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Québec solidaire : à genoux !

Le thème de la campagne électorale de Québec solidaire est : « Debout ». Debout face aux entreprises qui ne paient pas leur juste part des impôts, debout pour une plus grande répartition de la richesse, debout pour une plus grande intervention de l’État dans l’économie. Or, comment peut-on affirmer être « debout » quand on fait campagne, dans plusieurs circonscriptions, en anglais ?

Dans St-Henri-Ste-Anne, où moins de 18% de la population a l’anglais comme langue maternelle, on fait la distribution de tracts unilingues anglais. Vous avez bien lu : le parti qui affirme être debout, et qui incite ses militants à mettre une photo d’eux sur les réseaux sociaux avec le mot « debout » en blanc sur orange, tombe dans le clientélisme dès qu’il est question de notre langue nationale. Ce parti soi-disant champion du mieux-vivre et de la cohésion sociale encourage le repli sur soi des anglophones en refusant de s’adresser à eux dans la langue nationale.

Québec solidaire ne pourra jamais aspirer à gouverner le Québec tant que le parti n’aura pas résolu cette contradiction majeure. On ne peut pas à la fois prôner l’intervention de l’État en matière économique et le laisser-aller en matière identitaire et linguistique. On ne peut pas lutter contre les dérives du libre-marché quand il est question de nos ressources naturelles et ne rien faire quand il est question de notre langue. On ne peut pas affirmer à la fois qu’il est légitime de mieux encadrer les mieux-nantis et illégitime de le faire pour ceux qui vivent ici mais qui refusent de s’intégrer à nous. Il y a là une incohérence qui mérite d’être soulignée.

Nous avons de nombreux défis auxquels faire face. Oui, il faut mieux redistribuer la richesse, mieux utiliser l’État pour gérer nos ressources, encourager une plus grande égalité économique entre nos citoyens. Mais nous avons également la responsabilité de poursuivre notre combat séculaire pour la survie du français et la valorisation de notre identité.

Québec solidaire, en refusant le libre-marché économique pour mieux embrasser le libre-marché identitaire, contribue dans les faits à sacraliser le droit de l’individu au détriment de celui de la collectivité et nuit ainsi à ses propres conceptions sociales visant à promouvoir une plus grande cohésion.

Être debout, c’est bien davantage que de se battre pour une économie plus solidaire. Être debout, c’est aussi lutter pour une cohésion sociale, identitaire et linguistique, pour une nation en lutte depuis un quart de millénaire et qui a le désir de continuer à exister, ici, en Amérique du Nord, en français.

Une oasis de mépris

Les faits divers représentent quelque chose de l’âme d’un peuple. Rarement peut-on mieux comprendre l’essence d’une collectivité qu’en observant sa réaction lors de faits divers n’ayant pas passé par le filtre juridique, médiatique ou politique. Ainsi en est-il de cette saga virtuelle Lassonde, assimilée à un combat David contre Goliath, où les Québécois ont massivement pris le parti du défavorisé et où la compagnie qu’ils ont choisi de protéger leur a répondu avec un crachat au visage.

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L’ironie est savoureuse. Les Québécois ont envahi par milliers la page Facebook Oasis de Lassonde pour se plaindre de l’attitude de la compagnie à l’égard d’une petite entreprise. Nous sommes ainsi : nous nous reconnaissons toujours dans le petit qui est écrasé par le gros. Lors d’une guerre, nous appuyons le défavorisé. Au hockey de même. Dans la cour d’école aussi. Nous aimons les perdants parce que, d’une certaine manière, nous y reconnaissons notre histoire d’un peuple conquis et abusé depuis longtemps.

L’ironie est celle-ci : non seulement l’entreprise à laquelle nombre de Québécois ont choisi de s’identifier possède une raison sociale en anglais, mais sa page Facebook était jusqu’alors entièrement en anglais et, comble de l’ironie sur une montagne d’ironie, l’entreprise a choisi de les remercier d’abord en anglais !

Imaginez l’affaire : une commerçante sauve des dizaines de milliers de dollars grâce au complexe d’infériorité des Québécois, qui s’identifient systématiquement aux défavorisés et qui inondent la page d’appuis, et elle les remercie en anglais d’abord, alors qu’il n’y avait pas un seul, et je dis bien UN SEUL, message de qui que ce soit incapable de parler la langue nationale sur sa page. Peut-on imaginer plus méprisant ?

Ce complexe d’infériorité nous sauve à de nombreuses reprises, car il nous permet de comprendre les injustices vécues par d’autres. Il nous permet de ressentir plus fortement l’empathie que d’autres peuples. Il nous a permis de nous mettre à la place des Irakiens, par exemple, en 2003. Nous comprenons ceux qui souffrent et nous ressentons une certaine sympathie parce que nous sommes un peuple conquis depuis un quart de millénaire.

Cependant, il faut tracer une ligne. Lassonde ne constitue pas une multinationale étrangère méprisante écrasant une pauvre petite compagnie de chez nous. On parle plutôt ici d’une entreprise québécoise faisant valoir ses droits légaux contre une compagnie n’ayant même pas la décence d’avoir une raison sociale francophone ou de communiquer avec la population dans la langue nationale. On est loin, très loin du méchant Goliath tentant d’écraser le bon David.

Se libérer collectivement, devenir un peuple mature et libéré de ses démons, cela implique d’être capable de ne plus systématiquement appuyer un camp ou un autre sans juger des valeurs en jeu. Ce n’est pas parce qu’un gros tente d’écraser un petit que le petit a forcément raison et le gros nécessairement tort. Ces réflexes qui sont les nôtres sont ceux d’un peuple qui a trop longtemps appris à plier le dos et à subir les volontés d’autrui. Quand on accepte de perpétuer cette manière de voir les choses, on accepte de perpétuer notre propre condition de colonisé.

Olivia’s Oasis n’est pas une compagnie québécoise. C’est la première chose à réaliser. Cette entreprise est peut-être enregistrée au Québec, ces propriétaires y vivent peut-être. Mais ce n’est pas une entreprise de chez nous. Elle ne représente pas nos valeurs. Son mépris de la langue nationale ne représente rien de nous. Elle est aussi étrangère au Québec que ne le serait un « Monsieur Patate » fonctionnant en français à Moscou.

Nous aimons défendre David contre Goliath. Ce que nous devons enfin réaliser, c’est que dès qu’il est question de langue, nous sommes systématiquement David. Dès qu’il est question de respecter notre langue nationale, même une binerie comme Olivia’s Oasis représente le prolongement d’une anglomanie irrespectueuse et méprisante, où on vit sur le territoire québécois sans jamais respecter les valeurs des Québécois. Cette entreprise sera toujours pour nous une entreprise étrangère.

Ce soir, une propriétaire se couchera avec le sourire grâce aux Québécois.

Et demain, elle continuera de leur cracher au visage en communiquant avec eux dans une autre langue que la langue nationale.

C’est aussi ça, le mépris et le racisme anti-québécois.

Tant que des entreprises comme Olivia’s Oasis pourront continuer à mépriser la langue nationale des Québécois, notre langue continuera de reculer.

Le chemin de croix

Défendre le français au Québec – et donc la pluralité linguistique dans le monde – ressemble de plus en plus à un chemin de croix. À chaque jour ou presque, on lacère encore davantage notre langue. Il y a quelques semaines, c’était Stéphane Gendron qui se moquait de notre aménagement linguistique. La semaine dernière, on découvrait que les jeunes anglophones méprisent notre langue. Il y a quelques jours, on apprenait que Québec finance les cours d’anglais des immigrants. Aujourd’hui, on découvre que les séances d’accueil aux immigrants se feront désormais en anglais. Encore aujourd’hui, on apprend que l’anglais est largement sur-représenté dans les emplois du secteur public. Il ne manque que la crucifixion et on peut fermer les livres.



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Chacune de ces attaques contre la langue nationale des Québécois est assez grave en soi, mais c’est le nombre et l’intensité de celles-ci qui a de quoi surprendre. On dirait qu’il n’y a plus rien pour nous sortir de notre torpeur. Un peu comme si, intérieurement, nous avions déjà capitulé. Un peu comme si nous avions décidé, après des années d’auto-dénigrement, de dévalorisation, de haine de nous-mêmes, que nous n’avions plus le droit d’aspirer à assurer notre futur collectif. Nous avons cessé de rêver.

Cette incapacité à concevoir un futur dont nous serions les maîtres nous a transformés en champions de la servitude. Face à une idée originale ou insolite, nous n’avons plus la moindre curiosité ; nous sommes sceptiques. Nous ne souhaitons plus « briller parmi les meilleurs », mais nous conformer à ce qui se fait ailleurs. Nous ne souhaitons plus avoir une éducation accessible parce que cela rejoint nos valeurs ; nous voulons nous adapter à la moyenne canadienne. Nous ne voulons plus nous donner les moyens d’exister ; nous voulons nous « adapter » à la réalité nord-américaine. Nous ne désirons plus avoir une société plus juste ; nous souhaitons suivre les recettes économiques états-uniennes ayant échouées. Nous n’aspirons plus à la vie ; nous désirons passer inaperçu. Nous sommes des prostitués longeant les murs.

Notre problème n’est pas seulement linguistique, mais onirique. Nous ne rêvons plus, ou bien nous rêvons de manière sectorisée. Nous pouvons imaginer quelques petites originalité éparses, que ce soit une éducation accessible, une langue française qui nous regroupe tous, une politique économique différente, mais peu de gens sont en mesure de rêver à grande échelle. Chacun vit enfermé dans son propre petit monde. Chacun fait ses propres petits combats. Pas question pour les étudiants de se battre pour la langue nationale. Pas question pour les francophiles de lutter contre l’enfoncement à droite de la société québécoise. Chacun vit pour soi.

Ces attaques contre la langue française sont donc d’autant plus faciles qu’aucun mouvement de masse ne peut s’y opposer. Nous regardons, l’air béat, notre langue et nos valeurs reculer et nous saluons de la main, capitaines sur le bateau de nos rêves, le naufrage de nos idéaux.

Nous contemplons notre chute en silence.

Prioriser

Au cœur de toutes les vicissitudes de notre quotidien, nous devrions pourtant reconnaître une nécessité : protéger l’avenir. Mettre les graines qui pourront un jour germer à l’abri et préparer la relève. Reconnaître que si de nombreux débats ont leur importance au Québec, un seul est incontournable : celui de notre langue. Car si notre langue disparaît, nous disparaissons. Le cœur, l’âme de notre identité, surtout depuis la Révolution tranquille et la chute de notre foi, c’est notre langue. Si nous la perdons, nous avons tout perdu.

Il nous faut donc prioriser, choisir nos luttes. On peut appuyer les étudiants, on peut lutter pour une société plus juste, on peut se battre pour l’environnement, on peut œuvrer à une foule d’enjeux locaux, nationaux ou mondiaux, mais la jonction de toutes ces causes doit être la langue française ; une éducation plus accessible ne nous servirait à rien si nous n’étions plus là ; une planète plus propre ne nous serait d’aucune utilité si nous n’existions plus. La langue doit être le combustible qui enflamme toutes les autres causes.

À la face de l’ethnocide du français en Amérique du Nord, et parce que nous constatons que l’anglomanie et le sur-financement des institutions des anglophones au Québec atteignent des sommets, il nous faut mettre le français au centre de toutes nos luttes et refuser le moindre compromis sur cette question.

Le peuples accommodants ne représentent qu’une astérisque dans un livre d’histoire.

Multiplions les luttes et les solidarités, mais exigeons le français, et uniquement le français, en toutes circonstances et pour toute occasion.

Accepter le contraire, c’est légitimer le dénigrement de ce que nous sommes et c’est porter nous-mêmes la croix sur laquelle on nous crucifie jour après jour dans tous les médias.

Le français: indispensable

L’entraîneur du Canadien de Montréal, Jacques Martin, est congédié et remplacé par son adjoint, Randy Cunneyworth, un unilingue anglophone. Déjà, on tente de défendre ce choix en affirmant que l’important est de gagner et que le fait qu’il soit incapable de parler la langue nationale ne serait pas important s’il gagne. En clair, on dit ceci: si tu fais bien ton travail – et le fait de gagner pour un entraîneur constitue la preuve de ce bon travail – tu n’as pas besoin de parler la langue des sauvages. Voyons jusqu’où peut mener cette logique trompeuse.

Le chauffeur d’autobus de la STM. Son travail est de conduire un autobus. S’il le conduit bien, pourquoi parlerait-il français?

La caissière chez Wal-Mart. Son travail est de scanner les étiquettes de prix et de recevoir l’argent des clients. Si elle le fait bien, pourquoi parlerait-elle français?

Le politicien. Son travail est de voter les lois. S’il le fait bien, pourquoi parlerait-il français?

Le policier. Son travail est de faire appliquer la loi. S’il le fait bien, pourquoi parlerait-il français?

Le comptable. Son travail est de compter des chiffres et de compiler des données financières. S’il est bon pour faire cela, pourquoi parlerait-il français?

La banque. Sa raison d’être est d’accueillir les dépôts des clients. Si elle s’acquitte très bien de cette tâche, pourquoi aurait-elle besoin de communiquer en français?

Et ainsi de suite.

Si on juge de la compétence de quelqu’un par les résultats très sectorisés de son travail, personne n’a besoin de parler français. Si la compétence se limite à faire son travail en vase clos, loin de la vraie vie, le français peut bien disparaître dans l’indifférence générale.

Or, la compétence peut être autre chose. Peut-être que la banque a également comme mission de bien communiquer avec ses clients. Idem pour le comptable. Peut-être que le policier doit être en mesure de comprendre ce que dit la population s’adressant dans la langue nationale. Peut-être que le politicien doit pouvoir écouter ses citoyens. Peut-être que la caissière chez Wal-Mart doit pouvoir dire quelques formules de politesse et répondre à des questions simples dans la langue nationale. Idem pour le chauffeur d’autobus.

Et peut-être que l’entraîneur du Canadien de Montréal ne doit pas seulement gagner, mais il doit pouvoir expliquer ses choix aux dizaines de milliers de Québécois qui achètent des billets et qui paient son salaire.

Non, gagner n’est pas suffisant.

Au Québec, comme aux États-Unis, en France, en Australie, en Russie et partout sur la planète, il faut pouvoir parler la langue nationale.

Ce respect minimal est compris partout sur la planète.

Mais pas ici.

Faut dire: on est tellement fin et accommodant ici.

« Excuse-moi de respirer. Je vais retenir mon souffle. »

 

La nation schizophrène

La schizophrénie est une maladie mentale caractérisée par une dissociation de la personnalité, affectant le rapport du malade avec la réalité. Elle se manifeste principalement par des hallucinations auditives, des délires paranoïaques, un discours déconstruit et des schémas de pensée désorganisés. Source: Wikipedia.

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Y a-t-il un meilleur mot pour décrire le peuple québécois en ce début de vingt-unième siècle? Qu’est-ce qu’une nation schizophrène?

La nation schizophrène impose l’anglais intensif à tous ses enfants au primaire (sans imposer le français intensif aux anglophones, doit-on le rappeler), mais elle veut ensuite les obliger à ne parler que le français partout dans l’école.

La nation schizophrène dépense des milliers de dollars pour faire appliquer une loi statuant sur la grosseur des caractères sur les affiches commerciales, mais elle traite avec tous les commerçants en anglais si ceux-ci le désirent.

La nation schizophrène s’offusque que des dirigeants de la Caisse de dépôt et placement soient anglophones, mais elle s’attend à ce que tous ses enfants parlent l’anglais.

La nation schizophrène s’indigne de voir l’état de décrépitude du réseau universitaire francophone, mais elle accepte qu’on sur-finance les universités de langue anglaise à près de 29% pour une minorité historique de moins de 6% de la population.

La nation schizophrène refuse d’appuyer les politiques guerrières du gouvernement canadien, mais elle acclame des militaires ayant été tuer des innocents de l’autre bout du monde.

La nation schizophrène appuie les Indignés du Square Victoria, mais elle ne lève pas le petit doigt quand on va les expulser.

La nation schizophrène veut défendre ses intérêts à Ottawa, mais elle vote pour un parti ultra-fédéraliste et anglomane.

La nation schizophrène veut défendre ses intérêts à Québec, mais elle appuie un individu n’ayant ni programme, ni idées et dont la contribution se résume à « on verra ».

La nation schizophrène hait le Plateau mais rêve d’y habiter.

La nation schizophrène déchire sa chemise quand on l’accueille dans une langue étrangère au restaurant, mais elle se dépêche de parler cette langue étrangère au premier touriste rencontré.

La nation schizophrène se considère québécoise, mais elle se refuse le droit d’occuper l’ensemble de son territoire parce que son territoire est le sien sauf le 25% aux Inuits, le 25% aux Autochtones et le 25% aux anglophones et aux immigrants.

La nation schizophrène trouve que les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent, mais elle lit le Journal de Montréal qui recommande davantage d’enrichissement pour les uns et d’appauvrissement pour les autres.

La nation schizophrène trouve qu’il n’y a pas assez de musique en français à la radio, mais elle honore un groupe canadien comme Arcade Fire, qui habite ici depuis dix ans sans jamais avoir appris sa langue.

La nation schizophrène trouve normal que le méga-hôpital anglophone reçoive 43% du financement alors qu’il est conçu pour une minorité historique de moins de 6% de la population.

La nation schizophrène aimerait intégrer les immigrants, mais elle s’adresse à eux systématiquement en anglais.

La nation schizophrène se considère libre, mais elle refuse de se donner la vraie liberté politique.

La nation schizophrène pourfend ceux qui la défende et encense ceux qui la méprise.

La nation schizophrène vit sur du temps emprunté.

La nation schizophrène va disparaître non pas parce qu’on l’a décimée, mais parce qu’au-delà des discours et des belles idées, personne n’a le courage d’agir pour éviter sa disparition. N’était-ce pas Olivar Asselin qui disait qu’il faudrait écrire, sur notre tombe: « Ci-gît un peuple mort de bêtise »?

Empêcher les enfants de parler la langue de leur choix dans la cour d’école?

C’est EXACTEMENT ce que fait une nation schizophrène, trop déconnectée d’elle-même pour obliger le gouvernement à traiter avec les entreprises en français seulement, abolir le réseau scolaire de langue anglaise pour le remplacer par un seul réseau dans la langue nationale, abolir le réseau hospitalier de langue anglaise, obliger la connaissance du français pour obtenir la citoyenneté, rendre les cours de langue étrangère facultatifs, occuper l’ensemble du territoire pleinement et entièrement, mettre fin au quasi-monopole de Quebecor sur l’information, créer sa propre monnaie, déclarer son indépendance à la fois du Canada et des banques, nationaliser ses richesses naturelles, cesser de financer tout média n’étant pas dans la langue nationale.

Ben non.

Nous, on préfère mourir dans la dictature du cosmétique et se peinturer un sourire sur le visage pendant qu’on nous enfonce un pieux dans le dos.

Nous aurions vraiment besoin d’un parti nationaliste au Québec.

Ça, ou d’en finir pour de bon, collectivement.

C’est pas avec des flancs-mous comme Aussant et sa bande de multiculturalistes anglomanes à la Philippe Leclerc (ou sa blonde Élisabeth Émond, aussi colonisée que lui) qu’on va s’en sortir.

C’est tout le peuple qu’il faut rééduquer.

Ou le pousser vers la disparition au plus vite, qu’on passe à autre chose.

Au choix.