n’a proposé que préjugés et vieux discours, s’appropriant au passage le travail et les réussites des autres.

Q: Ce sont des mots très durs. Peux-tu nuancer ton opinion?

R: Toute réussite est collective. Quand un groupe revendique en son nom les victoires collectives, il nuit à l’ensemble de la collectivité. En 2009, par exemple, Bourgeois s’était pété les bretelles comme quoi c’était grâce au RRQ que le prince Charles avait dû passer près des poubelles… Bullshit! J’y étais, et il y avait de nombreux groupes, dont la SSJB, dont le MPIQ, dont des membres et officiers du PQ et de simples citoyens, beaucoup de simples citoyens et d’autres encore, et la plus belle banderole était de la SSJB (à l’époque l’organisme n’était pas encore le prolongement de l’égo de Patrick Bourgeois). Le RRQ n’était qu’un des groupes, mais il s’est accaparé le mérite. Il a fait la même chose dans l’histoire de la reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham. Ce groupe sert son image et seulement son image. Il méprise les initiatives qui viennent d’autrui et s’invente sa propre mythologie. C’est typique des mouvements sectaires. Le RRQ n’est pas une organisation patriotiques, c’est une secte qui ne s’assume pas. La meilleure chose qui pourrait arriver au mouvement indépendantiste serait le démantèlement du RRQ. Ce serait une grande journée pour les Québécois, qui pourraient enfin militer dans des groupes honnêtes n’ayant pas besoin d’agir dans l’ombre pour faire progresser notre cause. NOTRE cause. Pas celle du RRQ.

Q: Pourquoi parler publiquement des actions nuisibles du RRQ et ne pas régler ça en privé?

R: Contre un mouvement qui vit dans l’ombre, il faut la lumière. Si je tentais de tout régler en privé, je serais comme eux. C’est PRÉCISÉMENT la magouille et les manœuvres cachées qui sont la cause du problème actuel. On n’arrive pas à se réinventer parce qu’il y a toujours des voyous tapis dans l’ombre à attendre le moment de brûler sur la place publique quiconque diverge de « LA » pensée orthodoxe. C’est le totalitarisme de la pensée avant celui des faits. Je ne peux même plus compter le nombre de militants indépendantistes crucifiés publiquement par Patrick Bourgeois sur sa page Facebook ou ailleurs (ce dont on m’a parlé en privé). Jamais sur les idées, toujours sur la personne. Je crois que c’est notre grosse différence: moi je critique les idées; lui il s’en prend à la nature des gens. C’est peut-être pour ça que son regroupement ressemble de plus en plus à une garderie d’adolescents prépubères; à cet âge on croit souvent que l’intimidation, c’est viril.

Q: Malgré cela, ton blogue t’a-t-il permis de vivre des expériences positives?

R: Plusieurs! Je suis passé à de nombreuses reprises à la télévision et à la radio, et j’ai pu travailler à la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) pendant un an. J’ai également pu faire mes preuves en rédigeant un mémoire de grande qualité pour Impératif français, le groupe pour lequel j’ai le plus de respect, à vrai dire. Et j’ai appris, dernièrement, à mieux comprendre la nature profonde du peuple québécois. Un grand peuple, mais un peuple qui vit tellement dans la peur et qui se sent si fragile qu’il en vient à tolérer l’intolérable. Ça s’applique notamment aux accommodements déraisonnables, et de même qu’à une certaine façon d’occuper la place publique par certains groupes.

Q: Pourquoi n’as-tu pas cessé de bloguer quand tu es entré à la SSJB?

R: À l’époque, je voyais la SSJB comme un tremplin. Faut dire: ça a été une diminution de salaire pour mois la SSJB, et ça a été très difficile de travailler dans un climat où j’avais souvent l’impression de courir après le travail et où les initiatives personnelles étaient rarement encouragées. C’est pour cette raison que j’ai gardé le blogue: j’espérais que ça me mène ailleurs. Je n’étais pas très heureux à la SSJB et plusieurs de ses administrateurs n’aimaient pas mon blogue, notamment Robert Comeau, parce que j’avais critiqué Le Devoir. C’est à ce moment aussi que j’ai eu mes premiers conflits avec le RRQ, parce qu’eux me voyaient comme le représentant de la SSJB et moi je désirais conserver mon indépendance et mon droit de dire que je pensais que leur mouvement était tout à fait merdique et nuisible, ce que je pense toujours (même si j’ai tenté de leur donner une chance, alors qu’ils ont volé mon argent… c’est une autre histoire). Tout ça pour dire qu’au moment de renouveler mon contrat avec la SSJB, je voulais juste garder le contact, faire peut-être 4-5 heures par semaine max., et que la SSJB cherchait plus quelqu’un à temps plein, et, bref, on s’est laissé d’un commun accord.

Q: Pourquoi avoir écrit un livre après avoir quitté la SSJB?

R: En quittant la SSJB, j’ai réalisé que le blogue était un médium qui ne me permettait pas de m’exprimer librement. J’ai donc décidé d’écrire mon livre à ce moment. J’ai eu un peu d’aide de la part de la SSJB, mais je leur ai fourni des données en échange. J’attends toujours d’être publié. J’ai des données exclusives.

Q: Pourquoi ce nouveau conflit avec le RRQ, dernièrement?

R: Le RRQ me reprochait souvent de ne pas être dans l’action. Ça me faisait un peu rire, considérant que je milite depuis l’âge de 16 ans et que j’étais dans des mouvements socialistes ou nationalistes avant même le cégep (j’ai même été candidat aux élections provinciales de 1998, sous la bannière du Parti de la démocratie socialiste, ancêtre de Québec Solidaire), mais toujours est-il que j’ai commencé à m’impliquer davantage, dernièrement, notamment en coorganisant une manifestation au mois d’octobre dernier. Carl Contant, chef de section du RRQ dans Lanaudière, a tout fait pour empêcher cette manifestation. Insultes, harcèlement, intimidation. Il a fallu se faire accompagner par la milice parce que des participants avaient peur du RRQ. Ensuite, on a averti le RRQ du comportement de Carl Contant, et le RRQ n’a pas sévi.

Q: Ce devait être très frustrant, non?

R: Oui, très frustrant. Normalement, une organisation crédible se doit de sévir contre un officier qui intimide des gens, encore plus si ce sont des gens qui ont la même opinion politique. Par la suite, Carl Contant est allé encore plus loin, en me diffamant, en menaçant des amis, et le RRQ n’a toujours pas agi. C’est à ce moment que j’ai appris qu’il y aurait déjà eu des menaces de « cassage de jambes » contre un ancien officier du RRQ qui a quitté le mouvement aujourd’hui. Je ne peux pas en dire davantage, mais je peux dire que ce mouvement a perdu toute crédibilité à mes yeux.

Q: Pourquoi t’en être pris à la SSJB?

R: Il y a environ trois semaines, Mario Beaulieu, président de la SSJB, m’appelait à minuit pour me dire de me méfier du RRQ. Ça faisait déjà plusieurs personnes qui me disaient qu’il avait peur lui-même du pouvoir du RRQ. Je ne les croyais pas. Mais lors de cette conversation j’ai expliqué ce qu’avait fait Contant, je lui ai donné le lien vers la vidéo où Contant menace un autre indépendantiste, je lui ai dit que c’était inacceptable. Bref, lorsque j’ai vu que Contant était responsable de la sécurité lors de la manifestation du Mouvement Montréal français, le premier décembre dernier, j’ai compris que ce n’était plus Mario Beaulieu qui était en charge de la SSJB. On dirait que c’est le RRQ qui contrôle le jeu maintenant. J’ai d’abord écrit à Beaulieu pour lui dire en privé ce que je pensais de son geste (surtout quelques jours après le suicide d’une jeune fille victime d’intimidation), mais il ne m’a pas répondu. C’est pourquoi j’ai publié l’histoire six jours plus tard, après avoir laissé beaucoup de temps à M. Beaulieu pour qu’il explique son geste.

Q: Crois-tu que le Mouvement Montréal français a perdu de la crédibilité dans cette histoire?

R: Un peu, oui. Il devient de plus en plus apparent que ce mouvement n’est qu’une façade et que les forces à l’œuvre derrière cette façade ont peut-être des objectifs nobles, mais elles ont des méthodes douteuses. Le fait de mettre un individu sous enquête policière pour menaces en charge de la sécurité (quel besoin de sécurité, au fait?) fait état d’une possible mainmise du RRQ sur le MMF et la SSJB. Le seul gagnant, dans cet histoire, est le RRQ. C’est typique des mouvements sectaires de devoir tirer les ficelles dans l’ombre. Il y a quelques personnes de quelques organisations reconsidérant leur appui à la SSJB qui m’ont demandé à voir la vidéo de Carl Contant. Ce fut fait. La vérité finit par être connue.

Q: Est-ce que le MMF peut s’amender?

R: Oui. Si la SSJB montre la porte au RRQ et dénonce publiquement les méthodes du RRQ. Gilles Duceppe, qui refusait de participer à tout événement où le RRQ pouvait se trouver, avait bien compris. La SSJB devrait s’en inspirer et refuser de participer, de financer ou d’appuyer toute initiative émanant de ce mouvement sectaire.

Q: Que répondrais-tu à ceux qui disent que tu cherches à diviser?

R: Je leur répondrais qu’ils n’ont rien compris. La force d’un mouvement ne vient pas de son unité forcée, coercitive, de gens qui marchent ensemble en se pinçant le nez. La force d’un mouvement vient de son appui populaire, et cet appui passe par un discours argumenté, cohérent, qui peut venir d’une multitude de partis ou de mouvements différents. Quand un mouvement comme le RRQ, par exemple, ou un individu comme Philippe Leclerc (l’anglomane/multiculturaliste d’Option nationale), décide ce qui doit constituer la vérité, et se permet de considérer comme extérieur au bien commun tout ce qui ne suit pas la ligne directrice, on obtient une marche forcée, précisément, qui est nuisible pour tous. Le RRQ – ou le PQ, en fait, ou la plupart des organisations en ce moment – est un mouvement non-organique, c’est-à-dire qu’il est incroyablement fragile. Il est aussi fragile qu’il a besoin de contrôler l’information. Québec Solidaire, au contraire, est un mouvement organique; le discours est très peu contrôlé et la base est plurielle. Je n’appuie pas davantage Québec Solidaire, mais je respecte tout de même un peu ce parti pour cette raison. En clair, la division ne vient pas du fait de se critiquer les uns les autres; la division vient de ceux qui veulent empêcher les critiques, qui considèrent le mouvement comme étant si fragile que toute critique risquerait de le détruire. Ce sont ces gens-là, le gros problème.

Q: Que répondrais-tu à ceux qui disent que tu es excessif?

R: Je suis excessif parce que je suis passionné. Je prends une idée, et je la pousse jusqu’à sa conséquence ultime. Les demi-mesures, pas pour moi. Je déteste ceux et celles qui croient à moitié. On croit ou on ne croit pas. J’ai cru alors je me suis donné à fond. Je ne crois plus alors j’arrête. C’est tout. Quand on est convaincu d’avoir raison, et quand on a des statistiques, des données, un argumentaire, des idées et tout un coffre à outils idéologique pour appuyer cette conviction, on fonce. Sinon, ce serait comme avoir une voiture sport de l’année et la laisser dans l’entrée. J’aime mieux foncer dans le tas parce que même si je ne me fais pas d’amis, au final ce sont mes idées qui triomphent. Peu de gens le savent, par exemple, mais c’est moi le premier qui a constaté l’anglicisation particulièrement rapide de Laval et qui a compilé ces données. Aujourd’hui, la cellule du RRQ prend l’essentiel de ce travail et se l’approprie; sauf que c’est correct. C’est comme ça. Les idées n’appartiennent à personne. Ce qui compte, ce n’est pas le véhicule. Ce qui compte, ce sont les idées. C’est ça que de nombreuses personnes ne comprennent pas. Pour vouloir être indépendant, il faut se questionner sur cette indépendance et faire le combat des IDÉES, pas celui de savoir si le véhicule doit être le Parti Québécois, Québec Solidaire ou Option nationale. Un mouvement qui tue les idées tue l’indépendance. Un mouvement qui se concentre uniquement sur le comment tue l’idée du pourquoi. Voilà d’ailleurs, en passant, une des raisons pour lesquelles je dis que le Parti Québécois et Option nationale se ressemblent beaucoup (trop).

Q: Tu crois que le RRQ tue l’idée d’indépendance?

R: Oui, exactement. Le RRQ est le pire ennemi de l’indépendance. En tuant les idées, en éliminant tous ceux qui ne pensent pas et ne font pas comme le voudrait la sainte-orthodoxie du bureau politique de l’organisation, on tue toute forme de remise en question, et donc de potentiel d’arrimage avec la population. En évacuant les idées, en ne faisant que petites stratégies sur petites stratégies (comme le putsch raté alors qu’on a tenté, il y a une ou deux semaines, de saborder le PQ-Laval pour le transférer vers Option nationale), on perd de vue les idées. On tue les idées. C’est typique des mouvements sectaires: on opère une forme de rupture avec le monde extérieur, non pas en s’isolant physiquement, mais en s’isolant intellectuellement. On part du principe qu’on a raison, mais le problème est que cette analyse se vérifie de moins en moins avec les faits. Qu’on me comprenne bien: je suis indépendantiste, je veux l’indépendance. Mais on est en 2011; on ne peut pas simplement parler du combat comme étant un combat contre les méchants fédéralistes, par exemple. Aujourd’hui, il faut se battre notamment contre le cartel bancaire et contre les organisations transnationales. Le RRQ tente bien, maladroitement, de rejoindre la population sur d’autres thèmes (notamment la corruption), mais ça n’a rien à voir, en réalité, avec l’indépendance. C’est une idée secondaire, un greffon sur un tronc malade parce qu’isolé intellectuellement depuis trop longtemps. Quand je pense au RRQ, je pense à une maison fermée. J’aurais envie d’entrer et d’ouvrir toutes les fenêtres.

Q: Que penses-tu de Patrick Bourgeois?

R: Le chanteur des B.B.? Bof.

Q: Hahaha. Tu sais ce que je veux dire.

R: Hey c’est mon entrevue alors je déconne si je veux! 😛 Je pense que Patrick Bourgeois constitue la pire nuisance du mouvement indépendantiste depuis des décennies. C’est un chevalier de l’ombre; il fait faire ses basses actions par ses sous-fifres, pendant qu’il vit grâce à quoi au fond… aux t-shirts du RRQ vendus 60$? Cet individu n’a jamais rien fait pour la cause; il détruit la cause. Il a créé un mouvement rigide, hiérarchique, sectaire, qui contrôle tout de la tête jusqu’à la base (et non l’inverse, comme ce serait le cas dans un mouvement sain) et qui décourage toute pensée divergeant de celle du « cheuf ». Son RRQ constitue un rassemblement d’individus dysfonctionnels à qui on fait croire qu’ils aident la cause indépendantiste parce qu’ils achètent une guenille à 35$ ou qu’ils boivent de la bière entre gros bras une fois par semaine. Le RRQ n’a jamais rien fait pour l’indépendance. Même quand il fait des actions, il met toujours sont logo avant son message. Le message du RRQ, c’est: RRQ.

Q: Pourquoi ne pas simplement ignorer le RRQ?

R: Ses membres sont partout! J’avais réussi à les ignorer tant bien que mal, mais c’est rendu difficile. Ils vivent pour les médias. Ils n’agissent que s’il n’y a des médias. Ce sont des vampires médiatiques. En ce moment, c’est assez bénin, mais un tel mouvement sectaire, s’il n’est pas arrêté, pourrait causer beaucoup de dommages à long terme.

Q: Est-ce que tu fermes ton blogue?

R: Oui. Non.

Q: ?

R: Je prends une pause. Je déménage.

Q: Est-ce que ça a quelque chose à voir avec le RRQ?

R: Pas du tout! J’avais annoncé mon désir d’arrêter il y a six mois, soit bien avant les plus récents conflits. Disons simplement que le RRQ a contribué à réduire mon désir de militantisme au minimum. Je suis juste… ben tanné. Je ne vois plus l’intérêt de continuer. Ça fait cinq ans; j’ai fait le tour. Tout recommence. C’est toujours la même chose: Montréal s’anglicise, les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres, le PQ est dans la merde. Y a rien qui a changé en cinq ans. Y a rien qui va changer. Les Québécois veulent disparaître. C’est ce que je crois maintenant. Se battre contre une montagne, quand on regarde à sa gauche et qu’on voit des ados attardés du RRQ et à sa droite une population à genoux. Non merci.

Q: Tu parles beaucoup du RRQ, pourtant, pour quelqu’un qui veut les ignorer et qui dit que ce sont des incapables.

R: Oui, je sais. Le RRQ représente, à mes yeux, l’essence de ce qui ne fonctionne pas. Je pourrais inclure d’autres groupes. Il y a trop de gens qui pensent que des partis mollassons comme le PQ et radicaux comme le RRQ constituent deux extrêmes. En fait, ce sont deux faces d’une même médaille, soit celle des magouilles, des manœuvres cachées et de la peur des débats publics. Le PQ de Pauline Marois ressemble beaucoup au RRQ de Patrick Bourgeois; c’est d’ailleurs typique des organisations dirigées d’en haut. Le fait que je parle du RRQ exprime, à mes yeux, un problème plus fondamental, soit, comme je l’ai dit plus haut, la peur séculaire du peuple québécois de ne pas être à la hauteur, et cette crainte irrationnelle de croire que de faire les débats en public de ou se critiquer constructivement pourrait mener à notre affaiblissement. Marois, Bourgeois, ont la même peur, au fond: perdre leur petit piédestal. Toute critique contre leurs organisations respectives est une critique du chef. Toute dissidence est éliminée. Je parle du RRQ parce que je connais mieux le RRQ que le PQ. J’ai reçu des dizaines (bon, ok, neuf ou dix personnes différentes) de courriels ou de messages au cours des dernières semaines me donnant de l’information à propos d’actions nuisibles de la part du RRQ (je garde ces informations comme un « Joker » si jamais le RRQ s’en prenait à moi). La tentative de détourner le PQ-Laval vers Option nationale ne constitue que la pointe de l’iceberg. L’idée, en bout de ligne, c’est que ces actions cachées nuisent à tout le monde. Si on veut embarquer la population, il faut ne pas avoir peur des débats publics et avancer à masque découvert. Sinon, tout est perdu.

Q: Crois-tu que le français va survivre?

R: Je le crois de moins en moins. Je crois de plus en plus que tout est fini. La population a accepté de disparaître. Les années soixante, c’était un dernier regain de vie dans une cause perdue. C’est trop d’énergie à dépenser, trop difficile. Je vais continuer à parler uniquement français sur le territoire du Québec, mais je vais le faire à titre personnel. Je me réserve le droit d’avoir un regain d’énergie, mais je crois que l’heure n’est plus à l’action. Il faut redevenir semeurs. Et, croyez-moi, la récolte est très très lointaine.

Q: Tu es défaitiste.

R: Oui. J’entrevois de gros changements économiques au cours de la prochaine décennie, ce qui conduira à une « simplification rapide » (effondrement) de la plupart des structures héritées de la Révolution tranquille. La Loi 101, déjà, n’existe plus qu’en façade. Les gens n’y croient plus. Ils ont baissé les bras. Et quand ils voient des voyous se proclamer patriotes, ils décrochent encore davantage.

Q: Te considères-tu comme un militant?

R: Non. Ce fut ma grosse erreur. Peut-être ma pire erreur. J’ai déjà milité, mais je ne suis pas un militant. Un militant, c’est quelqu’un qui se définit par son action. Un militant, c’est quelqu’un qui accepte de se laisser endoctriner par sa cause. Non. On peut militer, mais on n’est pas un militant. Quand on devient un militant, on est déjà sclérosé, on a déjà cessé de penser. Quand on est un militant, on ne remet plus rien en question et on fait l’inacceptable pour « la cause ». Moi, je suis un penseur. Quand la SSJB est venue me chercher, elle a cru que j’étais un militant. Je suis un militant dans la même mesure où Victor Lévy-Beaulieu peut être un militant (bien que celui-ci ait beaucoup plus de talent que moi). J’ai milité, mais sans cesser d’être un individu à part entière. Et ça, pour certains, c’est très dangereux.

Q: Combien de textes as-tu publiés?

R: 973, avec celui-ci. J’aurais bien aimé me rendre à 1000… Mais qu’est-ce que cela aurait changé?

Q: Combien de personnes ont visité ton blogue, en moyenne?

R: En 2007-2008, environ 400 personnes uniques par jour. En 2009, environ 600-700, avec des pointes à plus de 2000. En 2010-2011, environ 400 personnes.

* * *

Merci à ceux qui m’ont suivi depuis ces cinq dernières années. Je me suis fait beaucoup d’ennemis, mais quelques amis aussi. Et j’aime mieux être apprécié de quelques personnes qui en valent la peine que d’une masse d’imbéciles qui se pensent patriotes parce qu’ils vont harceler des maires francophones sur la rive-nord ou qui gaspillent leur argent pour payer le train de vie du cheuf ou un avion à 1000$ avec une banderole.

Le blogue est né, il a vécu, et il est temps de tourner la page.

Oh, je vais sûrement écrire encore. Je vais d’abord déménager mes textes ailleurs, au cours des prochains mois (mon abonnement se termine en février, je crois, et je n’ai plus les moyens de me réabonner). Je vais les laisser car il y a une foule d’informations utiles dans ceux-ci, notamment des statistiques et des résumés. Ensuite, je vais peut-être écrire, ou peut-être pas. Qui sait.

La leçon de base est qu’écrire constitue une œuvre de communication. On écrit quand on a quelque chose à dire. Il y en a qui en font un métier; on peut penser à un larbin comme Bock-Côté qui se fait le porte-parole de Péladeau et qui est bien récompensé (et rémunéré) malgré son absence totale de talent. Je ne voudrais pas devenir comme ça. On peut dire que je suis présomptueux, mais je trouve que j’ai trop de talent pour terminer comme un Bock-Côté, un Éric Duhaime, un Richard Martineau et autres cruches qui polluent la place publique. Ces gens sont les représentants du patronat. Ce sont des idiots utiles interchangeables. Ils n’ont rien à dire, ils n’ont pas de talent, et ils sont simplement récompensés parce qu’ils sont dociles. Non, ça ne m’intéresse pas.

Je crois que le vrai pouvoir se trouve dans les livres. On peut se servir de baudruches comme Bock-Côté ou Duhaime pour passer un message de propagande de droite très rapide et sans consistance, mais le livre, lui, travaille sur le fond des choses. Il nourrit une terre souvent stérile et il prépare la relève. En étant moins dans l’immédiat, dans la rétroactivité souveraine, il peut prendre le temps d’établir un discours cohérent, complexe, violent. On ne s’y perd pas en guerres de ci ou de ça comme sur un blogue. On ne se laisse pas affecter par le bruit de fond que constitue le quotidien.

L’idée, c’est de s’expatrier sans s’expatrier. Pas besoin de fuir comme un Sylvain Racine, par exemple, qui a fuit vers la Suède et qui se pense Grand Patriote parce qu’il pond un ou deux textes ordinaires sur Vigile une fois de temps en temps. Non, ça c’est la lâcheté.

Le livre, c’est l’expatriation imaginée, c’est le réel enraciné ici, mais qui s’ouvre au vrai en élargissant ses horizons, loin du babillage ambiant.

Donc, merci à ceux qui m’ont lu toutes ces années. Vous me relirez peut-être à un autre moment. Mais je n’ai plus d’énergie à perdre dans des guerres stériles.

La colère est piètre conseillère et la colère ne m’aide pas à réaliser ce que je veux réaliser. Je sais que ce texte lui-même comporte son lot de colère, mais j’ai tenté de l’exprimer le plus rationnellement possible, malgré la haine que je ressens pour certain mouvement. C’est mon baroud d’honneur, et je l’assume pleinement. C’est ma dernière bière avant la cure, ma dernière virée avant le mariage, choisissez l’image qui vous plaît. Je dis ce qu’il en est, et je passe à autre chose. Et si quelqu’un croit que j’invente quoi que ce soit, grand bien lui fasse.

J’ai dit la vérité, je me sens bien maintenant. Je passe à autre chose.

Avec ce blogue. Dans ma vie.

La page est tournée.

Ce n’est même pas un « au revoir ».

Simplement: à plus tard.

Quand, peut-être, j’aurai de nouveau la foi.

En attendant le livre

Il ne s’agit ni d’une pause ni d’un rangement définitif du clavier. C’est l’histoire d’un changement. L’histoire d’une évolution, d’une nouvelle façon de m’exprimer. Si ça se trouve, ça ne fera pas long feu. Mais qui sait. Ça faisait déjà quelques fois que j’en parlais, mais je suis de plus en plus sérieux avec mon projet: je travaille sur un livre et j’ai donc moins de temps à consacrer à ce blogue.
En tant que tel, je fais sensiblement la même chose qu’avant, à l’exception que je retiens volontairement les statistiques que je compile, les liens que je fais, les idées que je propose. Je les garde, égoïstement, avec l’idée de les offrir d’une seule traite, dans un format me permettant de pouvoir aller un peu plus au fond des choses.
Je ne sais pas encore quelle forme définitive cela prendra. J’hésite entre le libre-parler et le « dans ta face » de mon blogue ou l’approche plus factuelle que j’ai pu expérimenter pendant l’année passée à la SSJB ou dans les mémoires que j’ai écrit pour le MMF ou Impératif français. Peut-être y intégrerai-je un peu des deux, quoi que cela devra être bien fait. Le ton devrait ressembler, dans l’idéal, à celui que j’ai adopté lors de la présentation du 23 septembre dernier, à l’Assemblée nationale. Voici d’ailleurs un extrait pour ceux qui n’avaient pas réussi à ouvrir le fichier dans un précédent billet.
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=XqJ0OowjuHc&w=650&h=505]
En attendant, je recherche, j’accumule, je découvre. J’ai déjà des données que je suis probablement le seul à avoir. Et des idées originales, également. Je ne peux en dire davantage. Qui vivra verra. Ou peut-être pas. Allez savoir.
J’ai découvert plusieurs choses dernièrement:

  1. Mon départ de la SSJB et du MMF (que j’ai choisi, en vérité, afin de garder mon indépendance) pourrait constituer une bonne chose, car j’étais intellectuellement vidé après chaque semaine, tandis que je suis en mesure d’accomplir beaucoup plus de travail personnel en ce moment;
  2. J’ai trop perdu de temps sur Facebook en luttes stériles et en chicanes inutiles. Chaque heure gaspillée pour essayer de convaincre un cabochon de changer d’idée est une heure que j’aurais pu investir pour convaincre mille personnes d’une meilleure manière;
  3. La réputation est quelque chose qui a une certaine importance.  Je me suis tellement foutu des qu’en-dira-t-on que j’ai nui de manière durable à ma réputation auprès d’une certaine clientèle du web.  Je crois que je garderai certaines de mes réflexions pour moi à l’avenir, ou plutôt que je prendrai le temps de mieux choisir mes luttes et de canaliser mes critiques (je n’arrêterai pas de dénoncer l’immobilisme péquiste pour autant, soyez-en sûr);
  4. Le blogue peut être un excellent outil d’auto-promotion, mais il ne peut pas constituer une fin en soi, à moins de se satisfaire d’une situation où il faut perpétuellement condenser son message sans jamais prendre le temps de bien s’expliquer;
  5. Le blogue est temporaire, le livre reste.  Et peu importe la forme du livre du futur (j’ai la conviction que le format papier vit ses dernières heures), un livre est complet par lui-même alors que le blogue ne peut l’être que par le travail acharné de lecteurs persévérants cherchant à relier un ensemble de textes en apparence disparates.  Autrement dit: si je meurs en bloguant, rien ne reste, mais si je meurs après avoir écrit un livre, celui-ci me survit.  Et je survis donc à travers ce livre.  Je façonne une œuvre complète, je finis le casse-tête plutôt que de m’être contenté de numéroter les pièces.

Je ne me suis fixé aucun échéancier précis.   J’aimerais cependant avoir fini la recherche quelque part cet hiver ou au début du printemps, et avoir fini l’écriture vers l’été prochain.  C’est ambitieux, considérant que je ne dispose que de quelques heures par semaine, mais ce n’est pas impossible.   On verra.
En attendant, je reviendrai sûrement écrire ponctuellement sur ce blogue, que ce soit pour dénoncer l’anglomanie de nos élites, la francophobie de nos ennemis ou la situation absolument catastrophique de l’intégration au français dans la région de Montréal (tiens, j’aurais pu écrire un texte sur ces jeunes d’une école secondaire francophone de Laval ayant été au palais de justice pour dénoncer un chauffard ayant tué une de leurs camarades et ayant apporté des affiches unilingues anglaises…).   Vous pourrez juger de la progression du livre selon la fréquence de mes interventions ici.
En attendant, le combat pour le français continue.  Différemment, mais il continue.
« Tant qu’un peuple n’est envahi que dans son territoire, il n’est que vaincu; mais s’il se laisse envahir dans sa langue, il est fini. »
– Louis de Bonald

Bilan de fin d'année (merci!)

La fin d’année, c’est l’heure des bilans. Je n’aime pas attendre le 31 décembre ou le premier janvier; le temps des fêtes jette souvent un regard un peu trop jovialiste ou pessimiste (dépendant si on a la chance ou non de passer de belles fêtes) sur sa situation. Je préfère le faire un peu avant, surtout que je serai très occupé d’ici à la fin du mois, écartelé entre un emploi dans le public qui exigera beaucoup de moi et mes responsabilités dans le cadre d’un contrat avec la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Et ce blogue, bien sûr. Ce blogue.
bilan
Ce qui fut un modeste carnet des vicissitudes de mon quotidien de travailleur ayant beaucoup de temps libres pour penser, pris dans sa voiture quelque part en direction de Ville Saint-Laurent, où je travaillais, s’est métamorphosé en projet de carrière. Trois années se seront écoulées dans un mois. Trois années de hauts et de bas, mais j’avance, indubitablement, vers mon destin.
Et cette année, malgré les doutes quant à mes choix, malgré les incertitudes, malgré la peur de me tromper, j’ai cheminé. J’ai quitté Ville Saint-Laurent pour me rapprocher de chez moi, avec l’espoir d’avoir davantage de temps pour écrire, et j’ai été bien récompensé.
D’abord, vous, lecteurs, êtes trois fois plus nombreux qu’il y a un an. Ce n’est pas rien. Je dois vous remercier. Ce blogue ne serait rien sans vous. Merci. Et je dois dire que le pari que j’avais pris, à l’été 2008, de miser sur la qualité et la fidélité de mes lecteurs, a été payant: je crois sans pouvoir me tromper que ce qui fait la richesse de ce blogue ne provient pas tant de ce que j’y ai écrit, mais de la très grande qualité des commentaires qu’on peut y lire. On peut être d’accord ou non, s’enrager contre autrui, mais je n’ai eu, en un an, qu’un seul commentaire à modérer, ce qui démontre que si les discussions ont été viriles, elles ont également été respectueuses. Le blogue atteindra les 20 000 commentaires d’ici un mois, et je crois que ceux rédigés dans la dernière année ont été de grande qualité.
Ensuite, je me suis rapproché du monde des médias et j’ai appris à maîtriser ma capacité à parler en public et à améliorer mes talents d’orateur. Grâce à ce blogue, encore une fois. Grâce à la certitude, en lisant les commentaires, que ce que je faisais dépassait ma petite personne et que je devais prendre des risques. C’est dans cette optique que j’ai accepté des entrevues radiophoniques, télévisées et que je n’hésiterais plus trop à le faire, malgré mon malaise et ma préférence naturelle à être derrière la scène (pour le moment, du moins).
Et finalement – le plus important – je me suis trouvé un emploi de qualité à la Société Saint-Jean-Baptiste. Si j’ai fait diverses tâches dans un contrat depuis le début de l’automne, j’ai finalement signé un document d’embauche, ce qui signifie que je serai officiellement Chargé des communications de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal à partir du 5 janvier prochain. Je ne saurais exprimer toute la reconnaissance et la chance que j’ai; je vais être payé pour faire ce que j’aime faire (convaincre) et de la manière dont j’aime le faire (principalement en écrivant) pour une cause qui me tient à coeur (la persistance du peuple québécois et de ses valeurs). Je suis béni des Dieux. Davantage de stress, certainement, mais beaucoup plus valorisant! J’y travaillerai à temps partiel tout en conservant quelques journées par semaine dans mon emploi actuel.
Pour 2010, mes objectifs? Continuer à écrire sur ce blogue, même si j’aurai moins de temps. Je sais pertinemment qu’un blogue moins régulièrement entretenu attire moins de lecteurs, mais je dois évoluer. Ce blogue m’a servi de tremplin, et il pourra encore me servir si je veux continuer dans la voie que j’ai choisie. J’espère toujours continuer à dénoncer les injustices, à me battre littérairement pour les plus démunis ou pour le français. Et je me mettrai toujours disponible pour ceux qui auront besoin de mes humbles talents pour l’écriture d’un discours ou de quelque autre activité.
Faire ce que j’aime et faire avancer le Québec, voilà ce qui m’enchante. Être à la pointe d’une génération montante de Québécois qui, à l’image des premiers nationalistes du début du vingtième siècle, désirent réinventer la société et placent le combat identitaire au coeur des décisions. En finir avec le rouge d’un côté et le bleu de l’autre; en finir avec ceux qui m’accusent d’être d’extrême-droite et les autres d’extrême-gauche; en finir avec les idées préconçues mortifiées à l’avance et qui oublient l’essentiel: assurer la survie de nos valeurs et s’assurer que cette survie ne se fasse pas au détriment des plus démunis. Un nationalisme civique, inclusif, centriste, et qui ne perdra jamais ces deux objectifs de vue. Jamais.
Je ne veux pas jouer la fausse modestie; j’écris parce que ça me démange si je ne le fais pas et je veux le faire dans un but précis: libérer l’esprit des servitudes et des limites. Si j’échoue, j’aurai échoué, mais en attendant je gagne ma vie honnêtement, j’emmerde les emmerdeurs, je réfléchis avec ceux qui veulent que se réfléchissent nos lumières dans le futur et je joins ma plume et ce modeste blogue à la voix de ceux qui espèrent la survie du Québec et des valeurs qui l’ont animé depuis plusieurs générations.
Merci à tous de me lire, et je vous souhaite une année 2010 aussi bonne que fut mon année 2009!
Louis P..
p.s. Si vous trouvez le site plus rapide, vous n’avez pas la berlue; je viens de lui trouver un serveur plus rapide et qui devrait être plus stable que le précédent!

Pour en finir avec Renart Léveillé

Ce sera mon dernier texte sur la question. Je ne perdrai pas davantage de temps avec cette personne. Non content d’avoir traîné dans la boue Patrick Lagacé, il me calomnie sur son blogue. Il m’accuse de m’accrocher à lui comme une sangsue et de parler de lui sur tous les blogues. Je vais rectifier les faits.
Je me fous de ce Pascal Léveillé dans la mesure où il me laisse tranquille. Je n’avais rien écrit contre lui depuis des mois, ni sur lui, ni quoi que ce soit à propos de lui. La seule exception fut un texte sur les blogueurs-parasites où je ne l’ai pas nommé directement.
Mais lui, de son côté… Il a essayé de lancer une campagne de boycott de mon blogue. (Il a confirmé ici que c’était bien de moi qu’il s’agissait) La raison? J’avais laissé un commentaire chez Le Satellite Voyageur où je lui recommandais, face à ses blues et à son manque d’inspiration, de se laisser un peu plus de latitude et de véritablement se laisser aller, car il avait, à mes yeux, au moins 1000 fois plus de talent qu’un Renart Léveillé se contentant d’amalgamer tout ce qui se fait ailleurs sans véritablement prendre position. Pascal Léveillé y a vu une attaque gratuite, mais il s’agissait plutôt d’un exemple que je donnais à Le Satellite Voyageur afin que son blogue continue d’être de qualité et ne devienne pas cet espèce de ragoût pré-mâché de commérages édulcorés qu’est le blogue de Renart Léveillé.
Je croyais qu’il en resterait là, qu’il se tiendrait tranquille un certain moment. Mais non. Sitôt cet épisode terminé, il a eu besoin de se trouver un autre blogueur sur qui déverser son fiel. Dans un texte intitulé Pour en finir avec le Voyou du Bayou il s’acharne contre un autre blogueur, sous prétexte que celui-ci a calomnié son amie. Renart Léveillé, le justicier du web. Toujours prêt à utiliser sa petite clique de lecteurs (toujours les mêmes, en passant) contre la cible du jour. Et comme si ce n’était pas suffisant, huit jours plus tard il traîne Patrick Lagacé, mon blogueur préféré, dans la boue en l’accusant de mentir et d’être un hypocrite écrivant des conneries sous un faux nom. Tout ça parce qu’un de ses commentaires n’avait pas été publié sur le blogue de Lagacé et qu’il avait décidé de jouer les sangsues avec lui.
Alors voilà, moi je m’indigne contre sa façon d’agir. Il agit comme un petit truand qui se croit roi de la ville et qui a le droit de décider qui mérite de vivre et qui doit crever. Il n’a rien à faire de l’éthique, comme le note Martin Comeau. Son but est de faire mal, de s’attaquer à la réputation d’autrui et de calomnier confortablement assis derrière son écran d’ordinateur. Face à face avec Lagacé, Le Voyou ou moi, aurait-il eu ce courage? Il est permis d’en douter.
Sa façon d’agir est prévisible. Il fouille le web à la recherche de nouveaux textes et il court pour être le premier à laisser un petit commentaire insipide de 2-3 mots, du genre « ah oui tu as raison ». Ainsi, la personne qui reçoit le commentaire se sent valorisée et a le goût de participer au blogue de Renart. Mais dans les faits… Comme il l’avait écrit ici, Renart n’en a rien a cirer de ces blogues:

Je ne suis pas un grand amateur de blogue perso, même si j’en lis quelques-uns, mais je n’irais pas écrire en commentaire sur un de ceux que je ne suis pas, simplement : ta vie ne m’intéresse pas!

La vérité, c’est qu’il lit à peine ces dizaines de blogues qu’il fréquente. En diagonale, au mieux. Il s’assure d’être le premier à laisser un commentaire (dès qu’il reçoit le RSS du billet dans son Google Reader) et espère ainsi grossir son capital de sympathique. Ensuite, il se contente d’appliquer les principes du blogueur-parasite pour pondre ses petits billets insipides grâce au contenu d’autrui.
D’autres conflits de Renart:
Renart contre JESOPINIONS (Anti-Pollution)
Renart contre ceux qui « volent » ses photos
Renart Le Voyou du Bayou (encore)
Renart contre Le Bum Intello
Renart contre Patrick Lagacé (encore)
Renart contre un ancien-ami et contre Patrick Lagacé
Renart s’acharne encore contre moi
Renart contre un autre blogueur
Renart contre « Daniel »
Renart contre « Daniel » (encore)
Renart contre moi (encore-encore)
Renart contre un autre commentateur
Renart contre Carl Bergeron
Renart contre Martineau (encore, encore!)
Renart contre Le Bum Intello (encore)
Renart contre Élodie
Renart contre Élodie (encore)
Renart contre un autre commentateur
Renart contre Le Bum Intello (encore-encore!)
Renart contre Le Bum Intello (re-re-re)
Renart contre Patrick Lagacé (plus soft)
Renart contre un énième commentateur
Renart contre les trolls
Je n’ai rien à ajouter. Ce type ne peut vivre sur la blogosphère sans être en conflit contre quelqu’un d’autre. À toutes les deux-trois semaines, il doit ostraciser quelqu’un, s’attaquer à quelqu’un, chercher à nuire à quelqu’un. Si ce n’est pas Patrick Lagacé, c’est Le Voyou du Bayou, c’est moi, c’est Anti-Pollution, c’est Daniel, c’est un certain commentateur, c’est Le Bum Intello, etc. Toujours quelqu’un à dénoncer, toujours quelqu’un à exclure.
Pascal Renart Léveillé n’accepte pas la critique. Purement et simplement.
C’était mon dernier texte sur le sujet. Je vais continuer de me servir de lui comme référence si je veux expliquer ce qu’est le blogue-parasitage, mais je ne répondrai plus à ses vaines insultes et à ses campagnes de diffamation. Les milliers de lecteurs de Patrick Lagacé savent maintenant qui il est et de quelle façon il n’a pas hésité à traîner ce dernier dans la boue, et pour ma part, même si je n’ai que quelques centaines de lecteurs au quotidien, j’aimerais juste leur assurer que je ne perdrai plus de temps avec ces choses dans le futur. C’est un point final. Il aura beau continuer sa diffamation et de me harceler, que ce soit sur son blogue ou en privé, pour ma part je n’ai plus rien à ajouter à son sujet. Je pense à lui et je le trouve triste. Englué dans son égo surdimensionné, c’est tout. Ce type est une plaie, et il incarne la raison première pourquoi les blogues ne sont pas pris au sérieux.
Je sais déjà qu’il va publier un texte à ce sujet, cherchant le réconfort de sa petite clique de suiveux, mais pour moi c’est terminé. Je ne perdrai plus de temps avec cet individu.
Bientôt, d’autres textes, réflexions, recherches, et peut-être des scoops. C’est plus difficile que de diffamer au gré de l’égo sur le net, mais c’est beaucoup plus valorisant. D’ici là, une pause. Salutaire.
P.S. J’ai fermé les commentaires sur ce texte. Je ne veux pas relancer le débat et repartir le bal. Pour moi, c’est réellement un point final. Qu’il vive heureux et qu’il continue à diffamer gratuitement les autres blogueurs, je ne veux plus le savoir. Je sais que vous êtes nombreux à penser comme moi (et aussi à ne pas penser comme moi), mais je ne veux plus de débat à ce sujet. Le rayon des commérages et du potinage mesquin, ce ne sera plus ici. Il y a déjà un blogue tout désigné pour cela, et je crois que vous le connaissez, maintenant.

De L'Électron Libre à ledernierquebecois.wordpress.com

Oyé, oyé: ceci est ma destination finale. Après avoir blogué sous le nom d’Un homme en colère sous blogspot, d’Un Homme en colère , Le Dernier Québécois et L’Électron Libre, voici ma destination finale: ledernierquebecois.wordpress.com.
J’ai été au bout du chemin. J’ai décidé d’assumer à 100% tout ce que j’écris. Ce n’est peut-être pas très original, mais c’est moi et je me dote d’un nouvel espace de liberté.
En effet, avec L’Électron Libre, j’avais fait le choix de me concentrer principalement sur les enjeux sociaux. Désormais, je me réserve le droit de donner mon opinion sur le sujet de mon choix, de réfléchir sur n’importe quoi, de raconter des anecdotes personnelles si j’en ai envie et d’écrire quelques textes journalistiques si ça me plaît.
ledernierquebecois.wordpress.com sera ma résidence virtuelle pour longtemps, le bout du chemin, et si plusieurs m’ont déjà signifié que c’est moins original que L’Électron Libre, je crois cependant que c’est plus authentique!
Bienvenue chez moi, dans cette nouvelle version de L’Électron Libre, qui désormais a son chez-soi bien à lui!
S’il y a des bugs majeurs avec le nouveau site, SVP veuillez me contacter! J’aimerais notamment savoir si vous recevez toujours les textes par RSS. Merci.