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Les méthodes fascisantes de Xavier Camus

Je lisais la page Facebook d’un triste individu, qui s’appelle Xavier Camus, et dont la seule raison d’exister dans la vie semble être de traîner dans la boue les gens qui ont une opinion différente de la sienne. Je lisais les commentaires sur sa page, et les remerciements de gens qui le félicitaient d’avoir « démasqué » un soi-disant raciste, son appui à une autre personne voulant porter plainte à la Commission des droits de la personne, et tous les commentaires clairement haineux qui suivaient, dont la plupart des propos étaient déformés, voire inventés de toutes pièces. On a diffamé quelqu’un, on l’a insulté, on était même prêt à trouver son adresse pour aller le « visiter »… Tout ça pour quoi ?

Xavier Camus.

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Ah oui, tout ça parce qu’un nouveau site web a créé quelques cartes de quartiers où élever une famille et que dans les critères on a considéré l’immigration comme étant un facteur, à hauteur de 8,33% de l’ensemble des critères. Oui, 8,33%. Tout ça. L’auteur a osé affirmer qu’un quartier avec une plus grande cohésion sociale pouvait être supérieur à un quartier où les gens n’ont pas les mêmes référents culturels ou où les enfants ne vont pas dans les mêmes écoles, où les voisins ne peuvent pas se comprendre, etc.

Bref, vous pouvez être en accord ou en désaccord avec les propositions du site. En démocratie, on a le droit de s’exprimer, et la partie adverse s’exprime ensuite, et du choc des idées jaillit la lumière. En théorie, du moins. C’est là un concept qui est généralement bien respecté par la droite, qui tolère les idées gauchistes. La gauche, par contre, n’y comprend rien. Parce qu’un auteur a sous-entendu qu’une plus faible immigration pouvait être un facteur positif, on l’a traité de raciste, de xénophobe, de trou du cul, de con, on a signalé son site web, on a fait des plaintes à Facebook, on a harcelé toutes les pages Facebook ayant partagé le texte, on a tenté de trouver son adresse, on l’a traité de fasciste, et j’en passe. Une chance que l’auteur de cet article n’avait pas commis un réel crime, car les sbires de Camus auraient sûrement fait une crise cardiaque !

En réalité, quand on y regarde de plus près, on constate toute l’absurdité de la situation. Ces gauchistes tolèrent des gens qui se réclament du socialisme et du communisme, une idéologie responsable de cent millions de morts au vingtième siècle. Cela leur est tout à fait acceptable. Mais si un individu se prononce contre l’immigration de masse, on tente de détruire sa réputation. Et si une organisation, comme la Fédération des Québécois de souche, par exemple, tente de défendre une quelconque idée d’une collectivité méritant d’être défendue ici, on accuse ses membres d’être des néonazis, on les crucifie sur la place publique. Vous y comprenez quelque chose ?

Le fascisme anti-fasciste

Ces méthodes, cette manière d’agir, sont, paradoxalement, celles du fascisme. Quand Mussolini a pris le pouvoir, il s’est empressé d’éliminer toute forme de contre-pouvoir, tout ce qui nuisait à l’établissement de ses idées sans la moindre opposition. Les libertés ont été restreintes, les représentants ont dû montrer patte blanche face au pouvoir fasciste. Les opposants étaient éliminés.

Or, dites-moi, quelle différence y a-t-il entre ces méthodes et celles d’un Xavier Camus, par exemple, qui publiait :

Dans les deux cas, il y a la volonté de museler l’opposition, de couper le dialogue. On tourne le dos aux traditions démocratiques, on rejette l’autre, on considère que son opinion est indigne, qu’il n’a pas le droit d’exister. Si Xavier Camus était en charge d’un Goulag dans le Grand Nord, il est probable que la moitié de la population du Québec y serait déjà. Si sa page Facebook constituait un pays, la Corée du Nord aurait probablement l’air d’un paradis en comparaison.

Ces méthodes portent en elles le germe du totalitarisme. On considère son ennemi non pas comme un voisin, un citoyen comme soi, qui a tout autant le droit que soi à son opinion et à ses idées, mais comme un ennemi à abattre.

À un certain moment dans toute l’enfilade sur la page du triste sire, une personne s’est interposée et a demandé poliment qu’on respecte la liberté de l’auteur du texte d’avoir droit à ses propres idées. Que s’est-il passé, selon vous ? A-t-on répondu sur les faits ? A-t-on confronté les idées et les valeurs de chaque partie ? Non, non, non… Vous n’y êtes pas du tout. On lui a dit qu’elle n’avait pas à défendre un « raciste » (notons au passage que le fait de considérer le critère de l’immigration dans une étude ne constitue pas du racisme, mais la vérité n’intéresse pas la gauche), on lui a dit qu’elle défendait quelqu’un qui disait que les immigrants sont des criminels (ce qui est faux), on lui a dit que « tout le monde se fout de ton opinion », qu’elle se « crissait allègrement du racisme » parce que cela ne la « concernait pas », que le racisme n’est « pas une opinion », « pas de pitié pour un racistes (sic) » et qu’il est honteux qu’une personne travaillant dans son domaine ait une telle opinion. Une personne a même suggéré qu’on allait lui faire perdre sa job. Ouf, avez-vous envie de donner le pouvoir à de telles personnes ? Pas moi !

la mort de la démocratie

Ce qu’on peut constater avec cette situation, c’est l’agonie de la démocratie et de la liberté d’expression. J’ignore si Xavier Camus assume pleinement son comportement anti-démocratique ou si c’est inconscient, mais il s’agit d’un phénomène flagrant : sous prétexte de défendre une pluralité de couleurs de peau, de langues, de religions ou d’identités sexuelles, cette gauche fascisante dont il semble être un héraut prône une homogénéité de pensée totalisante et hostile à toute forme de dialogue. On ne cherche pas à convaincre son prochain : on veut l’achever. On ne considère pas que la personne ayant des idées soi-disant racistes mérite de participer au débat ; on veut l’assassiner médiatiquement. Et quiconque se met au travers de la route subit le sort qui a été celui de la personne ayant osé émettre l’idée que chacun a droit à son opinion.

Ceux qui pensent qu’il faut se méfier de la droite ont tout faux. C’est la gauche qui nous emmène tranquillement vers une guerre civile. C’est elle qui tourne le dos au compromis démocratique, qui tolère qu’on harcèle, qu’on diffame, qu’on calomnie quiconque ne cadre pas avec sa conception très limitée de ce qui est tolérable ou non. C’est elle, systématiquement, et par la suite de sa propre faillite intellectuelle depuis l’échec retentissant du communisme, qui ne fait que s’opposer et est prête à toutes les violences et intimidations pour arriver à ses fins.

Les gens comme Xavier Camus ne sont que des notes de bas de page dans le grand combat des idées qui est en route actuellement. Pendant que d’autres discutent, réfléchissent, analysent, se concertent, il œuvre au quotidien à détruire le fondement de notre civilisation et à transformer notre société en une sorte de régime totalitaire de la pensée unique où toute voie de dissidence mérite la peine capitale médiatique.

Mais il a droit à ses opinions. Voilà quelque chose que la droite lui reconnaît, elle.

Le fascisme du 21e siècle

Le fascisme du 21e siècle n’est pas nationaliste ou collectiviste. Le fascisme du 21e siècle est individualiste et en faveur du libre-marché. Le fascisme du 21e siècle n’a pas besoin de symboles ou de parades militaires ; son seul symbole est le droit individuel et pour le faire respecter il est prêt à violer n’importe quel droit collectif.

Mussolini affirmait :

« Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État. L’individu n’existe qu’autant qu’il fait partie de l’État et qu’il demeure subordonné aux nécessités de l’État. »

Le projet de loi liberticide de Jean Charest constitue une nouvelle forme de fascisme où l’individu est subordonné au pouvoir brut de l’État non plus au nom d’intérêts collectifs supérieurs, mais plutôt en fonction de la liberté individuelle… d’autrui.

L’idée de base du fascisme, le point autour duquel s’articule toute l’idéologie, est une conception selon laquelle il n’y aurait rien à attendre du parlementarisme, des discussions, de la négociation. La force brute est vue comme la solution à ce qui est assimilé à des « troubles sociaux ».

Jean Charest, en refusant obstinément de négocier avec les étudiants – il n’a même pas accepté de rencontrer leurs représentants cinq minutes – lance le message que ces « troubles sociaux » ne peuvent être résolus qu’en réduisant la liberté des citoyens et en augmentant celle des forces policières.

N’ayons pas peur de l’affirmer : cela est très dangereux. À partir du moment où on accepte, au sein de notre société, que des conflits sociaux peuvent se régler de manière violente par l’utilisation des forces policières pour interdire des manifestations, on ouvre la porte à une telle manière de fonctionner à grande échelle. On légitime la fin du dialogue et on encourage la radicalisation des conflits.

On dit que l’Histoire se répète. C’est faux. Elle sonne toujours un peu semblable, mais jamais exactement de la même manière. Le fascisme du 21e siècle, anti-nationaliste et hostile aux idées collectivistes, trouvera son opposition précisément dans le nationalisme et l’union de la collectivité québécoise, de la même manière que le fascisme du 20e siècle a été détruit par l’union des nationalités et la primauté accordée aux droits individuels.

Ce qui se passe aujourd’hui est très très grave.

Cette date sera à marquer au fer rouge non seulement comme la fin d’un demi-siècle de reconnaissance du droit de grève des étudiants, mais également en tant que rejet de la négociation et du compromis comme solution à un conflit social.

On ne saurait mesurer l’importance d’un tel rejet.

Nos enfants en paieront le prix.