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Le féminisme contre le mariage

Comment sait-on qu’une idéologie a atteint sa limite extrême ? Quand elle nuit même à la ceux (celles !) qu’elle devait porter au pouvoir. Ainsi en est-il du féminisme. Une nouvelle étude étatsunienne affirme que la baisse du taux de mariage est causée par un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant.

Contrairement à certaines croyances, le mariage est avant tout une transaction économique. Un homme, accompli, recherche une femme (souvent plus jeune et belle) pour fonder une famille et offrir le maximum de chances de survie à ses enfants ; une femme, tributaire de millions d’années d’évolution et poussée vers l’hypergamie, cherche systématiquement à se mettre en couple avec un homme d’un statut économique supérieur, afin d’assurer les meilleurs gènes possibles à son enfant.

Or, ce que cette étude démontre, c’est qu’il y a maintenant un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant. Le féminisme ayant gangrené le système d’éducation et permettant qu’aujourd’hui la très grande majorité des universitaires soient des femmes, empêche ainsi l’hypergamie inscrite dans les gènes féminins. En d’autres mots : les femmes réussissent mieux que les hommes et ne peuvent donc pas trouver d’hommes qui réussissent mieux qu’elles pour assouvir leur instinct les poussant à se servir de leur sexe pour gravir les échelons sociaux.

Le résultat ? Des femmes éduquées et malheureuses, seules, trouvant tous les hommes autour d’elles insuffisants. Et des hommes sous-éduqués, malheureux, seuls, trouvant toutes les femmes autour d’eux inaccessibles. La belle réussite féministe !

Oser la tradition

Traditionnellement, l’homme travaillait et gagnait un salaire parce qu’il était plus disposé, génétiquement, à le faire. Et sa femme restait à la maison à s’occuper des enfants pour les mêmes raisons. La folie féministe consistant à dire que les deux sexes seraient égaux (ce qui est rigoureusement et scientifiquement faux) et qu’une femme serait ainsi aussi bonne qu’un homme dans n’importe quel métier tandis qu’un homme serait aussi adroit à s’occuper des jeunes enfants, prive la société de nombreux talents.

En effet, de nombreux hommes sont prisonniers d’emplois sous-payés ou dégradants parce que d’autres emplois plus intéressants sont occupés par des femmes ; à l’inverse, de nombreuses femmes pourraient se réaliser bien davantage à la maison, avec des enfants, qu’à travailler toute la journée. Doit-on rappeler qu’il y a à peine un demi-siècle un seul salaire réussissait à faire vivre toute une famille ? À qui a profité la révolution féministe ? Certainement pas aux familles !

Si les gens ne se marient plus, s’ils n’ont plus assez confiance pour s’engager les uns envers les autres (et devant Dieu… ou devant son simulacre laïc), ce n’est pas une mince affaire.

Legault affirmait vouloir stimuler la natalité au Québec ; comment cela peut-il être possible sans s’attaquer aux dogmes féministes ? Si on veut stimuler la natalité, il faut donner de bons emplois aux hommes et permettre ainsi aux femmes de trouver satisfaction à leur hypergamie innée.

Si on veut stimuler la natalité, il faut s’attaquer au féminisme.

Mais Legault en aurait-il le courage ?

La folie des opposants à la Loi 21

Racisme, nettoyage ethnique, xénophobie, source de honte… Les qualificatifs ne manquent pas pour critiquer le projet de loi du gouvernement Legault en faveur de la laïcité des travailleurs représentant l’État. Un peu plus, et on demande à l’OTAN de bombarder le Québec pour mettre fin à l’hécatombe. On nage en plein surréalisme.

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Comme le souligne avec justesse Richard Martineau, il y a des codes de conduite et vestimentaires dans toutes les professions. Si un employé représente une banque, il ne peut pas arriver en manches courtes le corps couvert de tatouages, même si ces tatouages font partie de son identité.

Quand on demande aux représentants de l’État de laisser les symboles religieux ostentatoires à la maison, ce n’est ni de la discrimination, ni du racisme, ni du nettoyage ethnique ; on reconnaît simplement qu’il existe des règles et qu’on ne peut pas davantage placer les tatouages (ou des piercings dans le visage) entre l’employé de banque et le client qu’on peut placer le voile entre l’enseignante et l’étudiant. L’employé de banque doit être neutre parce qu’il représente une institution (la banque) qui se veut neutre ; idem pour l’État.

vivre dans le passé

La réaction aussi émotive et extrême des opposants à cette loi tient peut-être qu’ils ne réalisent pas le changement qui s’est opéré au sein de la société québécoise. Le Québec est un des endroits au monde qui reçoit, proportionnellement à sa population, le plus d’immigrants. Le feu couve depuis plus d’une décennie. On est passé de la polémique d’Hérouxville à la commission Bouchard-Taylor, à la charte des valeurs, puis maintenant la loi 21. À chaque fois, les partisans du multiculturalisme espéraient pouvoir enterrer le problème sous le tapis et qu’il disparaîtrait de lui-même.

L’historien Éric Bédard a raison de comparer cette loi à la Loi 101. Tout au long des années soixante et soixante-dix, on a vu des gouvernements chercher des moyens de régler la question linguistique ; il y a eu des commissions, des lois, diverses tentatives, toutes aussi infructueuses les unes que les autres, jusqu’à la La Charte de la langue française, votée dans l’année suivant l’élection du Parti Québécois en 1976. Le parallèle avec la CAQ, qui vient d’arriver au pouvoir, est assez intéressant ; dans les deux cas on parle d’un parti qui entend opérer une cassure avec le statu quo est qui a mis ses cartes sur la table, en toute honnêteté, tout au long du processus l’ayant porté au pouvoir.

Toutes ces personnes qui se déchirent la chemise sur la place publique finiront par accepter que le Québec a changé et trouveront normal qu’une personne laisse ses signes religieux à la maison lorsqu’elle va travailler pour le gouvernement. Personne ne force qui que ce soit à travailler dans quelque lieu que ce soit ; si pour une femme le voile d’Allah est plus important que son travail, elle est libre de se trouver un autre emploi. Idem pour l’employé de banque et ses tatouages ou ses piercings.

L’ethnocentrisme immigrant

À Rome, on fait comme les Romains. On ne force personne ni à habiter au Québec, ni à travailler pour l’État québécois. Si des gens ont fait le choix de venir vivre chez nous, ils doivent avoir comme objectif de s’intégrer à notre société, non de chercher à la transformer pour qu’elle devienne semblable au pays qu’ils ont quitté.

De la même manière, si une Québécoise allait vivre en Arabie Saoudite, réclamerait-elle le droit de se promener la tête découverte ou de boire de l’alcool dans les lieux publics (ce qui est interdit là-bas) ? Non. Elle accepterait le fait qu’elle est dans un pays étranger et qu’elle a la responsabilité de s’y adapter.

Les immigrants qui arrivent ici, par contre, sont tellement nombreux qu’ils vivent souvent reclus sur eux-mêmes, dans des ghettos, et ils n’ont que peu de contact avec l’essence de ce qui constitue notre culture. Ils sont surpris, ces jours-ci, de constater que les lois votées dans une ville et une province s’appelant Québec peuvent les affecter. Ils arrivaient ici sans rien savoir ni de nous, ni de nos valeurs, et souvent encore moins de notre langue. Ils arrivent au Canada, en Amérique, et c’est tout. Ils vivent souvent repliés sur leur petite réalité et ignorent celle du pays qui les accueille.

Quand la poussière sera retombée, le Québec aura gagné non seulement une plus grande cohésion sociale, mais également un plus grand respect de la part de ces immigrants. Les prochains qui arriveront n’auront de choix de prendre acte de la présence du peuple québécois qui, par ses institutions et ses lois, a déterminé la place que doit occuper la vie religieuse au sein de ses institutions et a trouvé la manière de leur permettre de s’épanouir sans que leur religion ne prenne préséance sur la laïcité de notre État.

En espérant qu’il ne s’agit que d’une première étape. Il faudrait encore réduire le nombre d’immigrants, car sans cela, la pression démographique finira par nous mettre en minorité et rendra de telles lois plus difficiles à adopter dans le futur.

Comme on dit : à chaque jour suffit sa peine.

Tenez bon, M. Legault !