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Le féminisme contre le mariage

Comment sait-on qu’une idéologie a atteint sa limite extrême ? Quand elle nuit même à la ceux (celles !) qu’elle devait porter au pouvoir. Ainsi en est-il du féminisme. Une nouvelle étude étatsunienne affirme que la baisse du taux de mariage est causée par un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant.

Contrairement à certaines croyances, le mariage est avant tout une transaction économique. Un homme, accompli, recherche une femme (souvent plus jeune et belle) pour fonder une famille et offrir le maximum de chances de survie à ses enfants ; une femme, tributaire de millions d’années d’évolution et poussée vers l’hypergamie, cherche systématiquement à se mettre en couple avec un homme d’un statut économique supérieur, afin d’assurer les meilleurs gènes possibles à son enfant.

Or, ce que cette étude démontre, c’est qu’il y a maintenant un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant. Le féminisme ayant gangrené le système d’éducation et permettant qu’aujourd’hui la très grande majorité des universitaires soient des femmes, empêche ainsi l’hypergamie inscrite dans les gènes féminins. En d’autres mots : les femmes réussissent mieux que les hommes et ne peuvent donc pas trouver d’hommes qui réussissent mieux qu’elles pour assouvir leur instinct les poussant à se servir de leur sexe pour gravir les échelons sociaux.

Le résultat ? Des femmes éduquées et malheureuses, seules, trouvant tous les hommes autour d’elles insuffisants. Et des hommes sous-éduqués, malheureux, seuls, trouvant toutes les femmes autour d’eux inaccessibles. La belle réussite féministe !

Oser la tradition

Traditionnellement, l’homme travaillait et gagnait un salaire parce qu’il était plus disposé, génétiquement, à le faire. Et sa femme restait à la maison à s’occuper des enfants pour les mêmes raisons. La folie féministe consistant à dire que les deux sexes seraient égaux (ce qui est rigoureusement et scientifiquement faux) et qu’une femme serait ainsi aussi bonne qu’un homme dans n’importe quel métier tandis qu’un homme serait aussi adroit à s’occuper des jeunes enfants, prive la société de nombreux talents.

En effet, de nombreux hommes sont prisonniers d’emplois sous-payés ou dégradants parce que d’autres emplois plus intéressants sont occupés par des femmes ; à l’inverse, de nombreuses femmes pourraient se réaliser bien davantage à la maison, avec des enfants, qu’à travailler toute la journée. Doit-on rappeler qu’il y a à peine un demi-siècle un seul salaire réussissait à faire vivre toute une famille ? À qui a profité la révolution féministe ? Certainement pas aux familles !

Si les gens ne se marient plus, s’ils n’ont plus assez confiance pour s’engager les uns envers les autres (et devant Dieu… ou devant son simulacre laïc), ce n’est pas une mince affaire.

Legault affirmait vouloir stimuler la natalité au Québec ; comment cela peut-il être possible sans s’attaquer aux dogmes féministes ? Si on veut stimuler la natalité, il faut donner de bons emplois aux hommes et permettre ainsi aux femmes de trouver satisfaction à leur hypergamie innée.

Si on veut stimuler la natalité, il faut s’attaquer au féminisme.

Mais Legault en aurait-il le courage ?

Le travail des femmes et les dérives du féminisme

Après un demi-siècle de ravages féministes, où on a tenté de convaincre les deux sexes qu’ils étaient égaux et avaient les mêmes capacités — ce que n’importe quel parent ayant un enfant de chaque sexe sait être faux —, qu’ils devaient poursuivre les mêmes buts et faire les mêmes tâches indépendamment des prédispositions attribuées naturellement à leurs sexes, ne serait-il pas temps de faire un bilan ? Qu’est-ce que le travail généralisé des femmes a amené à la société, à la famille en général ? Ne serait-il pas temps de reconsidérer le rôle de femme au foyer ? Ou à tout le moins de laisser le choix, plutôt que de pousser les jeunes filles vers la voie de l’école et des études supérieures ?

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Chute des salaires

Il s’agit d’une simple réalité mathématique : si vous doublez du jour au lendemain le nombre d’individus disponibles pour travailler, vous diminuez la valeur de leur travail de moitié. Ce serait l’équivalent, pour le Québec, d’importer actuellement du jour au lendemain 8 millions de travailleurs étrangers ; la pression sur les salaires des Québécois serait intenable. C’est cela qui s’est produit.

À titre personnel, mon grand-père, jusque dans les années 70, travaillait pour une compagnie de boucherie, rien de bien glorieux, rien de très prestigieux. Avec son unique salaire, il faisait vivre une femme à la maison et quatre enfants dans une belle demeure en banlieue de Montréal, dans un quartier très convenable. Qui peut se vanter d’en faire autant aujourd’hui ?

Auparavant, il était possible de survivre sur un seul salaire ; l’homme travaillait, pendant que la femme s’occupait des enfants, des repas, et chacun jouait selon les forces et faiblesses propres à leur nature, fruit de l’évolution de millions d’années (ou de la création divine, comme vous voulez).

asservissement de la femme à son lieu de travail

Les féministes aiment bien parler de la « libération » de la femme. Elles présentent la femme des derniers siècles comme étant prisonnière de sa maison, obligée de s’occuper de ses enfants, de préparer les repas, la grosse misère. Mais quelle est la réalité d’aujourd’hui ? Au lieu d’être à l’écoute des besoins de leur mari, elles sont à l’écoute de ceux de leur patron ; au lieu de s’occuper de leurs enfants, elles travaillent toute la journée et leurs enfants sont éduqués par des gens ayant des valeurs complètement différentes des leurs. Vous appelez cela une libération ?

Il y a une certaine ironie dans cette situation, car à l’origine les féministes se sont battues pour que les femmes puissent travailler, afin qu’elles aient ce « choix ». Or, aujourd’hui, le choix n’existe plus. À cause de la diminution de la valeur du travail causée par leur arrivée massive sur le marché, les femmes n’ont plus réellement le choix, sauf dans de rares cas, de travailler ou de rester à la maison. La société exige d’elles qu’elles travaillent et 90% des hommes qu’elle rencontrent n’ont pas les moyens de faire vivre toute une famille avec leur seul seul salaire.

Les femmes, pendant des siècles, avaient le choix de travailler ou de rester dans la sécurité d’un foyer où le mari prenait les choses en charge. Maintenant, pour qu’une minorité de femmes jouent les jeunes cadres dynamiques avec un tailleur et des talons hauts, la vaste majorité passent leurs journées à la caisse d’un supermarché ou dans des emplois qui leur offrent moins que ce qu’elle pourraient avoir à la maison, avec leurs enfants, dans leur famille.

maison vide

Ce travail à l’extérieur au quotidien crée ce qu’on peut appeler le problème de la maison vide. Avec le père et les mère au boulot, qui s’occupe des enfants ? Des sous-traitants, voilà. On envoie les enfants à la garderie, et en fait c’est l’ensemble de la société qui doit assumer ces frais avec leurs impôts, que ce soit dans un CPE ou dans une garderie subventionnée. Qui, ici, pourrait dire sérieusement que des enfants sont mieux éduqués par des étrangers que par leurs parents ?

J’ai la chance d’avoir deux enfants fantastiques qui ont passé presque toute leur enfance à la maison. À peu près toutes les personnes qui voient mes enfants n’en reviennent pas de leur maturité, de leur politesse, de leur savoir-vivre, de leur calme, de leur capacité d’agir, de leur développement, etc. Je me suis fait demander à plusieurs reprises quel était le secret ? Il est simple : des enfants passant le plus de temps possible avec leurs parents et dans leur maison. C’est tout, simple comme ça.

Le phénomène de la maison vide, causé par l’arrivée des femmes sur le marché du travail, provoque des problèmes durables chez les enfants et affaiblit le lien entre ceux-ci et leurs parents. Les parents ne sont plus que des pourvoyeurs, qu’ils voient en vitesse le soir la semaine et la fin de semaine. Ce sont des parents à temps partiel, qui ne participent plus qu’officieusement à l’éducation des enfants, une éducation qui a été entièrement sous-traitée. Cette situation où les parents n’éduquent plus leurs enfants — une situation unique dans le règle animal — a créé toute une génération d’enfants émotionnellement plus fragiles.

L’école de l’état

L’absence de la femme du foyer interdit, de facto, l’école à la maison. Alors que la supériorité de l’éducation à la maison sur le système public a été démontrée par presque toutes les études, et que les enfants ayant été éduqués de cette façon réussissent non seulement mieux du côté académique mais sont également plus heureux en général, cette option devient maintenant impossible. Donc, au lieu de pouvoir partager non seulement les valeurs qui nous intéressent à nos enfants, mais également notre compréhension du monde et de la réalité, on laisse l’école publique — contrôlée par les féministes, ne l’oublions pas — décider ce qui doit être ou ne pas être enseigné aux enfants. Comme en URSS, c’est l’État tout-puissant qui détermine les priorités et qui s’organise pour qu’elles soient enseignées.

Auparavant, il existait un choix, c’est-à-dire qu’une femme plus manuelle ou ayant moins de capacités pour éduquer ses enfants pouvait envoyer ses enfants à l’école, mais aujourd’hui ce choix est quasi-obligatoire. L’éducation à la maison est bien évidemment permise, mais qui en a le temps, pris entre deux parents qui travaillent toute la semaine (quand ce n’est pas la fin de semaine) ? Encore une fois, le choix des hommes et des femmes a été diminué.

Et pour compenser, on laisse à l’État le choix d’éduquer nos enfants, encore une fois en sous-traitance, et à partir de nos impôts.

TAUX DE NATALITÉ

On se plaint un peu partout que le taux de natalité est trop bas et on importe même des immigrants à tous les ans pour « remplacer » la population de souche. Or, qu’est-ce qui explique ce faible de taux de natalité, sinon la carrière des femmes ?

Si on regarde les choses froidement, une femme est fertile à peu près de l’âge de 15 à 40 ans, avec un pic de fertilité autour de 19 ou 20 ans. Or, pour beaucoup de femmes, le choix d’une carrière implique qu’elles ne sont pas établies avant la trentaine, et même à ce moment, elles doivent continuer de faire leurs classes, de jongler avec des horaires difficiles, etc. Là où il y aurait eu l’occasion d’avoir trois, quatre ou cinq enfants, il n’y en a plus que deux, un, et même parfois aucun.

Et plus une femme attend pour avoir ses enfants, le plus le risque de maladies génétiques augmente.

Et je ne parle même pas ici du meurtre légal d’enfants dans le ventre des femmes, qu’on appelle avec euphémisme « avortement ».

oser le conservatisme

Quand on va quelque part et qu’on fait fausse route, la meilleure chose à faire n’est pas de continuer parce qu’on a fait un choix, mais de retourner à l’embranchement qui a été manqué et de faire, désormais, le bon choix. S’il y a de plus en plus de personnes qui réalisent que le féminisme fut une erreur, il ne suffit pas de se dire qu’on ne peut rien faire, qu’il faut accepter cette dépossession et la subir stoïquement. Il faut, au contraire, agir.

Cette action, elle se fait au quotidien. Elle se fait par des choix politiques (appuyer des partis s’opposant au féminisme, à l’avortement, encourageant la natalité, luttant contre l’invasion immigrante), mais également par des choix personnels. En tant qu’hommes et de femmes, nous avons le choix, chacun, de refuser de nous laisser dicter nos valeurs par une idéologie qui a fait état de ses échecs. Nous avons la possibilité de mettre de l’avant des valeurs traditionnels, de faire valoir qu’une société n’est pas seulement composée d’individus ayant des droits mais qu’il existe des responsabilités, face à soi-même, mais également face à ses prochains.

L’idéologie féministe, à la base, constitue une dérive de l’individualisme, opposant deux sexes n’ayant pas à être mis en opposition, mais plutôt en complémentarité. À chacun de nous d’agir pour reconquérir notre vraie liberté d’hommes et de femmes !

Et si cette liberté doit passer par une diminution du travail des femmes et un retour au foyer, tant mieux ! La prochaine génération nous remerciera.

La fierté de tuer

Il y a quelque chose de surréaliste dans le commentaire du maire d’Ottawa, Jim Watson, qui se dit « fier » qu’on enlève le drapeau pro-vie de l’hôtel de ville, lui qui avait été hissé pour une journée dans le cadre d’une grande marche contre l’avortement. Il aurait simplement pu annoncer son retrait, mais pourquoi cette « fierté » ? Et pourquoi cette levée de boucliers contre la nouvelle politique de l’État d’Alabama, aux États-Unis, qui criminalise définitivement l’avortement ? Même Radio-Canada parle du « droit » à l’avortement qui serait menacé.

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En fait, il n’y a ni « fierté » à enlever un drapeau protégeant la vie ni « droit » à tuer autrui. Un fœtus, c’est un enfant. L’avortement, c’est un meurtre. Il ne peut même pas y avoir de débat sur ces points. Le fœtus ne constitue rien d’autre qu’un enfant n’ayant pas encore l’âge et la constitution lui permettant de s’opposer à son propre meurtre. Mais s’il l’avait, croyez-vous qu’il dirait : « Oh oui, bonne idée maman, tue-moi, car c’est vrai que la vie est dure, que tu es jeune, que tu as été violée, que… » Non. S’il pouvait parler, il hurlerait à la vie de toutes ses forces, il s’accrocherait de ses petites mains à cette vie si chère que tous, sans exception, nous protégeons pour nous-mêmes.

Qui a le droit de décider de la vie et de la mort d’un être humain ? Contrairement à l’habituelle propagande féministe, il ne s’agit plus seulement du corps de la femme et donc de sa seule décision ; dès qu’il y a un autre humain qui est dans l’équation — et même si celui-ci est trop jeune pour être consulté — il est du devoir de la société de le protéger, même contre sa mère. Comment des gens peuvent-ils d’un même souffle s’indigner de la mort atroce d’une fillette de Granby, complètement abandonnée par les gens qui devaient s’occuper d’elle, mais de l’autre tolérer qu’on assassine près de 100 000 êtres humains par année au Canada dans le ventre de leur propre mère, là où ils devraient être le plus en sécurité et se développer en prévision de leur première goulée d’air frais ? Voyez-vous la logique ? Moi non plus, je ne la vois pas. Ou la vie est sacrée, peu importe son stade de développement, ou elle ne l’est pas.

L’argument des « pro-choix » (comme si le meurtre pouvait être un choix…) tient à ce qu’il serait mieux, dans certains cas, de tuer l’enfant avant sa naissance pour lui éviter des souffrances plus tard (handicaps, familles instables, mère immature). Or, qu’y a-t-il de pire, comme souffrance, que la mort ? Il y a là encore un illogisme : on commet la pire des souffrances contre un individu dans le but de lui éviter quelque souffrance future et hypothétique ?

Et surtout, comment savoir ce que deviendrait l’enfant qu’on exécute aussi lâchement ? Si ça se trouve, on assassine le prochain Mozart, le futur Gandhi, un homme ou une femme qui changeraient positivement ce monde. Et s’il est handicapé, cela veut-il dire pour autant qu’il n’a pas le droit à la vie ? Je connais une femme qui a eu une enfant trisomique et qui dit que ce fut la plus belle chose qui lui soit arrivée. Encore une fois : ou la vie est sacrée, ou elle ne l’est pas. Qui sommes-nous pour décider qu’à tel niveau de handicap, on peut tuer impunément et qu’à tel autre on doit laisser vivre ?

Ou la vie est sacrée, ou elle ne l’est pas. Ou on tolère le meurtre ou on ne le tolère pas. Et s’il faut un drapeau ou des lois pour protéger la vie, la véritable fierté devrait être de le hisser bien haut et de les voter.

Le reste nous déshumanise.

Affaire Cantat: la récupération féministe

À l’origine, la question méritait d’être posée: un individu ayant enlevé la vie peut-il, même après avoir purgé sa peine, pratiqué librement son métier et jouir des mêmes avantages que celui n’ayant pas commis ce crime? Cent cinquante ans après la parution des Misérables, de Victor Hugo, qui portait exactement sur ce thème, la question de savoir jusqu’où doit aller l’ostracisation d’un criminel ayant purgé sa peine reste d’actualité. Ce débat est sain. Ce qui l’est moins, c’est la récupération opérée par un mouvement féministe en mal de démons masculins.

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Ainsi, dans les premiers jours suivant l’annonce de la présence de Bertrand Cantat, qui a tué sa femme dans un épisode de violence conjugale, dans un spectacle de Wajdi Mouawad, l’an prochain, les passions se sont déchaînées quant à savoir s’il était acceptable de lui offrir la chance de chanter en public. Bref, au départ, le débat portait sur le crime et sur celui qui l’a commis.

Cependant, par une étrange manipulation du débat, des organisations féministes ont tenté de faire dévier cette saine question. Que ce soit Mélissa Blais, de l’Institut de recherches et d’études féministes – à quand un institut de recherches et d’études masculinistes? – à Radio-Canada ce soir ou le Conseil du statut de la femme, on travaille fort pour transformer le crime de Cantat en geste « haineux » spécifiquement contre « les » femmes. À l’image de l’accusation d’antisémitisme qu’on lance à la face de quiconque est le moins du monde critique à l’égard du génocide commis par l’État d’Israël, celle du crime haineux contre LA femme semble devenu le pinacle de la monstruosité humaine qu’on érige en démon absolu de l’anti-humanité.

Cantat a tué, oui. C’était une femme, oui. Mais ni son crime ni sa présence ne constituent un crime contre « la » femme, qu’instrumentalise ainsi quelques féministes frustrées. Tuer est impardonnable, mais ce l’est autant contre un homme que contre une femme. Le fait qu’il ait tué une femme n’enrichit ni ne déprécie son crime: notre société qui se veut égalitaire doit considérer chaque individu indépendamment de son sexe. Un meurtre est un meurtre, point.

Malheureusement, les féministes semblent aimer poser les femmes en victimes et blâmer « les » hommes dès qu’elles en ont la chance. Même si de nombreuses études ont démontré que les femmes commettent autant de violence conjugale que les hommes, on tente d’ajouter l’argument de l’odieux du crime contre « les » femmes comme s’il s’agissait de la preuve du caractère irrécupérable de Cantat. En d’autres mots: tuez un homme, et on considérera le pardon; tuez une femme, et vous êtes banni pour la vie.

Pourquoi ce deux poids, deux mesures?

De la même manière, si un crime est commis, et si justice est rendue, ne devrait-on pas respecter le jugement? Si la justice décide, avec les preuves qu’elle a en main, que le crime mérite huit années de réclusion, n’est-il pas du devoir des citoyens non seulement d’accepter ce verdict, mais également de reconnaître que le meurtrier, après sa peine, aura le droit de reprendre une vie normale?

Interdire à Cantat de chanter sous prétexte qu’il a tué ne lui permettra pas de se réhabiliter. Lui interdire de le faire sous prétexte qu’il a tué une femme non plus.

Notre société est basée à la fois sur l’égalité entre les hommes et les femmes et le droit au pardon.

À trop écouter les féministes et ceux et celles qui voudraient lancer la première roche à un homme ayant déjà mangé plus que son quota de pierres pour le crime commis, on nuit à sa réhabilitation et on risque de le rendre encore plus amer envers une société ne le jugeant pas en tant qu’individu ayant erré et commis une crime, mais en tant que meurtrier, meurtrier de femme en plus.

Il a payé, il est en liberté. Laissons Cantat chanter, applaudissons-le. Non pas parce qu’on appuie le crime, mais parce qu’on croit qu’un homme, peu importe la gravité de ses actions passées, a le droit de s’amender et qu’il n’a pas à être marqué au fer rouge pour la vie, encore moins par des femmes ayant fait de leur haine des hommes un métier.

Quand la publicité légitime la violence contre les hommes

Vous avez sûrement vu la publicité contre la violence conjugale mettant en vedette Patrice Robitaille. Après avoir récité une litanie de noms de femmes, le comédien affirme dire non à la violence. Pour une énième fois, on sous-entend que la violence conjugale est principalement l’oeuvre d’hommes qui attaquent des femmes, alors que les études démontrent clairement que la violence est bi-directionnelle.
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Ainsi, une étude suisse, publiée en 2004, ayant suivi plus de 1150 femmes et 707 hommes, a démontré que 8% des femmes et 7 % des hommes reconnaissent bousculer, pousser ou secouer leur partenaire sous l’effet de la colère. Près de 1,6% des hommes et des femmes avouent frapper leur partenaire, à coup de pied ou de poing et 0,6% des femmes et 0,7% des hommes admettent régulièrement rouer de coups leur partenaire, le maltraiter avec des objets ou l’étrangler. En ce qui concerne la violence psychologique, 9 % des femmes contre 5 % des hommes déclarent menacer leur partenaire et 11 % des femmes contre 5 % des hommes avouent rabaisser volontairement leur partenaire en le dénigrant, en le vexant ou en trahissant sa confiance.
Une autre enquête, publiée par l’Institut de la statistique du Québec, arrive sensiblement aux mêmes conclusions. Sur un total de 13 166 femmes et 10 600 hommes observés dans l’ensemble du Canada, un homme sur 55 et une femme sur 55 ont été victimes de violence de la part de leur conjoint ou d’un ex-conjoint au cours des 12 mois précédant l’enquête. Au Québec seulement, les taux de prévalence sur une année de la violence conjugale de la part du conjoint actuel ou d’un ex-conjoint se situent à 15 ‰ chez les hommes (35 300 victimes) et à 14 ‰ chez les femmes (36 800 victimes). Pire encore: cette enquête déconstruit le mythe selon lequel la violence contre les femmes ferait plus mal que celle contre les hommes: « Chez l’ensemble des victimes du conjoint actuel ou d’un ex-conjoint, 51 % des femmes font état de violence mineure contre 49 % chez les hommes ». On le constate, encore une fois, une quasi-égalité des violences entre hommes et femmes au sein des couples.
Cette dernière étude faisait suite à une autre, publiée en 1999. (( (( La violence conjugale en 1999. Denis Laroche. Bulletin de l’Institut de la statistique du Canada, février 2002, volume 6, numéro 2 )) On y apprenait que près de 2,2% des femmes et 1,9% des hommes disaient avoir été victimes d’un des dix actes de violence listés par l’enquête dans les douze mois la précédant. Aussi, les pourcentages de la violence subie pour les cinq années antérieures de la part du conjoint actuel étaient de 3,6% pour les femmes contre 4% pour les hommes.
Ces données sont cohérentes avec celles d’une vaste enquête de Statistique Canada sur le sujet, publiée à l’été 2005. On y apprenait que 15% d’hommes contre 11% de femmes se sont fait menacer ou lancer un objet, 34% d’hommes contre 40% de femmes se sont fait pousser, gifler ou bousculer, 34% d’ hommes contre 10% de femmes se sont fait mordre, frapper avec un objet ou les pieds, 15% d’hommes (contre 25% de femmes) se sont fait battre, étrangler ou menacer avec une arme à feu ou un couteau et que 6% de l’ensemble des Canadiens mariés ou en union libre ont été victimes de violence conjugale, contre 7% des Canadiennes. Encore une fois, la violence est bien partagée.
Une autre investigation, publiée en 2008 par l’Université de Genève, démontre également que les femmes ont plus souvent recours à l’arme blanche que les hommes. Au sujet des hommes, qui sont autant victimes que les femmes, les auteurs concluent:

Nous sommes cependant dans un cercle vicieux : sans reconnaissance [du statut de l’homme], sans structure pour l’accueillir, la démarche de l’homme pour sortir de son isolement est extrêmement difficile. Or l’isolement de ces hommes victimes de violence conjugale continue à maintenir la société dans l’ignorance ou la méconnaissance de cette problématique qui reste d’autant plus cachée. A notre avis, une levée du tabou par l’ensemble de la société est nécessaire. Elle passe par l’information, la sensibilisation, la médiatisation et l’évolution des représentations des rapports sociaux entre les deux sexes.

Bref, il faudrait éduquer la population sur le fait que la violence conjugale touche également les deux sexes et qu’en faisant des publicités plaçant systématiquement l’homme dans un rôle d’agresseur et la femme dans un rôle de victime, on rend encore plus honteux et difficile l’aide aux hommes qui en sont victimes. Pire: on renforce le potentiel d’agression des femmes en leur lançant le message qu’elles seront toujours prises davantage au sérieux par les forces policières et judiciaires; on ouvre la porte au chantage et aux menaces de dénonciation à la moindre réplique de l’homme. On superpose la dépossession extérieure à l’intérieure, simplement.
Il serait peut-être temps de penser différemment.
Comment est-il possible, en 2009, à la suite de toutes les études démontrant le partage égal de la violence entre les sexes au sein du couple, de lancer des campagnes publicitaires continuant blâmer les hommes et de victimiser les femmes? Parallèlement, comment peut-on accepter de financer un Conseil du statut de la femme à même les deniers publics alors que les hommes ont tout autant besoin d’aide que les femmes?
À la veille de l’anniversaire de la tuerie de Polytechnique, il serait peut-être temps de remettre les choses en perspectives. Marc Lépine était un désaxé, un malade, un fou, et on ne pourra pas continuer éternellement à se servir de sa folie pour justifier un autre type de folie, soit la mise au rancart de toutes les études démontrant que la violence conjugale n’est pas l’apanage des hommes, mais bien des deux sexes.
À quand des publicités montrant des femmes agresseures et des hommes victimes? Quand osera-t-on s’intéresser au sort d’hommes pris en étau entre leur dépendance pour une conjointe parfois violente et la honte et l’incompréhension qui les affligent s’ils décident de parler? En occultant la violence que peuvent subir les hommes, ne légitime-t-on pas le triste sort de la moitié des victimes de violence conjugale? Tant qu’on dépeindra l’homme comme un agresseur potentiel et la femme comme une victime assurée, comment pourra-t-on faire évoluer les mentalités?
À quand un Conseil de l’Égalité et des Centres d’hommes au Québec?
Tant de questions… Quand même les études et les faits ne sont plus tenus en compte par nos décideurs, il ne reste bien que les questions. Et l’espoir du changement, qui sait? Dans une société ne se gargarisant d’égalité des sexes que si celle-ci implique des gains pour les femmes, voilà une réalité bien hideuse qu’on continue à camoufler.
Pendant ce temps, quelque part, un homme souffre de violence conjugale. Et on se moque de lui. Et on le traite de faible. Voilà des blessures autrement plus profondes que de simples ecchymoses.