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La peur de l’homme blanc

Texte publié dans Le Harfang, juin-juillet 2019.

QUI A PEUR DE L’HOMME BLANC ?

Le retrait forcé, le 11 avril dernier, du mémoire qu’avait soumis la Fédération des Québécois de souche (FQS) à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi 9 sur l’immigration a démontré, par l’absurde, l’étendue de la peur qu’inspire toute référence à l’ethnicité. Passons sur le fait que plusieurs des dénonciateurs de ce mémoire ne l’avaient pas lu ou que l’accusation d’être antiparlementaire ne tient pas la route. Le « crime » de la FQS a simplement été de suggérer que notre identité ethnique serait quelque chose méritant d’être protégé.

Le mémoire de la FQS s’est fait bannir parce qu’il considère l’identité ethnique, mais celui de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, qui traite presque les Québécois de racistes, et parle du « racisme, un fait tangible au Québec », a été retenu. En quoi serait-il antiparlementaire d’un côté de prôner l’identité ethnique de la majorité, mais tout à fait parlementaire d’insulter cette même majorité en parlant de racisme généralisé au Québec ? Comme l’aurait écrit Voltaire : « Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer. »

On nous donne encore le droit de parler d’immigration, mais cette discussion doit se faire dans le cadre de la bienséance multiculturaliste, en évitant absolument certains termes risquant de dégager une tendance de ce qui apparaît de plus en plus comme un remplacement de population à l’échelle de notre civilisation.

NOS RÉALISATIONS

La civilisation blanche occidentale, dont notre peuple fait partie, est engluée dans cette dynamique autodestructrice. À écouter les revendications d’une certaine gauche, le fait d’être blanc constituerait un « privilège », nos sociétés seraient basées sur le racisme systémique et beaucoup des symboles qui y sont associés devraient être détruits. Nos réalisations, en tant que civilisation, sont dénigrées, et nos croyances ridiculisées ; c’est une attaque frontale contre ce que nous sommes. On réécrit l’histoire pour nous éliminer, nous qui, pourtant, sommes à la base des plus grandes réalisations de l’histoire de l’humanité.

Regardons n’importe quelle carte du monde, et l’Occident se démarque par la supériorité de son mode de vie : meilleure espérance de vie, indice de développement humain, alphabétisation, PIB par habitant, etc. Nous nous démarquons également par notre technologie : regardons autour de nous et presque tout, de la réfrigération à Internet en passant par le téléphone cellulaire ou la pénicilline, a été inventé par des hommes blancs occidentaux. Partout dans le monde, c’est en Occident qu’on souhaite vivre. C’est ici qu’on veut être soigné. C’est ici qu’on cherche à s’instruire.

Cela ne veut évidemment pas dire que les personnes ne vivant pas en Occident sont inférieures ; cela signifie seulement que du point de vue de l’expérience humaine, aucune autre civilisation n’a été capable de produire de telles conditions de vie pour ses habitants. Nous sommes les meilleurs — excusez mon manque de rectitude politique — mais on nous demande de changer et on nous interdit de célébrer ou de chercher à protéger notre caractère unique. Nous avons, de par notre mode de vie, élevé l’humain à des niveaux jamais connus depuis la nuit des temps, mais il serait temps de remettre en question ce que nous sommes et de s’attaquer à ces valeurs ou ces symboles qui nous sont si chers.

NOTRE HÉRITAGE CHRÉTIEN

Disons-le tout de go, ce qui nous sépare avant tout des autres civilisations est notre héritage chrétien. Je lisais récemment, à ce sujet, un magnifique livre du philosophe Frédéric Lenoir : Le Christ philosophe. Sa thèse est la suivante : l’enseignement de Jésus, basé sur l’égale dignité de tous, la justice et le partage, la non-violence, l’émancipation de l’individu à l’égard du groupe, l’égalité homme-femme, la liberté de choix, la séparation du politique et du religieux, et la fraternité humaine, a jeté les bases de l’humanisme moderne, qui a dû se débarrasser de l’institution ecclésiastique pour réaliser, de manière laïque, les idéaux prônés par le Christ. Lenoir appelle cela le « christianisme invisible », c’est-à-dire que nous sommes encore des Chrétiens, mais seulement désillusionnés par l’institution de l’Église. Nos valeurs, elles, demeurent celles du Christ. Nous nous identifions encore à Jésus, comme lorsqu’il va parler à la Samaritaine et considère cette femme, d’une tribu rejetée par les Juifs, comme son égale.

Les valeurs fondamentales de cet héritage chrétien constituent la base de notre civilisation. Il est donc normal que lorsque tentent de s’implanter ici d’autres religions, aux valeurs différentes, se produise un choc. Cela ne serait pas un problème en soi si nous recevions une immigration normale. Cependant, l’Occident a fait le choix de remplacer sa faible natalité par une immigration de masse. À long terme, ce choix, qui n’était pas obligatoire, porte un nom : remplacement de population. Il ne fait aucun doute qu’une masse immigrante à forte natalité finira par remplacer une population de souche à faible natalité. Aucun doute. La clé : l’intégration.

Or, cette intégration ne peut être possible qu’en donnant le goût aux immigrants de s’intégrer, c’est-à-dire, pour parler franchement, de rejeter une grande partie de leur héritage pour adopter le nôtre. Et pour cela, il faut leur donner un modèle d’intégration, une société où les habitants sont fiers, une société qui s’assume, une société donnant le goût d’y participer.

LE GOÛT D’EXISTER

Quand une société a honte, quand elle se censure elle-même, quand elle détruit ses mythes fondateurs et se présente non pas comme la plus haute réalisation humaine qu’elle est, mais comme une espèce de cancer détruisant tout sur son chemin, donne-t-elle envie aux autres cultures de s’y intégrer ?

Mettons-nous un peu à la place d’un immigrant qui arrive au Québec. Que constate-t-il ? Il observe un peuple peureux, qui a peur d’affirmer sa langue, qui n’a pas eu le courage de faire sa propre indépendance, au sein d’une civilisation ayant rejeté ses héros, rejeté son architecture, rejeté sa religion, rejeté ses valeurs fondamentales, et gangrenée par des groupuscules gauchistes bien-pensants agissant comme censure collective de quiconque oserait n’exprimer qu’un début de fierté de soi. Alors, quoi, peut-on croire que cet immigrant aura envie de s’intégrer à cette société ?

Il faut le dire et le redire : nos ancêtres ne sont pas des monstres. Les hommes blancs occidentaux n’ont pas, de manière concertée et généralisée, commis de génocide contre les Amérindiens ; ce sont nos virus et nos germes, beaucoup plus virulents, qui les ont décimés. Les hommes blancs occidentaux n’ont pas non plus créé l’esclavage ; ils y ont mis fin. Les hommes blancs occidentaux ont peut-être été à la source des deux pires guerres que le monde a connu, mais nos sociétés sont infiniment moins violentes et mortelles que beaucoup d’autres — un mort sur un champ de bataille est plus spectaculaire que des millions de morts dans des bidonvilles où on crève de la malaria ou de la diphtérie.

Comme l’écrit Frédéric Lenoir :

« Le christianisme invisible de nos sociétés modernes a sans doute des défauts, il repose certes sur une forme séculière de transcendance qui fonde nos valeurs… mais on n’a pas encore trouvé mieux pour légitimer et tenter de mettre en œuvre une éthique universelle du respect de l’autre. […] À tout prendre, ne vaut-il pas mieux une éthique humaniste issue du message judéo-chrétien que la barbarie ? »

DEUX POIDS, DEUX MESURES

La sentence d’excommunication publique qui est tombée sur la FQS par rapport à son mémoire contribue à nous rappeler que nous vivons à l’ère du deux poids, deux mesures. Non seulement les réalisations occidentales et chrétiennes sont systématiquement dévalorisées et ceux qui osent en parler soumis à la vindicte médiatique, mais on donne ouvertement la parole ou on ferme les yeux quand des adeptes du marxisme, une idéologie responsable de près de cent millions de morts, prennent la parole.

RÉCLAMER LA LIBERTÉ

Le combat de la FQS n’est pas seulement celui du peuple québécois. Il ne s’agit même pas seulement du combat occidental contre l’immigration de masse. Il est question ici de l’essence même de la liberté, c’est-à-dire d’avoir le droit d’exister et d’avoir sa propre opinion sans se faire mettre à l’index, se faire diffamer ou exclure.

Quand on permet à des gens ayant une opinion différente de la nôtre de s’exprimer, on s’assure que ce droit sera le nôtre plus tard. On écoute d’abord en vue d’être écouté plus tard. On fait le choix citoyen de participer au processus démocratique, qui nécessite le combat des idées afin d’éviter le combat de la rue.

L’alternative, on la connaît. Quand les gens cessent de se parler, quand ils se félicitent de la censure et de l’exclusion des idées qui ne sont pas les siennes, quand ils se jugent dignes de décider de ce qui a le droit d’être exprimé ou non, la démocratie meurt et l’expression légitime des préoccupations censurées prend une expression autrement plus funeste.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Saint-Jérôme

Il est souvent difficile, lorsqu’on fait le choix de s’installer dans une ville, de savoir quels sont les meilleurs et les pires quartiers pour s’implanter et élever une famille. La maison ou le logement sont beaux, l’agent immobilier est souriant, la rue a l’air tranquille, mais qu’en est-il des voisins et du quartier lui-même ? S’agit-il d’un simple dortoir ? La population est-elle active ou sur le chômage ? Y a-t-il beaucoup d’immigrants et de minorités visibles ? Est-ce que les voisins parlent français ? Peut-on se déplacer facilement à pied ou à vélo ?

J’ai compilé des données sur ma ville, Saint-Jérôme, afin d’établir les meilleurs et les pires endroits où y élever une famille. Voici le résultat, sur la carte ci-bas, qu’il est possible de cliquer pour agrandir. Les secteurs en vert constituent les meilleurs endroits tandis que ceux en rouge sont les pires. Les données sont purement comparatives, c’est-à-dire qu’un secteur vert ne signifie pas qu’il s’agit d’un endroit nécessairement supérieur (ou rouge inférieur), mais simplement qu’il s’agit d’un endroit supérieur (ou inférieur) par rapport aux autres secteurs de la ville.

Pour compiler ces données, j’ai utilisé cinq thèmes et douze critères.

1. structure familiale

A. La proportion de la population âgée de 0 à 14 ans. Un des critères importants lorsqu’on décide d’un endroit où élever une famille est la possibilité pour les enfants de se faire des amis. Une plus haute concentration de jeunes enfants augmente également généralement les chances d’avoir une école pas trop loin et des infrastructures pour les enfants.

B. La proportion de couples mariés ou en union libre. Cet indicateur permet également de déterminer s’il s’agit d’un quartier familial. Une forte proportion de couples mariés ou en union libre indique, sinon des enfants, la possibilité d’avoir des enfants. Il s’agit également d’un gage de stabilité et de sécurité dans le quartier.

2. langue

A. La proportion de la population ayant le français comme langue maternelle. Un critère primordial lorsqu’on veut élever des enfants ; se feront-ils des amis qui les comprendront ? Y aura-t-il une vie de quartier où les gens peuvent se parler et se comprendre ? Arrivera-t-on à poser une question à son voisin en se faisant comprendre ou faudra-t-il trouver un interprète ?

B. La proportion de la population ayant le français comme langue d’usage. Un indicateur semblable au premier, mais déterminant la langue utilisée à la maison par les répondants. On peut imaginer un individu d’une langue maternelle autre que le français mais étant parfaitement en mesure de parler notre langue ; cela constitue un facteur positif.

3. Situation financière

A. La proportion de la population dont le revenu ne fait pas partie du décile inférieur. Cet indicateur permet de déterminer la situation d’extrême-pauvreté au sein d’un quartier.

B. La proportion de logements nécessitant des réparations majeur par rapport à la population totale. On préfère généralement élever des enfants dans un milieu de vie propre où les maisons ou logements ne tombent pas en ruine.

C. La proportion de la population n’étant pas en situation de chômage. Cet indicateur permet de déterminer la détresse financière et les opportunités d’un quartier. Un enfant dont les camarades de classe ont systématiquement des parents qui ne travaillent pas risque d’être moins motivé à faire les bons choix pour son avenir.

4. homogénéité sociale

A. La proportion de la population qui n’est pas immigrante. Une immigration trop nombreuse réduit l’homogénéité sociale et, outre les conséquences négatives déjà documentées à cet effet (plus de crime, par exemple), cela signifie des enfants ayant potentiellement des problématiques d’intégration. Qui a envie d’élever des enfants devant se sentir mal de fêter Pâques ou Noël pour ne pas faire de la peine à ses camarades de classe ? Ou des enfants dont les camarades de classe ont une mère voilée complètement soumise à un mari au discours islamisant ?

B. La proportion de la population constituant une minorité ethnique. Cet indicateur, bien que controversé, permet de mieux définir le statut des générations d’immigrants. En effet, Statistique Canada ne va pas au-delà de la deuxième génération lorsqu’elle considère l’immigration ; cet outil donne une idée de la « couleur » du quartier, de ses traditions, de ses origines, même après quelques générations. Un quartier plus homogène, où la population a relativement la même culture et les mêmes référents culturels, permet de développer un sens de communauté et de sécurité pour les enfants.

5. Enracinement local

A. Proportion des travailleurs faisant le trajet domicile-travail en moins de quinze minutes. Cet indicateur permet de déterminer si le quartier constitue un simple dortoir, ou si les gens qui y habitent y travaillent relativement près. Cela permet également de donner un aperçu de la proximité des services pour les enfants. Il s’agit également d’un facteur de qualité de vie, car des parents passant moins de temps dans leur trajet domicile-travail ont davantage de temps à consacrer à leurs enfants.

B. Proportion des travailleurs faisant le trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette. Cet indicateur permet de déterminer le niveau de proximité et de sécurité d’un quartier, c’est-à-dire la possibilité pour les enfants de marcher pour aller chez leurs amis, de pouvoir se déplacer facilement dans les commerces quand ils deviennent adolescents, etc.

C. Proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans. Cet indicateur constitue un facteur de stabilité et de sécurité. Des gens qui habitent un quartier depuis longtemps s’y attachent, le respectent, connaissent davantage leurs voisins, le polluent probablement moins et observent ce qui s’y passe.

Toutes les données proviennent du recensement de Statistique Canada (2016) et utilisent la plus petite unité géographique, soit l’aire de diffusion. La ville de Saint-Jérôme y est ainsi divisée en cent secteurs différents. Le détail des résultats, par secteur, est indiqué dans le tableau ci-bas. La colonne « classement » est basée sur la déviation, pour chacun des cinq principaux facteurs, par rapport à la moyenne du groupe.

les meilleurs quartiers

Les cinq meilleurs quartiers où élever une famille sont situés dans l’ancienne municipalité de Bellefeuille, qui a été fusionnée avec Saint-Jérôme en 2002. Malgré un éloignement du centre de Saint-Jérôme, la plupart des facteurs y sont très positifs. Même les endroits où il est peu possible de se déplacer facilement en transport en commun, à pied ou à vélo, les autres facteurs sont tellement forts qu’il s’agit d’un endroit de choix pour élever une famille.

… et les pires

À l’inverse, les cinq pires quartiers où élever une famille sont tous situés vers le centre-ville de Saint-Jérôme. Pour ceux qui connaissent bien la ville, cela ne devrait pas être une surprise, car le centre de la ville est très pauvre.

mentions spéciales

Plusieurs quartiers de la ville de St-Jérôme offrent un beau compromis entre la qualité de vie offerte à Bellefeuille, par exemple, et la proximité des commerces du centre de St-Jérôme. Je pense notamment aux secteurs 48, 91 et 93. Ces endroits offrent à la fois un milieu de vie familial, francophone, de classe moyenne, homogène et local.

Saint-Jérôme constitue une ville assez pauvre, et il est crucial, pour une famille désirant s’y implanter, de bien choisir son quartier. J’espère que ces statistiques pourront aider les familles (ou familles éventuelles) à faire le bon choix. Si on s’installe aux bons endroits et avec de bons voisins, Saint-Jérôme peut être une ville où il est très agréable de vivre et d’élever ses enfants.

L’invasion immigrante (même à Québec)

Dans le premier article de cette courte série, je faisais état de la spectaculaire augmentation de l’immigration dans la région de Montréal. La région de Québec n’est pourtant pas en reste, si on se fit aux mêmes données de Statistique Canada. Bien que le nombre total d’immigrants y est encore beaucoup plus bas — et donc plus gérable, si la volonté politique existait — la rapidité avec laquelle les immigrants s’installent dans notre capitale a de quoi inquiéter.

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En effet, la proportion d’immigrants par rapport à la population totale de la région a presque doublé, en à peine quinze ans, passant de près de 3% de la population totale à près de 6 % (voir le tableau ci-bas). Dans une ville comme Lévis, où il y a à peine quinze ans on ne rencontrait qu’un immigrant en moyenne à toutes les cent personnes croisées dans la rue, on approche de la marque du un immigrant à toutes les trente personnes. Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous ? Pas si sûr.

En effet, la situation ressemble de plus en plus à celle d’autres villes semblables de la région de Montréal, avec un simple décalage d’une demi-génération. Si la ville de Québec elle-même est passée de 4% à 7% de sa population qui est immigrante (un nombre qui ne tient pas compte des résidents non-permanents), qu’est-ce qui l’empêcherait de passer à 14% dans quinze ans ou davantage encore ? La progression n’est pas linéaire, mais exponentielle ; plus il y a d’immigrants qui s’installent, plus il devient intéressant pour d’autres immigrants d’y emménager, augmentant encore leur poids démographique. Pour le moment, ce n’est « que » 7%, mais en 2001, la ville de Longueuil n’en avait « que » 9% (18% maintenant), Vaudreuil-Dorion n’en avait « que » 5% (18% également maintenant). Quand la balance démographique se dérègle, la situation peut dégénérer rapidement.

La situation est encore plus inquiétante quand on parle des minorités visibles. Encore une fois, comme je l’avais précisé dans mon dernier article, j’utilise cette donnée sensible à défaut d’en avoir une meilleure, car Statistique Canada ne permet pas de différencier les citoyens de souche des immigrants de troisième génération. Le statut de minorité visible me semble imparfait, mais tout de même utile lorsque utilisé avec les données sur l’immigration, afin d’obtenir un portrait plus réaliste.

Dans tous les cas, la population s’identifiant comme étant une minorité visible a littéralement explosé dans la région, passant de moins de 2% à près de 5% de la population totale (voir ci-bas). Tout cela, rappelons-le, en à peine quinze ans !

RIEN N’EST JOUÉ À QUÉBEC

Rien n’est encore joué dans la région de Québec. La proportion d’immigrants et de minorités visibles se gère encore, mais qu’est-ce qui empêcherait la région de ressembler à Montréal si rien n’est fait ? Au rythme où vont les choses, il est plus que probable que dans quinze ans on obtienne des données à deux chiffres dans la ville de Québec. Et après, où se trouve la limite ? Quand les immigrants représenteront 10%, ou 20%, ou 40% de la population, croyez-vous qu’ils vont rester les bras croisés et accepter que notre culture majoritaire continue d’avoir la main haute ? Ne soyons pas naïfs…

Dans la région de Montréal, la ville de Laval a déjà constitué une ville typiquement québécoise (et donc francophone), alors qu’elle s’anglicise maintenant à vue d’œil et que les immigrants représentent désormais 28% de la population ! Qu’est-ce qui empêcherait Québec de vivre la même situation ? Le pourcentage de la population qui constitue une minorité visible a augmenté respectivement de 228% et 210% à Lévis et Québec. Trouvez-vous qu’il s’agit d’une tendance gérable ?

La solution, au final, demeure politique. Tant que nos politiciens se serreront les mains et se flatteront la bedaine parce qu’ils ont réduit l’immigration de 53 000 à 40 000 par année, la situation continuera d’empirer. Quand on est en bateau et qu’on voit la chute à l’avant, il ne suffit pas de ramer moins vite vers la catastrophe ; il faut changer de direction et vite !

L’invasion immigrante

Vous sentez-vous envahis ? Avez-vous l’impression que ce pays vous ressemble de moins en moins, que votre culture s’étiole, que vos valeurs deviennent marginales, que vos traditions sont ridiculisées, voire folklorisées ? Vous ouvrez votre téléviseur ou visionnez les médias sur Internet, et on vous dit que tout va bien, que tout est normal, mais vous doutez… Peut-être avez-vous raison. L’invasion immigrante qui déferle sur la région de Montréal est, depuis une quinzaine d’années, tout à fait spectaculaire.

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J’ai compilé des données, basées sur les recensements de Statistique Canada de 2001 et 2016, quant à la croissance de l’immigration dans la RMR de Montréal, un peu comme je l’avais déjà fait pour l’anglais à Laval et pour d’autres banlieues. Les résultats, en à peine une demi-génération, sont quasi-incroyables. L’afflux constant d’immigrants que nous imposent nos élus se répand dans la région comme une véritable maladie, partant du centre pour s’étendre progressivement vers les extrémités. À part quelques rares exceptions, le nombre d’immigrants est en croissance partout, et le poids relatif des immigrants au sein de nos villes et villages augmente très rapidement (voir ci-bas).

Prenons le cas d’une ville de comme Vaudreuil-Dorion, par exemple. En 2001, il n’y avait que 5% d’immigrants, soit moins d’une personne sur vingt. Quinze ans plus tard, soit à peine le temps pour un enfant de passer de la maternelle au cégep, les immigrants représentent maintenant plus de 18% de la population, soit près d’une personne sur cinq ! Proportionnellement à la population totale, la croissance des immigrants a été de 274% en quinze ans. Combien de temps, à ce rythme, avant que les Québécois de souche ne deviennent minoritaires, selon vous ?

La situation est à peu près semblable partout dans la région de Montréal. Alors que les immigrants ne formaient que 2% de la population à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, ils forment maintenant 7% de la population. Le pourcentage d’immigrants a également presque triplé à Repentigny, passant de 3% à 9% de la population. Même une ville traditionnellement québécoise comme Longueuil a vu le pourcentage d’immigrants y doubler, passant de 9% à 18%. Laval, quant à elle, a ajouté plus de 64 000 nouveaux immigrants, faisant passer leur pourcentage de 15% à un incroyable 28%.

Comment espérer intégrer un tel afflux d’immigrants ? Beaucoup de gens ne le réalisent pas, mais le portrait de la région est en train de changer drastiquement. Et la situation est encore pire que ne le démontre le tableau ci-haut.

En effet, les chiffres sur le nombre d’immigrants ne tiennent pas compte des naissances au sein de familles d’immigrants, souvent ghettoïsées et peu intégrées à la culture québécoise (ou occidentale). Je n’ai pas trouvé de manière aussi élégante que respectueuse de la rectitude politique de faire état de ce phénomène autrement qu’en faisant état de la croissance de la population constituant une minorité visible. Encore une fois, les chiffres sont hallucinants (voir ci-bas).

À Terrebonne, par exemple, il n’y avait en 2001 que 1% de la population issue des minorités visibles. Aujourd’hui, c’est 12%, soit une augmentation de 740%. Presque le même scénario à Repentigny, qui passe de 2% à 12%. Un citoyen marchant dans les rues n’y rencontrait, en 2001, en moyenne, qu’une minorité à toutes les cinquante personnes, alors qu’aujourd’hui c’est une à toutes les neuf personnes. C’est spectaculaire comme hausse.

Un cas particulièrement troublant, parce qu’important d’un point de vue numérique, est celui de Laval. Alors qu’il n’y avait que 9% de minorités visibles en 2001, il y en aujourd’hui près de 26%, soit une augmentation de plus de 77 000 personnes ! En seulement quinze ans, c’est l’équivalent de la ville de St-Jérôme au complet, mais remplie de minorités visibles, qui s’est installée à Laval. Et pour la RMR de Montréal au complet, on parle de plus de 444 000 minorités visibles supplémentaires (70% d’augmentation !) en quinze ans, soit presque l’équivalent… de la ville de Laval !

brampton, notre futur ?

À ce rythme, combien de temps avant que qu’une ville comme Laval (ou une autre, comme Brossard) ne ressemble à Brampton (Ontario) ? Cette municipalité, en banlieue de Toronto, n’est plus habitée que par 27% de citoyens de descendance européenne. Les représentants politiques, au fédéral et au provincial, s’y nomment : Raj Grewal, Kamal Khera, Ruby Sahota, Ramesh Sangha, Sonia Sidhu, Amarjot Sandhu, Prabmeet Sarkaria, Gurratan Singh, Sara Singh et Kevin Yarde. Y décelez-vous une tendance ? Ces gens sont peut-être d’excellents députés, mais quand viendra le moment de choisir entre leur appartenance ethnique et celle de la société qui les accueille, le choix ne sera pas peut-être pas si simple. Croyez-vous jamais qu’ils voteraient contre l’immigration de masse ou s’opposeraient au dogme du multiculturalisme ?

Le problème avec la démographie, c’est qu’elle renverse tout. On ne peut pas l’arrêter. Tout comme l’afflux important de francophones des régions rurales a transformé le Montréal de la seconde moitié du siècle dernier d’une métropole principalement anglophone à la principale ville d’un Québec français, l’immigration massive qui nous est imposée aura des conséquences majeures. Si les francophones ont commencé par simplement habiter Montréal, ils ont ensuite réclamé des droits et une représentation. C’est ce qui se produit à Brampton, en Ontario, avec les immigrants, et qui se produira de plus en plus au Québec si on n’arrive pas à endiguer ce flux ininterrompu.

Progressivement, la société occidentale, homogène, celle où on peut faire confiance à son voisin car il partage la même langue et les mêmes référents culturels, est remplacée par un melting-pot sans queue ni tête, sans direction, d’où peuvent naître le repli sur soi des immigrants et le fanatisme. L’islamisme, par exemple, ne progresse-t-il pas davantage dans un milieu dit multiculturel, où les immigrants sont légions, que dans une ville blanche, comme, disons, Saint-Georges-de-Beauce ou Saguenay ?

En ce sens, la réduction des seuils d’immigration à 40 000 immigrants par année constitue une excellente nouvelle, mais c’est encore insuffisant. Il faudrait probablement les réduire encore bien davantage pour espérer avoir un impact démographique suffisant pour renverser la tendance. Il y aurait aussi peut-être lieu de repenser une politique nataliste plus agressive et favorisant de plus grandes familles au Québec.

Il y a ici une civilisation et un peuple qui veulent exister, qui ont le droit d’exister et d’apporter leurs bienfaits à l’humanité. Cette diversité qu’on nous enfonce de force dans la bouche, pourquoi ne l’impose-t-on qu’à l’Occident ? Et si nous disparaissons, n’aura-t-on pas réduit la diversité humaine ? Nous sommes accueillants et nous continuerons de l’être. Mais peut-être serait-il temps de considérer sérieusement notre capacité d’accueil et reconnaître que nous avons atteint une limite nous imposant une pause.

Tous les gauchistes multiculturalistes sont les premiers à barrer la porte de leur logement le soir venu ; il serait peut-être temps pour le Québec de faire la même chose.

À la défense de la Fédération des Québécois de souche

Il y a quelque chose de complètement surréaliste dans le retrait du mémoire de la Fédération des Québécois de souche (FQS) du site web de l’Assemblée nationale. Des gens ne l’ayant pas lu (!), comme Gabriel Nadeau-Dubois, ont fait pression pour qu’on l’enlève et il a été enlevé sous prétexte qu’il était antiparlementaire.

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Or, en quoi un document proposant des solutions et des idées serait « antiparlementaire » ? Comme le souligne le FQS sur sa page Facebook — une page en danger de fermeture, à cause des attaques incessantes du réseau contre la liberté d’expression — « l’antiparlementarisme désigne l’opposition ou l’hostilité envers le parlementarisme, qu’il s’incarne sous forme républicaine ou monarchique, critiquant le plus souvent le coût de fonctionnement du Parlement, la corruption des parlementaires, leur absentéisme et le vote godillot ».

J’ai lu ce rapport. Je l’ai trouvé très bon. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qui y est écrit, mais je ne vois aucunement en quoi il s’agirait d’antiparlementarisme. On peut être en désaccord avec le passage sur la nécessité de protéger l’identité ethnique du Québec, mais en quoi de tels propos mériteraient qu’on expulse le mémoire lui-même ? Il s’agit d’une opinion de l’organisme, et cette opinion n’a pas davantage à être acceptée ou rejetée de la part de l’Assemblée nationale que n’importe quelle autre opinion.

Par exemple, un mémoire de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes traite presque les Québécois de racistes. Son point 2.2 parle du « racisme, un fait tangible au Québec » et affirme que celui-ci a été « documenté au Québec par différentes sources ces dernières années, notamment par la CDPDJ, différentes recherches universitaires, le SPVM, sans que le gouvernement ne prenne les mesures nécessaires à son éradication ». Pourquoi de tels propos sont-ils jugés parlementaires tandis que ceux de la FQS ne le sont pas ?

En quoi est-il interdit d’un côté de prôner une identité ethnique au Québec tandis qu’il est toléré de l’autre de s’opposer à toute forme d’identité ethnique au Québec ? Comme l’écrivait (ou pas) Voltaire : « Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer. »

deux poids, deux mesures

Ce deux poids, deux mesures, est tout à fait typique de la société dans laquelle nous vivons. Si un individu ou un groupe se réclame du communisme ou du socialisme, on lui donne une tribune, ou au pire on hausse les épaules. Mais s’il se réclame d’une vision identitaire, on cherche à l’isoler, à l’exclure du débat. Or, le communisme a tué plus de cent millions d’êtres humains. Pourquoi serait-il plus acceptable socialement de se réclamer d’une telle idéologie meurtrière que de valoriser une appartenance ethnique ou identitaire ?

Si des individus ou des groupes se réclament d’une appartenance ethnique, même de manière tout à fait démocratique, on leur enlève leur plate-forme sur Facebook, on les bannit. Or, au même moment, d’autres organisations de gauche aux méthodes ouvertement violentes sont tolérées sur le réseau et dans le discours public.

Il devient de plus en plus difficile de ne pas y voir un agenda concerté. Le message est clair : tu acceptes le multiculturalisme ou tu te tais. Tu acceptes que ton pays devienne celui d’un autre ou tu te tais. Tu as le droit de débattre, mais seulement à l’intérieur des paramètres préalablement prédigérés par l’intelligentsia gauchiste au pouvoir.

Staline serait fier.

réclamer la liberté

Le combat de la FQS n’est pas seulement celui du peuple québécois. Il ne s’agit même pas seulement du combat occidental contre l’immigration de masse. Il est question ici de l’essence même de la liberté, c’est-à-dire d’avoir le droit d’exister et d’avoir sa propre opinion sans se faire mettre à l’index, se faire diffamer ou exclure.

Quand on permet à des gens ayant une opinion différente de la nôtre de s’exprimer, on s’assure que ce droit sera le nôtre plus tard. On écoute d’abord en vue d’être écouté plus tard. On fait le choix citoyen de participer au processus démocratique, qui nécessite le combat des idées afin d’éviter le combat de la rue.

L’alternative, on la connaît. Quand les gens cessent de se parler, quand ils se félicitent de la censure et de l’exclusion des idées qui ne sont pas les siennes, quand ils se jugent dignes de décider de ce qui a le droit d’être exprimé ou non, la démocratie meurt et l’expression légitime des préoccupations censurées prend une expression autrement plus funeste.